Les mains pleines de lumière – VII

Titre : Les mains pleines de lumière
Auteur : VII
Éditeur : auto-édition
Genre : Dystopie
Résumé : Un matin, Artiom Khan se réveille inexplicablement dans un vaste no man’s land irradié. Il y trouve une communauté qui, malgré un dénuement extrême, s’est organisée sous la forme d’une collectivité utopique aux conceptions à l’opposé de celles du monde extérieur. Dans ce futur post-industriel à l’allure d’âge de pierre, Artiom fait la découverte d’une inquiétante plante censée lui permettre d’élucider les secrets de l’existence humaine. Mais quelles sont les véritables motivations de cet étrange végétal ?


Notation :

Avis :

Artiom vit dans un monde où la dénonciation est la règle, maintenant un climat autoritaire omni-présent. Difficile pour lui d’accepter cela, il se retrouve soudain dans un territoire inconnu et loin d’être agréable. Il va découvrir une véritable communauté qui tente de survivre dans ce lieu suffocant, et tomber sur une drôle de créature, qui fera prendre à sa vie un tout autre tournant…

Choix difficile entre les 4 et 3 étoiles. Il faut dire que ce roman laisse un étrange arrière goût. Entre ésotérisme et technologie, entre flou et clairvoyance, Les mains pleines de lumière se révèle aussi ambiguë qu’original. De quoi rendre un peu confus tout lecteur s’aventurant dans les contrées irradiées de cette communauté en marge (que dis-je, exclue) de la société. Finalement, le choix s’est porté sur les 4 étoiles, avec la balance qui a davantage penché pour l’originalité, plutôt que l’ambiguïté étourdissante que l’on peut ressentir à la fin de la lecture.

« La chatte quitta précipitamment l’épave pour s’engouffrer derrière un monticule de débris de béton. Je repris la direction du dortoir, profondément désorienté par ma découverte. »

Artiom vit dans un monde clairement dystopique, régi par une institution (qui se révèle davantage une multi-nationale gavée de communisme extrême) qui a fait de la dénonciation la base de sa politique. Mais voilà, qui dit régime totalitaire, dit révolutionnaire. Dès lors, sur le même modèle que de nombreuses dictatures, ces empêcheurs-de-tourner-rond sont envoyés pourrir dans un coin, où on entendra plus parler d’eux. Dystopie, presque classique, inspirée sans aucun doute de l’Histoire mondiale, et qui donne à l’intrigue une noirceur bienvenue. Jolie oxymore, vous en conviendrez.

C’est donc dans ce contexte bien morbide de prison irradiée, où l’odeur viciée côtoie la maladie, qu’Artiom évolue, aux côtés de toute une galerie de personnages. Si on aurait peut-être apprécié en savoir plus sur le quotidien de ces individus dans l’avant-no man’s land (pour reprendre l’expression du résumé), l’auteur ne nous distille que peu d’informations et a, en outre, le culot de sélectionner les protagonistes. De quoi en frustrer plus d’un ! C’est de là sans doute que vient l’étoile absente au tableau, qui l’aurait transformé, sans nul doute, en chef-d’oeuvre.

Le décor est posé, les personnages tentent de survivre tant bien que mal, et finalement, la technologie s’installe, à coup de dialogues techniques et de contexte politique. Un univers, clairement dystopique, se déroule donc sous nos yeux. C’est quand apparaît cet « étrange végétal » (dixit le résumé) que le flou prend place. Ésotérisme, plongée dans l’inconscient, virée dans la connaissance, un tourbillon abscons et énigmatique nous embarque dans un autre univers, en totale opposition à l’initial.

Cette dualité provoque un contraste original, qui ne fait que davantage mettre en avant la morbidité et la crasse du décor. La plume de l’auteur participe d’ailleurs à cette pluralité des ambiances, en rendant presque élégant la monstruosité du lieu et des forces en place.

En bref :

Les mains pleines de lumière est un roman pluriel, mettant en contraste un monde régi par des règles bien précises, et un ésotérisme étrange et flou. S’il manque quelques informations sur les personnages secondaires, le roman reste original et très agréable à lire, malgré la puanteur et la crasse qui suinte  entre les lignes… Un roman de science-fiction ésotérique à découvrir à 3,99€ sur Amazon Kindle.

