Mélodie Smacs

Mélodie Smacs est une autrice passionnée des créatures fantastiques. Mêlant imaginaire et romance, elle nous propulse dans des univers, perdus entre rêve et passion. Amours Fauves est sa dernière sortie en date, un roman à ne pas manquer !

Vous êtes autrice de roman mêlant les genres de l’imaginaire à la romance, pourquoi ce choix ? Est-ce difficile de faire en sorte qu’un genre n’empiète pas sur l’autre ? Comment dosez-vous ?

Je suis une inconditionnelle de la romance, j’aime l’amour et je n’ai pas peur de le revendiquer. Toutefois, je suis aussi une grande rêveuse, ce que je retrouve davantage dans de l’imaginaire que du contemporain. J’ai découvert le mélange de ces genres grâce à la série Mercy Thompson, de Patricia Briggs, et ça a été une vraie révélation pour moi, même si j’écris parfois de la romance contemporaine (Hiver gagnant, chez BMR).
Je ne sais pas si c’est difficile, c’est en effet un dosage à trouver, qui peut varier d’une histoire à une autre, en fonction de mes envies ou de la trame principale. Dans Amours fauves, le début manquait un peu de romance à l’origine, mais en écrivant la suite, les personnages se sont davantage révélés à moi, alors j’en ai ajouté, pour, je pense, un meilleur équilibre. Même quand on croit que c’est fini, il reste du travail !

Quel est votre premier roman publié ? Parlez-nous en un peu. Qu’est-ce que ça vous a fait d’être publié pour la première fois ?

Mon premier roman publié est Plume, chez Livresque éditions. Il s’agit d’un roman un peu particulier, car il est composé de trois nouvelles, qui se suivent, avec la même héroïne. Plume est une sirène qui adore le monde terrestre, mais elle n’a pas le droit de s’en approcher – comme une certaine Ariel. Il s’agit une fois encore d’une romance imaginaire, avec une écriture plutôt poétique et une grande dose d’espoir.
J’ai eu des nouvelles publiées avant la sortie de Plume, mais je reconnais que c’est différent. Tenir un livre qui ne contient que l’une de nos histoires entre nos mains, c’est un sentiment incroyable. Une joie intense, et une grande fierté aussi.

Amours Fauves est sorti le 3 avril, d’abord, y aura-t-il une suite ?

Ah ah ! Il y a en effet quelques éléments dans Amours fauves qui pourraient laisser entendre une suite et nous en avons discuté avec mon éditrice. Malheureusement, il me faudrait effectuer de nombreuses recherches avant de passer à la phase d’écriture, et ce n’est pas dans mon planning immédiat, mais c’est une possibilité…

Dans ce roman, vous traitez de la noblesse en opposition à ce que vous appelez le « tout-venant », pourquoi ce choix d’ambiance ? Est-ce un message que vous avez voulu faire passer de manière déguisée ?

L’idée d’Amours fauves est en fait partie de son prologue, que j’avais écrit pour le forum d’écriture L’atelier des Scribtonautes, où je suis administratrice. L’ambiance du bal masqué, avec son côté scintillant, la musique de style princier, ainsi que le décor, m’ont donné envie d’écrire cette histoire dans un tel contexte. Ensuite, le personnage de Meg est arrivé, et j’ai tout de suite voulu marquer une différence de classe sociale entre elle et cet univers. Je suis sensible aux injustices, notamment de ce type, alors il y a peut-être bien un message derrière tout ça, en effet.

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Amours Fauves est un roman plutôt original, dont le mode opératoire du tueur pourrait sans nul doute nous mettre sur une fausse piste (et rendre le bouquin bien moins original), pourquoi ce choix ? Était-ce volontaire ? Parlez-nous un peu de ce « tueur du Bal ».

Amours fauves est en quelque sorte un pari. C’est une histoire que je considère en dehors des sentiers battus, avec un énorme risque pris sur les personnages et ce fameux « tueur du Bal ». J’apprécie énormément les histoires de métamorphes, moins celles de vampires, bien que j’en écrive aussi. Ici, il s’agit d’une enquête, et mener le lecteur sur de fausses pistes m’a beaucoup amusée. C’était donc tout à fait volontaire, même si en réalité, la nature du tueur est révélée dès le prologue.

Dans le roman vous distillez quelques informations sur le passé des protagonistes, vous sentiriez-vous prête à réaliser un prequel sur chacun des personnages ? Vous attendiez-vous à susciter l’intérêt en ne proposant que quelques éléments de réponses ?

À vrai dire, pour le moment, j’ai plus l’idée d’une suite, qui les ramènerait à leurs origines. Tout n’est en effet pas dit sur leur passé dans Amours fauves, et je suis ravie de voir que leur histoire à chacun suscite de l’intérêt ! Je pense toutefois que j’aurais des difficultés à écrire un prequel sur chacun d’eux, car il me manquerait la romance et j’ai maintenant du mal à les voir l’un sans l’autre.

Et si on parlait un peu de la genèse de ce roman ? D’où vous est venue l’idée et finalement, comment s’est construit ce roman, jusqu’à sa version finale ?

Comme je vous l’ai dit, tout a débuté avec le prologue, en réponse au thème « bal masqué ». Par la suite, les personnages se sont révélés à moi, ainsi que l’enquête de départ. J’avais écrit une simple nouvelle, qui s’arrêtait au moment de la révélation de l’identité du « tueur du Bal », qui était à l’origine cachée, malgré les chapitres de son point de vue. J’avais donc écrit ses chapitres sans jamais le nommer et avec beaucoup moins d’indications sur son passé. Je reconnais que cet exercice m’a plu, pour sa complexité et l’envie de maintenir le mystère pour le lecteur.
Mon éditrice a beaucoup aimé cette nouvelle, et m’a demandé de la grossir. J’ai senti que tout n’avait pas été dit, que ça manquait notamment de romance, alors je lui ai proposé une suite, qu’elle a vite acceptée et m’a aidée à approfondir encore.
C’est donc un roman un peu particulier, qui a été construit en plusieurs étapes. Je reconnais que je suis plutôt fière du résultat final !

Amours Fauves est votre dernière parution en date, mais revenons un peu en arrière avec Plume. Ce texte traite des sirènes, pourquoi ce choix de créature fantastique ?

De la même façon que pour Amours fauves, Plume est apparue suite à un thème proposé sur mon forum d’écriture, dont l’intitulé était « une plume sur l’océan ». J’avais envie de jouer sur les mots, et ma sirène au fort tempérament s’est assez vite imposée à moi, mais c’est Marine Gautier, mon amie et une auteure Alter Real, qui m’a proposé de l’appeler « Plume ». J’ai adoré l’idée !
Les sirènes font partie des créatures que j’affectionne beaucoup, en partie grâce à La petite sirène, mais aussi pour le mythe qu’elles incarnent. En plus, j’ai peur de l’océan, et je crois que le « rêve » de la sirène est une manière pour moi de chasser un peu cette phobie.

Métamorphes, sirènes, et même Kitsune dans votre prochain roman à paraître en 2021, L’éternel de Te Rangi, quelle est finalement votre créature fantastique préférée ? Celle sur laquelle vous aimeriez absolument écrire un bouquin ? Et, celle que vous n’appréciez pas du tout ?

J’ai aussi des démons et des anges dans ma série Helden, et j’avoue que je les aime énormément, mais je crois que ma créature préférée est un classique du genre : le dragon. J’ai quelques projets d’écriture autour de ces créatures, et une nouvelle parue dans l’anthologie De Terre et de Feu, chez RroyzZ, mais comme j’aimerais vraiment leur rendre honneur, je prends davantage mon temps.
Je ne peux pas dire que je ne les apprécie pas du tout, plutôt que j’aime moins la manière un peu trop idyllique à mon goût que certains auteurs font des vampires. Pour moi, ce sont des créatures malfaisantes à l’origine, et il ne faut pas l’oublier. Pourtant, j’ai été follement amoureuse d’Angel dans Buffy !

Avez-vous d’autres projets ? Parlez-nous de vos idées et histoires à venir.

Je croule sous les projets ! J’ai beaucoup d’idées, alors j’essaie de les ordonner un peu. En ce moment, j’écris avec le point de vue du personnage masculin principal d’Helden, mais j’ai aussi une idée de spin-off sur un personnage secondaire de cette série, que j’ai commencé, mais que je laisse de côté pendant un petit moment, car j’aimerais reprendre mon projet de Space Opera. Ça serait une première pour moi la Science-fiction, et ça me tente beaucoup, surtout que mon héroïne a du mordant ! Quelques idées de romances contemporaines, dont une qui se déroulerait au Japon, et me demande donc un travail de recherche conséquent.
Bref, j’ai de quoi écrire pendant encore plusieurs années, et j’espère bien que ça ne s’arrêtera jamais !

Et si on parlait un peu de vous et votre rapport à la culture ? Votre dernier livre lu ? Ou celui en cours de lecture ?

Mon dernier livre terminé est le premier tome de Le sixième monde, un post-apo navajo plutôt plaisant, et je suis en train de finir le tome 2 de Black Diamond, une romance fantastique avec des vampires, comme quoi !

Si j’adore les romans qui mêlent fantastique et romance, quel titre me recommanderiez-vous ?

Ceux de Patricia Briggs, les yeux fermés. La série Dragon Love, de Lil Evans, que j’ai découvert il y a peu, et que j’ai dévorée. Et si vous aimez le steam punk fantastique avec de la romance, la série Le protectorat de l’ombrelle, de Gail Carriger, une pure merveille avec beaucoup d’humour et tout un tas de créature.

Si je vous dis Harry Potter, Seigneurs des Anneaux, ou Star Wars, vous me répondez ?

Choix difficile… Star Wars avec une toute petite avance sur les autres !

Pour terminer, parlez-nous un peu de vos liens à la lecture et à l’écriture. Sont-ils différents ?

Je ne pense pas, car j’écris assez dans les genres que je lis. J’aime les deux, même si je regrette de ne pas y consacrer assez de temps.

In My Mailbox #67

In My Mailbox est un rendez-vous littéraire créé par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. Le blog Lire ou mourir reprend les blogs participants à ce rendez-vous. Le but est de présenter ses ouvrages reçus au cours de la semaine passée.


Trois réceptions pour ces derniers jours. Soleil Nostalgérien de Martine Mas, pour voyager un peu, malgré cette époque difficile. Les éditions l’Alchimiste m’ont également fait parvenir Code Gaïa, que j’ai d’ores et déjà commencé. Plutôt intriguée, je suis pour le moment. Et enfin, la dernière réception de la semaine est une nouvelle péripétie de l’autrice Angie Fox avec Un squelette dans le placard. Un roman que je suis impatiente de commencer !

L’interview Culture Geek avec Hélène et les bouquins

Hélène est autrice mais également chroniqueuse littéraire. Elle partage ses avis sur sa page facebook Hélène et les bouquins. En ce #MardiConseil, elle vous recommande Doom : « Beaux mecs, action, testostérone, baston, la base ! ». Avant de sauter sur ce film, laissez vous tenter par l’interview d’Hélène. Elle vous parle de ses films préférés, ses propres textes ou encore de Michael Constantino…


Autrice de romance et blogueuse, est-ce difficile de cohabiter avec ces deux activités ? Vous inspirez-vous de vos propres critiques sur les romans que vous lisez pour améliorer vos propres textes ?

Faire cohabiter les deux fonctions n’est pas un problème. Je fais le distingo entre les 2. Disons que je suis plus critique envers mes romans qu’envers ceux des autres. Losque j’ai la casquette de chroniqueuse, je garde à l’esprit qu’être auteur, c’est de l’investissement de temps, de sentiments. Donc je suis plus sympa que quand je relis une page de l’un de mes manuscrits et que je trouve que tout est à réécrire. Quant à m’en servir pour mes propres romans, cela dépend. Le peu de retours mitigés que j’ai pu recevoir sur mes romans n’étaient pas très argumentés donc difficile d’utiliser cela pour les futurs écrits.

Vous écrivez de la romance, en lisez-vous beaucoup aussi ? Quel est votre sous-genre romantique préféré ?

Je lis énormément de romance. J’ai une réelle attirance pour la Dark très noire, où l’amour s’épanouit au milieu de la douleur. J’ai été profondément marquée par la série ‘Boutons’ de Pénélope Sky. Le tome 1 m’a donné la nausée, c’était ma première lecture dans ce style et j’ai eu peur de ne jamais terminer le livre. Mais je suis également capable de lire de la romance toute douce, tant que ce n’est pas trop mielleux.

Autrice de M/M, que dites-vous aux frileux du genre ? Un auteur à nous recommander pour nous initier au genre ?