**Service de presse, via Simplement Pro

Chroniques d’une terreur programmée – Damien Guirand

Titre : Chroniques d’une terreur programmée
Auteur : Damien Guirand
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Fantastique
Résumé : Demain. La planète se trouve peu à peu paralysée par de mystérieuses catastrophes, des accidents autant absurdes qu’atroces surgissant n’importe où. N’importe quand. Tout converge vers une nouvelle forme d’attentat. Les questions s’accumulent tandis que la peur grandit partout sur le globe. Qui se cache derrière toutes ces horreurs ? Pourquoi personne ne les revendique ? Mais, surtout, jusqu’où sont prêts à aller ces inconnus qui sèment une terreur de plus en plus grande ? Le temps passe alors qu’une évidence se dessine : et si les fondements mêmes du monde moderne en venaient à vaciller ?


Notation :

Avis :

Le monde part en vrille. Des accidents mortels ont lieu. Sans savoir. Sans savoir. Et c’est sûrement le pire. Aucune revendication. Rien. Juste l’horreur. La terreur. Et l’impuissance…

Chroniques d’une terreur programmée est un récit court. Haletant. Qui a le mérite de se lire très vite, sans voir le temps passer. On a tendance à qualifier les romans qu’on lit sans voir le temps passer de « Page-Turner ». Spoiler Alert, c’est complètement le cas ici. Le texte est court, incisif, déterminant. Angoissant. Un véritable thriller mené tambour battant, sans pour autant nous plonger dans une terreur viscérale. On est stressé, inquiet, intrigué aussi sans doute, et on se demande jusqu’à la fin, quel sera le fin mot de cette histoire…

« La terreur qui paralysait l’humanité semblait s’être subitement dissipée. Comme si un étrange dôme protecteur recouvrait cet endroit pour en faire un lieu retiré de la fureur sanglante qui dévastait ce monde. »

« et si les fondements mêmes du monde moderne en venaient à vaciller ? » Une question énigmatique qui nous amène finalement à réfléchir sur ces fameux fondements. Quels sont-ils ? Sont-ils véritablement « fondamentaux » ? Et surtout, pourquoi les remettre en question ? Derrière ses aires de thriller énigmatique, Chroniques d’une terreur programmée interroge sur la société moderne et fait échos aux problématiques actuelles. Sans trop en dire, voilà un texte qui aura le mérite de nous faire réfléchir tout en nous permettant de nous évader. Un drôle de mélange, qui fait plutôt son effet !

À lire aussi » Laisser les vivants de Stéphanie H.

Finalement, Damien Guirand nous offre un thriller palpitant, dépeint avec une plume fluide, bien que peu impliquée dans la vie des protagonistes. Racontée comme par un journaliste, cette histoire nous interpelle sur les thématiques évoquées, tout en réunissant tout ce qui fait d’un thriller dystopique, un bon thriller. 

En bref :

Une novella qui se lit très vite, reprenant avec brio les codes du thriller pour nous faire angoisser, tout en nous interrogeant sur la société.

**Service de presse, via Simplement Pro

Les Pics Célestes, tome 2 : La citadelle de l’effroi – Marine Gautier

Titre : Les Pics Célestes
Auteur : Marine Gautier
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Fantasy, Romance FF
Résumé : Après une victoire difficile pour reprendre Erygia aux griffes des Amélunes, les habitants de la cité profitent d’un temps de répit pour se reconstruire, mais aussi pour reformer leurs troupes. La trahison au sein même de l’escouade des Sphinx, ajoutée à celle de la délégation de la Capitale font craindre le pire. Alex et Callie, plus amoureuses que jamais, doivent oeuvrer pour le bien de leur peuple chacune de leur côté. Tandis que la première part dans le Nord à la recherche de nouveaux alliés, la seconde se trouve en première ligne pour affronter Therbert l’Invocateur et son armée de spectres. L’assaut sur la citadelle de l’effroi s’avère plus compliqué que prévu et force les Erygiens à revoir leur plan d’attaque. Callie est alors confrontée à des choix difficiles, mais aussi à de nouvelles responsabilités. Encore une fois, le danger rôde à l’ombre des Pics Célestes et personne ne sera épargné.


Notation :

Avis :

Après une offensive déterminante et la découverte d’un profond complot, Callie reprend des forces. Alors qu’Alex part en quête d’alliés, les forces d’Erygia sont bien décidées à attaquer la citadelle de l’Invocateur, pour enfin en finir une bonne fois pour toute avec les Amélunes.