Le genre MM est vraiment réservé à un cercle très fermé, très demandeur mais qui est également très critique puisque principalement féminin. Lorsque j’ai reçu mon premier roman MM à chroniquer, je me suis dit : ma fille, tu sors de ta zone de confort, là ! J’avais une appréhension mais je ne savais pas vraiment laquelle. Et finalement, j’ai adoré ! Par contre, lorsque ma maison d’édition m’a dit qu’à la lecture de mon premier roman MM, les scènes érotiques semblaient très réelles, j’ai été heureuse. Dur de faire passer les sentiments d’un homme lorsque l’on est une femme. Concernant des auteurs de romans MM à recommander, si je peux me permettre, je vais recommander 2 personnes : Aria Grace (sa série ‘Plus que des amis’ est géniale) et Kentin Jarno, pour sa duologie ‘Insolent Rider’.

Quel genre, autre que la romance, vous appréciez ? Vous l’aimez aussi bien en lecture qu’en film/série ?

J’aime beaucoup les thriller, les policiers. Par contre, grâce à mon statut de chroniqueuse, j’ai pu faire de belles découvertes, comme ‘la tueuse au katana’, un roman fantastique que je n’aurais jamais pensé aimer puisque je suis trop terre à terre pour réussir à visualiser des mondes et/ou personnages fantastiques, même si j’ai moi-même écrit une novella fantasy.

En parlant de film/série, que préférez-vous ? Vous plongez dans une série en oubliant ce qui vous entoure, ou vous lancer dans un bon film avec du popcorn ?

Je vais avoir une préférence pour les films et si possible, les one-shot. J’adore les séries également mais je déteste la frustration. Attendre un an pour avoir la suite d’une série qui me transporte, très peu pour moi !

Quel est le dernier film romantique que vous avez vu ? En avez-vous d’autres à nous recommander ? Un acteur favori d’ailleurs ?

Mon dernier film romantique ? Aie aie aie… J’ai bien peur de ne pas m’en souvenir… Certainement un film de noel… Le meilleur film d’amour que j’ai pu voir, c’est ‘un mariage trop parfait’. Jennifer Lopez est tellement craquante, mais je n’ai pas d’acteur(s) favori(s). Quoique… Robert Downey Jr est vraiment incroyable, que ce soit en Iron Man ou en Sherlock Holmes.

En pleine découverte des films des années 80/90, y a-t-il un film de ces années là qui vous aurait particulièrement marqué ? 

Mon dieu, mais tous !! Les Rocky, les Aliens, les Prédators, les Robocop, les Retour vers le futur, les Blade Runner, les Terminator ! Tous ces films donnaisent matière à réfléchir sur notre avenir… Maintenant que nous y sommes, nous nous mettons des oeillères ou nous tournons la tête. Ils étaients annonciateurs des désastres qui nous tombent maintenant dessus.

Pour terminer, parlons musique, qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ? Quel est votre chanteur/groupe préféré ?

En matière de musique, j’ai des goûts très très éclectiques. J’écoute de tout, tout le temps. Je peux écouter Matt Pokora, puis enchaîner avec Columbine, Lindsay Sterling, Conor Meynard (qui fait des covers justes exceptionnelles). En ce moment, j’écoute Michael Constantino, qui fait des mashups incroyables. Celui de Justin Bieber est mon préféré 😉

Eva de Kerlan – Autrice

Eva de Kerlan est une autrice prolifique et éclectique, qui écrit aussi bien de la romance que du fantastique. Avec sa plume fluide et élégante, elle nous transporte dans ses histoires originales et addictives. Une autrice à suivre…

Vous êtes une écrivaine productive, flirtant entre les genres, entre science-fiction et romance, comment réussissez-vous à jongler ainsi entre les genres littéraires ? Avez-vous un genre favori ?

Personnellement je n’ai pas la sensation d’avoir de difficulté à passer d’un genre à l’autre. Je connais les limites que je m’impose pour chaque type de textes, et j’apporte un style spécifique à chaque fois. Pour moi c’est un peu comme ouvrir un dossier différent et m’y plonger 😉
J’adore tout particulièrement écrire la SF et la fantasy, car mon imaginaire y a moins de limitations qu’en romance. Mais écrire en romance m’apporte d’autres points que j’apprécie et qui sont à l’inverse moins présents en SF. L’un dans l’autre ça s’équilibre 😉

Vous écrivez beaucoup de romances, quel est votre sous-genre favori ? En lisez-vous ? D’où puisez-vous votre inspiration ?

Mmmm je ne saurais pas trop te dire quel sous-genre je préfère. Je n’ai pas vraiment de favori dans ce domaine-là. J’en lis, oui, mais pas beaucoup par rapport aux romans d’aventure, d’histoire ou de fantastique que je dévore.
Quant à mon inspiration, je la trouve un peu partout. Une musique, une situation, un article de presse (ma dernière romance), des dessin (ma trilogie SF Ephémères), quelques mots… tout et rien peut me donner l’idée d’un prochain texte.

Quel roman vous a le plus marquée, vous inspirant peut-être dans votre carrière d’écrivaine ? D’ailleurs, pourquoi être devenue autrice de romans ?

Un roman d’un autre auteur ? difficile à dire, il y en a plusieurs. Peut-être « Mermère » de Hugo Verlomme, un récit que j’ai lu très tôt dans ma vie et qui m’a beaucoup fait voyagé. Mais il y en aurait d’autres que je pourrais citer : la saga des enfants de la terre de JM Auel par exemple, je l’ai lu aussi très tôt et j’avais été impressionnée par 1/ le volume des romans, car ce sont de beaux pavés à chaque fois, et 2/ la complexité et la profondeur de l’intrigue.
Pourquoi être devenue écrivain ? je sais pas. J’ai toujours aimé écrire, ça me vient naturellement, c’est comme respirer. Ça m’est indispensable. J’écrivais pour moi-même, sans réel objectif de publication, depuis des années, quand on m’a proposé d’écrire ma première romance. Je me suis lancée, c’était une opportunité, un challenge à relever et aussi un rêve à concrétiser. Vivre de sa passion, c’est magnifique.

Vous écrivez que des romans, pourquoi pas de récits plus courts ? Comme des nouvelles, des novellas ? Est-ce un format qui vous intrigue ? Vous plaît ? Vous révulse ?

Je suis pas très douée pour les récits courts !!! je m’y suis essayée, j’ai même un recueil de nouvelles plutôt sulfureuses que je réédite en auto-édition fin 2019. Mais pour moi, des textes courts ne me donnent pas assez d’espace pour poser mes descriptions ou approfondir mes personnages. J’ai besoin de plus de pages que cela 😉 Cela dit j’aimerais vraiment savoir composer des récits plus courts et évocateurs. J’envie ceux qui y parviennent facilement. Peut-être qu’un jour, à force de persévérance…

Vous avez écrit l’adaptation romanesque d’un jeu, Is it love, Matt, comment cette collaboration s’est-elle déroulée ? Etait-ce une écriture facile ? Ou plus complexe que les idées qui viennent directement de vous ? Racontez-nous un peu la genèse de ce récit.

Deux adaptations même ! Il y a Ryan aussi 😉
La collaboration s’est plutôt bien déroulée, je n’ai pas eu à m’en plaindre. Après c’était un gros défi à relever, et dans des délais très serrés. Ça n’est pas forcément l’écriture la plus facile qui soit à réaliser, car il y a énormément de paramètres à prendre en compte et contrairement à une histoire que l’on conçoit en totalité, là je n’avais pas la mainmise ou la maitrise de tous ces paramètres, c’était une contrainte supplémentaire. Mais j’ai vraiment adoré m’y plonger et donner cette profondeur aux héros que l’on n’a pas dans les jeux, puisqu’ils n’ont pas la parole.
J’ai donc dû potasser très sérieusement le scenario et m’immerger de l’univers du jeu vidéo, afin de pouvoir le retranscrire dans le livre. Le plus dur a sans doute été de se défaire du scenario existant pour concevoir un récit indépendant mais ressemblant.
J’ai beaucoup adoré écrier ces adaptations, je crois que je recommencerai avec plaisir si on m’en donne la possibilité.

« J’ai toujours aimé écrire, ça me vient naturellement, c’est comme respirer. Ça m’est indispensable. J’écrivais pour moi-même, sans réel objectif de publication, depuis des années, quand on m’a proposé d’écrire ma première romance. » – Eva de Kerlan

Vous aimeriez écrire le roman d’un film par exemple ? Vous avez peut-être une idée en tête, si vous pouviez écrire le roman d’un film, vous choisiriez lequel ?

Un film ? Wow ça serait quelque chose, ça ! Mon cœur irait direct sur Avatar, ou Titanic, tant ce sont des films qui m’ont marquée. Mais je crois que je rêve un peu beaucoup, là….

Parlons d’une romance plus noire, Love me Lou est votre premier roman s’inscrivant dans le genre de la dark romance, pourquoi vous être lancée dans ce genre ? Qu’avez-vous ressenti lors du processus de l’écriture ? En quoi est-ce différent de l’écriture d’une romance contemporaine classique ?

Lou… Lou, il est à part dans tout ce que j’ai écrit, en effet. Je ne sais pas trop en fait pourquoi j’en ai fait un texte aussi sombre. A la base, Lou parlait d’une jeune femme douce qui allait devoir surmonter bien des dangers pour aider l’homme qu’elle aime, poursuivi par des malfrats. Le texte a évolué au fur et à mesure que j’y ai songé et pensé, pour devenir quelque chose de totalement différent de ce que j’écris d’ordinaire. L’envie d’un nouveau défi peut-être… de faire de l’inédit.
Je suis passée par toutes les phases d’émotion existants dans ce texte, je les ai vécu et ça a été d’autant plus difficile et éprouvant que certains éléments sont basés sur mon propre vécu. Bref en un mot écrier ce récit a été atroce et j’en ai souffert à tous les niveaux.
Me concernant, le processus n’était pas différent de ce que j’écris d’ordinaire, que ce soit de la contemporaine ou de la SF. C’est juste que comme je m’imprègne de mon histoire, la dureté du texte a eu un impact sur moi.

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Love me Lou traite d’une romance, mais surtout d’une relation toxique entre deux ‘amis’. Le roman a, à mon sens, davantage des aires de thriller que de romance, cela était-il voulu ? Mettre la romance au second plan était-il prévu ? Ou une conséquence ?

Plutôt une conséquence en fait. Je n’avais pas prévu que le roman prendrait ce type de tournure, et comme ça arrive souvent lors de l’écriture d’un texte, l’histoire et les héros ont pris le pas sur l’idée initiale.

Vous êtes également l’autrice d’une trilogie de science-fiction, Ephémères, dont j’avais pu découvrir le premier tome qui, je me souviens, m’avait paru un peu lent. Parlez-nous un peu de cette trilogie. La suite de cette saga est-elle aussi contemplative ? Est-ce genre de SF que vous appréciez ? Un peu lente, langoureuse presque, contemplative ?

Ephémères, il faut le voir comme un seul et même texte en réalité. Le tome 1 ne concerne que la mise en place de la situation, des lieux et des personnages. L’univers de Ephémères est très riche et profond, je pourrais écrire un énorme roman sur les origines de ce monde, de la civilisation perdue dont je parle dans la trilogie. J’ai pris des années à concevoir cet univers, cette culture et l’incorporer et le présenter pour le lecteur a demandé du coup pas mal de temps. Ensuite je voulais un texte doux, qui relaxe et qui ne soit pas brutal, dur ou trop classique. Bref. Le tome 2, et surtout le tome 3, brisent cet aspect contemplatif. On entre dans l’action, l’intrigue se développe et s’intensifie. Le tome 3 plonge vraiment plus dans le nœud du récit et les situations s’enchainent jusqu’à leur issue….

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Dans Another me, vous abordez la question de la ressemblance physique mais également de la dissemblance au niveau du caractère, pensez-vous vous dès lors que le physique soit très important en amour ? Peut-on tomber amoureux d’une personne qui ressemble à son ex par exemple, juste parce qu’il ressemble à son ex ? Est-ce ce questionnement que vous vouliez mettre en avant avec Another me ?

Le sujet est complexe, c’est certain. Me concernant, j’ai toujours essayé de voir au-delà de l’aspect purement physique des gens. Après de plus en plus, je constate autour de moi que le physique est la première chose qui attire et retient l’attention. Après, vient l’intérêt pour la personne en soi. Donc à mon sens (mais ça n’engage que moi), le physique joue le rôle d’une sorte d’amorce je pense, et la découverte de l’autre, de sa mentalité, de son soi intérieur, fait que la relation peut perdurer ou pas. Personnellement, j’ai rencontré des personnes au physique très beau selon les critères de notre société, mais dont l’âme on va dire n’était pas belle à voir. Et inversement aussi. Je pense que quelque part, dans ce roman, c’est plus l’idée de : ne pas se fier aux apparences, qui est développée. Car fort justement, on a beau avoir deux personnes identiques et donc d’apparence ressemblante à 100%, leur caractère, leurs réactions, leurs attitudes n’ont rien en commun. L’un est fidèle quand l’autre ne l’est pas, par exemple…

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Croyez-vous au mythe des doubles maléfiques ? Pensez-vous que votre jumelle vous guette quelque part ?