À lire aussi » Les Pics Célestes, tome 1 : La Pierre d’Aube – Marine Gautier

Le premier tome posait un univers intéressant, moyenâgeux, magique, où les créatures fantastiques côtoient les villageois. On y découvrait une héroïne ambitieuse et courageuse. On y découvrait une présence féminine importante, cassant avec les sempiternelles intrigues identiques de l’univers de la fantasy. On y trouvait aussi une romance légère, à l’impact néanmoins fondamental entre deux femmes indépendantes. Et puis, n’oublions pas de citer l’écriture parfaite de l’autrice, qui réussit aussi bien à nous dépeindre les sentiments des personnages, que des scènes de combat intensives.

Dans ce deuxième tome, Marine Gautier nous enchante une fois encore avec sa plume d’une fluidité sans pareil. De nouveau, aucune fausse note, répétition ou erreur de syntaxe. Tout est terriblement parfait ! Tellement que la frustration pointe le bout de son nez, quand cette écriture élégante se joint à des moments de calme plat dans l’intrigue. Si l’absence d’ellipse est intéressante du point de vue de l’immersion, elle pose néanmoins un problème majeur : on en vient parfois à s’ennuyer. Rien d’alarmant cependant ! Dans une trilogie, le deuxième tome est souvent le moins « sportif ». C’est exactement le cas ici, même s’il reste fondamental de préciser que le rythme s’accélère vers la fin du roman, nous offrant une bataille des plus épique.

« Lâchant son bouclier, elle s’empara de sa seconde arme dissimulée dans sa botte. D’un bond, elle fut sur le soldat et planta tour à tour une lame dans son estomac et l’autre dans son cœur, le faisant rejoindre le sol au même endroit que son défunt binôme. »

On a parlé fantasy, mais qu’en est-il de notre romance ? Dans ce deuxième tome, elle est quasiment inexistante. Seules quelques pensées, quelques lettres nous rappellent douloureusement l’amour que se portent Alex et Callie. Cette manière d’aborder la romance apporte une touche de fraîcheur au récit, permettant finalement aux lecteurs de se souvenir qu’il existe un monde en dehors des affaires d’Erygia. Plutôt bien joué donc de la part de l’autrice, qui conserve sa douce romance, tout en ouvrant plus largement son monde au lecteur.

Pour terminer, on saluera l’élégant équilibre qui s’opère entre féminin et masculin, grâce auquel Marine Gautier réussit à mettre en avant la force des femmes, sans occulter celle des hommes. Un autre bon point à ajouter au tableau de l’autrice !

En bref :

Si le premier tome était aussi passionnant que porté par une plume d’une précision chirurgicale, cette suite l’est tout autant, avec néanmoins quelques moments d’ennuie, de calme plat. Dommage, bien qu’on conserve une qualité narrative exceptionnelle. Le tome 3 est disponible depuis le 06 mars 2020.

**Service de presse

Pahana, Ombres au seuil du cinquième monde – Lionel Cruzille

Titre : Pahana, Ombres au seuil du cinquième monde
Auteur : Lionel Cruzille
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Fantastique
Résumé : Plongée dans un profond désarroi depuis quelque temps, Judie, jeune parisienne comme les autres, voit des formes étranges flotter dans l’air un peu partout. Angoissée, torturée, elle cherche désespérément des réponses. Le destin l’amène à rencontrer un exorciste et son ami, un vieux Russe taciturne. Les coïncidences s’enchaînent tandis que les phénomènes surnaturels s’accumulent aux quatre coins du globe. Comment est-ce possible ? Pourquoi ces manifestations se produisent-elles maintenant ? Alors que la panique générale s’installe très rapidement, les pièces d’un vaste puzzle se mettent en place. Serait-ce un signe de la fin des temps ? Et si la clé se trouvait dans une mystérieuse prophétie hopie vieille de plusieurs millénaires ?

Notation :

Avis :

Des ombres, des fantômes, des formes étranges… Alors qu’il semble que le fantastique déborde sur la réalité, un groupe d’individus informés se retrouvent pour tenter de comprendre et élucider cet mystère ésotérique. Entre fin du monde, et renouveau, Lionel Cruzille explore des mythes et légendes oniriques, si peu traités en littérature.