Mmmm…. Je n’en sais absolument rien en réalité. C’est possible, après tout, mais je demande à voir malgré tout 😉

Vous vous lancée dans l’auto-édition, après avoir enchaîné les publications en maison d’édition, appréhendiez-vous ce changement ? Qu’attendez-vous de ce nouveau mode de publication ?

J’ai pris le parti de placer certains titres en auto-édition car ce sont des titres qui sont déjà passé, pour un temps plus ou moins long et avec une implication plus ou moins réelle, en maison d’édition. Le principal point qui m’a fait me tourner vers l’AE est que la plupart des maisons d’édition ne veulent pas de texte en seconde édition. Ayant récupéré mes droits sur ces titres, j’ai eu envie de leur offrir la possibilité d’exister malgré tout. D’où l’auto-édition.
Je n’en attends rien de plus que de permettre à mon lectorat de découvrir ces titres s’ils ne les connaissent pas encore, ça me semble déjà pas mal comme exigence.

Pour terminer, parlez-nous un peu de vos futurs projets littéraires. Vos prochaines publications, et vos prochaines idées !

Mes projets… sont nombreux. Très nombreux. Je viens de finir une romance contemporaine que je vais placer très certainement en maison d’édition. J’ai un projet en co-écriture, une romance également, avec mon photographe, Philippe Dupont. Un quatre-mains avec Charlie Genet, une auteure géniale. Et pour ma part, deux ou trois romances, de la SF, des jeunesse… bref c’est le temps qui me manque, pas les idées 😉

Emilie Mathieu – PDG d’E-Dantès

En ces circonstances exceptionnelles, Emilie Mathieu, PDG d’E-Dantès (diffuseur numérique), en partenariat avec 14 maisons d’édition, lance son site internet de lecture gratuite, tout en proposant un panel de promotions littéraires. De quoi nous occuper pendant ce confinement !

Vous travaillez donc en étroite collaboration avec les maisons d’édition, comment ont-elles réagit face aux annonces du président Macron ? Et votre réaction à vous ?

Chacun de nos clients éditeurs a réagi à sa manière, en fonction de ses contraintes de production et de planning, de ses contraintes financières, de distribution etc.
Très vite, tous se sont mobilisés avec force pour maintenir un dialogue avec leurs communautés de lecteurs sur les réseaux sociaux afin de les maintenir informés et ont majoritairement décidé d’axer leur communication sur l’exploitation numérique durant cette période particulière. Les équipes se sont vite organisées pour faire un état de lieux et d’ores et déjà réfléchir à l’après confinement.
De notre côté, nous avons en urgence écouter les problématiques de chaque client et tenter de produire une réponse commune avec confinementlecture.com. L’importance, à date, est de continuer à diffuser des livres.

Avec le confinement, beaucoup continuent à travailler en télétravail, comment gérez-vous cela ? Cela impacte-t-il de façon significative votre activité ? Et celle de vos partenaires/clients ?

Chez e-Dantès, nous avons déjà la pratique régulière du télétravail, nous travaillons en cloud et tous nos outils de travail sont dématérialisés, c’est pourquoi nous avons pu être réactifs pour nos clients. L’activité numérique peut donc se maintenir voire s’intensifier selon les besoins.
Chez les éditeurs, le TAD est également de mise avec un ralentissement de la production difficile à quantifier à ce jour.

Comment vivez-vous le confinement, au niveau personnel et familial ?

Aussi sereinement que possible ! Je travaille régulièrement en TAD donc l’adaptation n’est pas complexe. J’arrive à maintenir un contact avec mes proches grâce à WhatsApp, Skype, Facebook ou SnapChat. Je ne suis pas à plaindre du tout, et il y a une grande solidarité dans l’immeuble dans lequel je vis, ce qui permet de garder le moral malgré la situation.

Parlons maintenant de Confinement Lecture, tout d’abord, d’où est née cette idée ?

Cette idée est née en concertation avec nos éditeurs qui souhaitaient dès le début de la semaine, se réunir et se coordonner pour proposer un lieu qui réunirait les offres numériques en cours tout en offrant des livres gratuits. L’objectif est très clair : diffuser la Lecture ! Il est nécessaire de proposer à tous, lors du confinement, une offre culturelle qui ne sera pas uniquement de la consommation TV ou jeux vidéo. Le livre doit apporter une réponse et c’est par le biais du numérique que nous l’apportons avec des ebooks et des audiobooks. Nous avons donc activé un site web qui nous avait servi en juillet 2019 pour notre grande opération numérique annuelle : #OPAllStars. L’architecture étant prête, nous avons pu réaménager le site et lui donner un nom.

Quel est donc le principe de ce site internet ?

Ce site internet est un lieu de vie des offres numériques promotionnelles accompagnée d’une offre de gratuité. Le lancement du site, ce vendredi 20/03, s’accompagnera d’un grand plan de communication sur les réseaux sociaux de nos éditeurs et de nous-même via le hashtag #ConfinementLecture. L’idée est de parler de livres, tous les jours, et de garder un contact avec les lecteurs. Les genres représentés vont permettre de s’évader avec de la fiction imaginaire, thriller ou romance ou de se détendre avec des ouvrages de développement personnel mais aussi de se poser des questions d’actualité avec des essais.

« La lecture amène une détente active, à ressentir des émotions qui laissent des traces dans le temps et à prendre le temps de les vivre. »

D’un point de vue économique, pourquoi avoir proposé la gratuité ? Qu’est-ce que cela vous apporte ? Votre but est de faire du profit, vous parlez d’ailleurs d’« Une initiative pour la survie économique des éditeurs affiliés à e-Dantès », expliquez-nous votre idée, derrière cette plate-forme inédite, pour pallier à la crise probable que va devoir affronter le monde du livre (et quasiment tous les secteurs d’activité, par ailleurs).

Notre plateforme propose à la fois du gratuit mais se fait aussi le relais d’opérations promotionnelles en cours chez nos partenaires e-libraires.
Le gratuit est un point d’entrée pour remercier les lecteurs qui continuent de lire en numérique ou d’écouter des livres audio numériques mais aussi pour faire découvrir le format aux non-initiés. Le tout gratuit n’a jamais été une voie que nous avons choisi chez e-Dantès. Nous tâchons d’engager le lectorat, de recruter un nouveau public, de qualifier les audiences en leur apportant des livres qu’ils pourraient aimer en suivant notre ligne de conduite depuis notre création « Le Bon livre pour le Bon lecteur via le Bon canal ».

Pouvez-vous nous dire en quoi la lecture est un élément majeur dans nos sociétés, et encore plus maintenant en ces temps difficiles ?

Je me suis récemment posée la question de pourquoi je faisais mon métier, diffuseur de livres numériques et je me suis rappelée l’émotion que j’avais ressenti lorsque ma mère m’avait donné à lire à 13 ans : La Nuit des temps de Barjavel et qui a ensuite développer mon goût de lecture. Il suffit d’une fois… pour aimer la lecture pour toujours ! Avec les hypothèses d’avenir qui se profilent, cela me semble rassurant que d’autres : des écrivains, des philosophes, illustrateurs, des essayistes, des poètes, aient déjà réfléchi à nos problématiques de société. La lecture amène une détente active, à ressentir des émotions qui laissent des traces dans le temps et à prendre le temps de les vivre. Le numérique va vite en tant que modèle économique mais la lecture reste la lecture au final et 1 lecteur converti est 1 lecteur qui ira potentiellement en librairie, peu importe si il vient de l’audio ou de l’ebook.

Avez-vous un message particulier à faire passer aux français ?

Prenez le temps de lire pendant ce confinement et partagez, échangez vos lectures avec vos proches, vos voisins !

Pour terminer cette interview, que lisez-vous en ce moment ?

J’ai acheté hier l’ebook de « Là où chantent les écrevisses » de Delia Owens aux éditions du Seuil. Je regrette que l’offre d’ebooks soit encore si chère par rapport au papier pour certains éditeurs car l’offre est magnifique et pourrait s’adresser un lectorat qui n’irait pas en librairie physique.

Un seul rendez-vous ⇒⇒ https://covid19.confinementlecture.com/

L’interview Culture Geek avec Edwige de Nualiv

Edwige est à l’origine du blog Nualiv et en est une contributrice active. En ce #MardiConseil elle vous recommande Dans l’ombre de Paris de Morgan Of Glencoe : « parce qu’en plus d’être bien écrit, c’est un véritable souffle d’air frais dans la fantasy. » Un roman que je vous conseille également. J’ai le mien avec une petite griffe de l’autrice ! Avant de foncer lire cette merveille de la fantasy, laissez-vous tenter par l’interview d’Edwige. Elle vous parle, en vrac, de Small World, Caroline Giraud et même de Toy Story 4.


  • En tant que blogueuse littéraire depuis plusieurs années, pouvez-vous me citer 5 romans qui vous ont particulièrement marqué ?

Comme je me suis spécialisée dans les ouvrages autoédités, ce sont 5 ouvrages indépendants que je cite :
* Le sablier des cendres de Jeanne Sélène, parce que j’adore les œuvres qui me mettent mal à l’aise et me bousculent
* Reste de Muriel Roland Darcourt, parce que j’ai rarement lu les sentiments poussés à ce point à leur paroxysme, parce que c’est une histoire d’amour qui dérange
* La loi de Gaia de Caroline Giraud, parce que j’ai pu y lire de mes propres yeux les conséquences que pourraient avoir la peur poussée dans ses retranchements
* réacteur n°4 de J.L. Lynch, parce que j’ai adoré la douceur  qui émane de ces enfants perdus. Et aussi parce que j’ai l’impression d’être la seule à l’avoir lu et qu’il mérite tant d’autres lectures !
* Traversées des Limbes de Jean-Christophe Heckers, pour la beauté de l’écriture et la sensibilité des histoires racontées

Si je vous Amélie Nothomb, Emile Zola ou encore Franck Thilliez, vous me répondez ?

Zola sans la moindre hésitation : je n’aime pas l’écriture d’Amélie Nothomb et je n’ai jamais lu de Franck Thilliez

Au cinéma, il y a Toy Story 4, The dead don’t die et Spider Man Far From Home, qu’allez-vous voir ? Pourquoi ?

Toy Story 4 parce que je n’aime pas les films de zombies et le dernier spider man que j’ai vu (qui devait d’ailleurs être le premier) m’a trop déçue pour que je récidive. Je ne suis pas fan des 2 premiers Toy Story, je n’ai pas vu les suivants, mais ça ne me gênerait pas de les voir.

Vous avez un acteur préféré ? Ou une actrice évidemment ? Regardez-vous tous les films avec cet acteur ?

J’en ai tant… Celui dont j’ai probablement vu le plus de films, ce doit être Johnny Depp, mais je n’ai pas vu toute sa filmographie… je me suis dit qu’un jour je les verrais tous… et pourtant, le temps passe et je ne l’ai pas encore fait !

Star Gate ou Le Trône de Fer ?

Si on parle de série, Stargate pour ses personnages tous meilleurs les uns que les autres (surtout Daniel dont je suis folle amoureuse!). PS : J’ai passé des heures à regarder le générique en boucle ! PS : J’adore aussi le film !
Si on parle de livres, Le Trône de Fer bien sûr, je n’ai pas lu de Stargate, je ne sais pas s’il en existe.

Quelle série regardez-vous en ce moment ? Parlez-nous en un peu.

Je revois pour la nième fois Gilmore Girls qui est ma série « doudou » celle dans laquelle je me replonge quand je suis fatiguée ou quand j’ai le blues. Elle me fait énormément rêver et rire !

En tant que fan de jeux de société, lequel affectionnez-vous le plus ? Un d’inspiration SFFF que vous recommanderiez ?

Je suis particulièrement adepte des jeux de coopération alors je dirais Hanabi parce que c’est le premier de ce genre que j’ai découvert. D’inspiration  SFFF, j’ai joué récemment à Small World. Je me suis fait ratatiner, mais j’ai beaucoup aimé la complexité et la stratégie qu’il permet.

Avez-vous déjà tentée l’aventure des jeux de rôle ? Si oui, lequel ? Si non, seriez-vous intéressée ?

J’ai fait, il y a quelques années, une partie de In nomine Satanis, j’incarnais un démon de la gourmandise. Ça a été facile pour moi d’entrer dans le rôle ! Sinon, j’ai assisté à beaucoup de parties, mais j’ai l’impression de manquer d’imagination pour me sentir vraiment à l’aise en JDR. Un peu comme un papillon attiré par la lumière, mais qui a peur de se brûler les ailes.Cependant, mon club de l’imaginaire propose des parties tous les mois, je vais bien finir par me laisser tenter… surtout si c’est un univers steampunk !!

Pour terminer, que diriez-vous de nous citer la musique que vous écoutez en ce moment ? Celle qui vous plaît particulièrement.

En ce moment, j’écoute peu de musique (c’est une période sans), mais je tombe en pâmoison chaque fois que j’entends Dimanche soir de Grand Corps Malade

Les mystères de Dolyville, tome 2 : Des bruits dans la nuit – Aurore Chatras

Titre : Les mystères de Dolyville
Auteur : Aurore Chatras
Éditeur : Auto-édition
Genre : Jeunesse
Résumé : Alors que la nuit tombe lentement sur Dolyville, un bruit inconnu retentit dans la paisible bourgade. Les habitants, effrayés, se cachent dans leur maison. Marguerite, détective en herbe, ne se laisse pas impressionner et mène l’enquête. Découvrira-t-elle l’origine de cet étrange son, qui perturbe le quotidien de sa petite ville ?

Notation :

Avis :

Dans les rues de Dolyville, un bruit étrange terrifie les habitants. C’était sans compter sur Marguerite, bien décidée à résoudre ce mystère et comprendre ce qui se cache derrière ce son si effrayant…

Après un premier tome que j’avais beaucoup apprécié, que ce soit au niveau de l’univers, de l’intrigue mais aussi de la superbe plume de l’autrice, que je connais déjà bien. Sans surprise donc, on retrouve tout ça dans la suite : Une intrigue palpitante, et un style d’écriture si propre, si clair, si limpide, que ce roman serait parfait pour tout enfant commençant à apprendre à lire. Aucune fausse note, aucun mot au-dessus de l’autre, un véritable plaisir de clarté.

Honnêtement, voilà une chronique bien difficile à rédiger. Il faut dire que j’ai tellement apprécié le style d’écriture et le récit en lui-même, que je n’ai pas grand chose à en dire si ce n’est : j’ai adoré. Mais essayons quand même d’aller plus loin. Je vous ai donc parlé de la plume de l’autrice, mais qu’en est-il de l’intrigue ? Si dans le premier tome on suivait Thomas, nouvel arrivant dans une drôle de petite ville, dans cette suite on va enquêter aux côtés de Marguerite, grande lectrice et fan de roman policier.

Aurore Chatras nous plante non seulement un décor accessible aux jeunes enfants, mais également des personnages auxquels il est très aisé de s’identifier. Tout est vu du point de vue de ceux-ci, ce qui rend la lecture d’autant plus accessible aux jeunes lecteurs, qui se lancent dans la lecture.

En bref :

Une suite à la hauteur du premier tome, qui propulsera vos enfants dans un récit parfaitement écrit, clair, et palpitant. Je recommande vivement !

**Service de presse

Du même auteur, sur le blog :

L’interview Culture Geek avec Isabelle Bruffaert

Autrice de fantasy et de romance, en ce #MardiConseil, Isabelle Bruffaert vous recommande La nuit des temps de Barjavel : « une inoubliable histoire d’amour et un univers fabuleux, servis par la plume magique de l’auteur ». Ne décrirait-elle pas ses propres livres ? Avant de sauter sur l’occasion de lire ce roman, ou même un des textes de l’autrice, je citerai L’oiseau de feu que j’ai adoré, lisez cette interview et apprenez-en encore davantage sur son univers…


Vous écrivez de la fantasy et de la romance, pensez-vous que l’alliance de ces deux genres est le roman parfait ? Est-ce ce que vous appréciez particulièrement ? Ou vous préférez l’histoire d’amour pour l’histoire d’amour, et la fantasy pour son côté épique ?

Le roman parfait, peut-être pas… mais il s’en approche en tous cas selon moi 😊 !! Le côté épique, j’adore, pour l’évasion qu’il procure. Quant aux histoires d’amour, elles permettent de générer des sentiments forts, des moments de lecture inoubliables ! Ma référence absolue en terme de passion, c’est le roman d’Emily Brontë, « les Hauts de Hurlevent ». Il m’a énormément marqué, je l’ai lu une dizaine de fois… et je le lirai encore !! Les caractères sombres, torturés et passionnés des personnages m’inspirent lorsque j’écris, c’est indéniable.

En littérature, vous êtes plutôt roman adulte ou roman Young Adult ? Citez-nous le dernier roman que vous avez lu ou celui que vous êtes en train de lire.

Je lis de tout, avec peut-être tout de même une préférence pour le Young Adult. En ce moment, je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture… Mais je compte bien m’y remettre ! Parmi les dernières lectures que j’ai pu achever, j’ai adoré « Les âmes vagabondes » de Stephenie Meyer, et « Animale » de Victor Dixen.

Qu’est-ce qui fait, selon vous, un bon roman de fantasy ? Un exemple à nous donner ?

Il faut selon moi que les ingrédients dont j’ai parlé au-dessus soient présents : évasion et aspect épique, sentiments forts. Ensuite des personnages marquants, et un univers bien construit. Il faut que l’auteur nous offre du rêve !! Je citerai comme exemple le merveilleux roman « L’enchanteur » de Barjavel, empreint de magie et de poésie. Je suis fascinée par tout ce qui concerne les légendes arthuriennes.

Vous avez écrit une romance historique, vous pouvez nous en parler un peu ? Etes-vous attirée par l’Histoire ? Quelle est votre époque préférée ?

« Améthyste » relate les aventures d’une jeune aristocrate, juste après la Terreur, lors de la Révolution Française. C’est une héroïneau caractère bien trempé et aux idées avant-gardistes : elle veut être maîtresse de sa destinée et s’affranchir du joug des hommes, ce qui est bien compliqué à cette époque ! J’ai bien travaillé le cadre historique du roman, et avec plaisir car j’adore l’Histoire. Et j’ai ajouté la petite histoire dans la grande Histoire…
Mon époque préférée ? Celle de Louis XIII puis Louis XIV. Les mousquetaires, les complots à foison… de quoi nourrir l’imagination d’un écrivain 😉 !!! L’antiquité, l’époque gallo-romaine, m’attirent également. Peut-être le cadre d’un futur roman, qui sait ?

Quel est le genre littéraire que vous ne pouvais pas du tout lire, tellement vous en avez été déçue ?

La littérature de Camus, je n’accroche pas. J’ai essayé pourtant (les bonnes vieilles lectures imposées du lycée… peut-être était-ce trop tôt pour moi ?)

Et si je vous dis Matrix, Star Trek, Star Gate, vous me répondez ? Vous aimez la SF ?

J’adore ! Matrix fait partie des films qui m’ont beaucoup marquée. L’univers sombre et le message véhiculé par le film, presque à la façon de Vendetta, m’ont impressionnée ! Quant à Stargate, une révélation ! Je l’ai vu au cinéma lors de sa sortie, et j’en suis sortie éblouie. Je l’ai vu plusieurs fois, et mon intérêt pour ce film ne faiblit pas. En règle générale, je suis très bon public pour les films SF/anticipation : Divergente en particulier, HungerGames…

Vous êtes plutôt films cultes des années 80 ou gros blockbusters d’aujourd’hui ?

Blockbusters ! Les films à grand spectacle, j’aime beaucoup. Vous l’aurez compris je pense, il me faut de l’évasion, du rêve… bref en prendre plein les yeux !! Mon préféré : Wonder Woman !

Et pour ce qui est série TV, quelle LA série TV que vous recommandez à tout le monde, au point d’en devenir tellement lourde… ?

Walking Dead. Pourtant à la base, l’horreur, ce n’est pas mon registre préféré. Mais le post-apocalyptique en mode survival… Totalement addictif !!
J’aime aussi beaucoup The originals.

Il vous est déjà arrivé d’aller au théâtre ? Est-ce quelque chose que vous appréciez ? Vous êtes plutôt théâtre ou cinéma ?

Oui, j’y suis déjà allée ; je me souviens en particulier du « Cid », que j’avais vu à Paris avec Francis Huster et Cristiana Réali. La mise en scène remarquable avait bien su donner un souffle épique à la pièce. Au théâtre, c’est surtout l’ambiance, le cadre, qui me plaisent.
Mais je dois dire que je préfère l’immersion proposée par le cinéma. Le grand spectacle, c’est vraiment ma tasse de thé. Tout ce qui est épique, je prends ! Arthur, avec Clive Owen, Troie, font partie de mes préférés. Quand en plus il y a une belle histoire d’amour, c’est le top !!

Y a-t-il une âme de gameuse en vous ? Vous jouez à des jeux vidéos ? Des jeux de rôle ou des jeux de société ? Quel type de jeux vous intriguerait ?

Je ne risque pas de devenir accro aux jeux vidéos ! Par contre, j’ai un faible pour les jeux de société. Le jeu « Les piliers de la Terre », inspiré du roman, ou celui de « Carcassonne » me plaisent particulièrement.
Mais mon préféré, celui qui pourrait me faire plonger dans une dangereuse addiction, c’est « Magic the Gathering » !!! L’univers Fantasy n’est pas pour rien dans le plaisir que j’éprouve à y jouer.


Fan de fantasy ? Découvrez la trilogie « Les enfants de Lumière » d’Isabelle Bruffaert. Les deux premiers tomes sont d’ores et déjà disponibles !

In My Mailbox #66

In My Mailbox est un rendez-vous littéraire créé par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. Le blog Lire ou mourir reprend les blogs participants à ce rendez-vous. Le but est de présenter ses ouvrages reçus au cours de la semaine passée.


De sacrés nouveautés pour cette semaine, il faut dire que le Salon du Fantastique est passé par là. Commençons par les 3 services de presse reçus. Le premier est la suite des Chroniques des secondes heures de Tanglemhor. Le tome 3 qui me tarde de lire ! Pour retrouver mes avis sur les deux premiers tomes, c’est par ici : tome 1 / tome 2. On a ensuite Les mains pleines de lumière de VII, un roman de SF (Anticipation, post-apocalyptique). La couverture est très simple, pas très ragoutante je dois dire, mais pour le reste, je suis intriguée. À voir, donc ! Et enfin, le dernier service de presse reçu est un album, très bel objet en lui-même, sur les animaux dangereux. Sortie prévue en novembre !

Passons maintenant aux romans achetés pendant le Salon du Fantastique. Tout d’abord, j’ai eu la surprise de rencontrer l’autrice de L’éclat et l’ombre, roman de fantasy très sympa bien qu’avec encore quelques maladresses. J’en ai donc profité pour me procurer la suite, et voir donc ce que cela réserve ! Pour découvrir mon avis sur le tome 1, c’est ici. Je me suis arrêtée quelques instants également sur le stand de Marathon éditions, qui m’ont présenté toutes leurs petites merveilles et j’ai donc craqué pour The Big History Show dont l’autrice a su aiguiser ma curiosité. Ensuite, je me suis attardée sur le stand des éditions Noir d’Absinthe. Il faut dire qu’il y avait des auteurs (essentiellement des autrices d’ailleurs) bien sympathiques. J’ai notamment eu l’occasion de discuter avec Sarah Buschmann et Sara Pintado. Sans surprise, j’ai donc craqué pour l’anthologie La Folie et l’Absinthe contenant de bons auteurs avec Patrice Quélard, Sarah Buschmann qui m’a écrit un petit mot, mais également Dorian Lake avec une petite gribouille et Geoffrey Legrand qu’on reverra après. Après discussion avec Sara Pintado j’ai finalement craqué pour son roman de fantasy Mojunsha, qui semble aussi imposant que dépaysant. Puis, revenons à Geoffrey Legrand qui m’a dédicacé sa nouvelle dans le recueil La Folie et l’Absinthe mais aussi son roman, qu’à force d’en entendre parler je devais découvrir. Le premier tome d’Osukateï a donc rejoins ma PAL. Ensuite, au détour d’un stand, sans vraiment faire attention, je reconnais un nom : Morgan Of Glencoe. Et je discute, et on se rappelle de ce roman que j’avais tant aimé il y a quelques temps déjà. Longtemps déjà. Nouvelle édition. Agrémentée de nouvelles scènes. Et hop, une gribouille en prime. J’ai donc fini en possession de la nouvelle édition de Si loin du Soleil, renommée Dans l’ombre de Paris. Je suis impatiente de me replonger dans ce superbe univers ! Et pour terminer, j’ai me suis arrêtée sur le stand plein de petites merveilles des éditions l’Alchimiste. Si j’ai eu l’occasion de crier mon amour de Lyon des Cendres à son auteur, j’ai également pu acquérir les deux premiers tomes de 2048 de Lionel Cruzille, avec la dédicace of course ! Une trilogie, aux allures de Cyberpunk, qu’il me tarde de commencer.