Pahana est un roman multiple, qui, à travers les croyances des Hopies, va nous questionner sur le monde et nos erreurs. Durant une conférence du Salon du Fantastique 2019, certains auteurs discutaient de ces légendes si peu travaillées en littérature. Ils affirmaient qu’il serait passionnant de lire des récits sur des mythes amérindiens. Eh bien Lionel Cruzille l’a fait. Et si on peut avoir peur d’assister à une appropriation culturelle, c’est bien loin d’être le cas. Vous pourrez, par ailleurs, trouver en fin de récit des documents traitant des croyances des Hopies.

Croyances mythiques, apparitions fantasques, médium, apocalypse… Lionel Cruzille nous propulse dans un monde au bord du chaos, un monde tourmenté. Un monde à la frontière ténue, entre la vie et la mort. Il nous invite à nous questionner sur nos choix, sur la tournure qu’a pris l’hypocrisie de l’humanité sur la nature. Il nous invite à nous rendre compte des difficultés actuelles et qu’il est peut-être temps de les résoudre. Un roman porteur d’un message fondamental, au cœur des préoccupations sociétales et environnementales actuelles (l’un n’allant pas sans l’autre).

Tout dans ce roman nous ramène à la fin du monde. Chaque mot, chaque phrase, tout nous propulse dans cet environnement chaotique, à l’ambiance onirique. Embrumé, asphyxié… Le style de Lionel Cruzille, pourtant si souple et fluide, réussit à nous faire manquer d’air. Pourtant, le récit est très riche en dialogues, souvent explicatifs des mythes en place, ce qui devrait normalement avoir tendance à occulter l’ambiance en arrière plan. L’auteur a cependant distillé de nombreuses descriptions de l’atmosphère glaçante au sein même de ses dialogues, nous permettant de ne pas oublier où et dans quel état on se trouve.

En bref :

Un roman captivant, que ce soit pour son ambiance ésotérique et chaotique, que pour le sujet traité, à savoir la mythologie Hopie. Un texte à découvrir, surtout si vous êtes curieux de ces croyances, très peu connues du grand public.

Les mystères de Dolyville, tome 2 : Des bruits dans la nuit – Aurore Chatras

Titre : Les mystères de Dolyville
Auteur : Aurore Chatras
Éditeur : Auto-édition
Genre : Jeunesse
Résumé : Alors que la nuit tombe lentement sur Dolyville, un bruit inconnu retentit dans la paisible bourgade. Les habitants, effrayés, se cachent dans leur maison. Marguerite, détective en herbe, ne se laisse pas impressionner et mène l’enquête. Découvrira-t-elle l’origine de cet étrange son, qui perturbe le quotidien de sa petite ville ?

Notation :

Avis :

Dans les rues de Dolyville, un bruit étrange terrifie les habitants. C’était sans compter sur Marguerite, bien décidée à résoudre ce mystère et comprendre ce qui se cache derrière ce son si effrayant…

Après un premier tome que j’avais beaucoup apprécié, que ce soit au niveau de l’univers, de l’intrigue mais aussi de la superbe plume de l’autrice, que je connais déjà bien. Sans surprise donc, on retrouve tout ça dans la suite : Une intrigue palpitante, et un style d’écriture si propre, si clair, si limpide, que ce roman serait parfait pour tout enfant commençant à apprendre à lire. Aucune fausse note, aucun mot au-dessus de l’autre, un véritable plaisir de clarté.

Honnêtement, voilà une chronique bien difficile à rédiger. Il faut dire que j’ai tellement apprécié le style d’écriture et le récit en lui-même, que je n’ai pas grand chose à en dire si ce n’est : j’ai adoré. Mais essayons quand même d’aller plus loin. Je vous ai donc parlé de la plume de l’autrice, mais qu’en est-il de l’intrigue ? Si dans le premier tome on suivait Thomas, nouvel arrivant dans une drôle de petite ville, dans cette suite on va enquêter aux côtés de Marguerite, grande lectrice et fan de roman policier.

Aurore Chatras nous plante non seulement un décor accessible aux jeunes enfants, mais également des personnages auxquels il est très aisé de s’identifier. Tout est vu du point de vue de ceux-ci, ce qui rend la lecture d’autant plus accessible aux jeunes lecteurs, qui se lancent dans la lecture.

En bref :

Une suite à la hauteur du premier tome, qui propulsera vos enfants dans un récit parfaitement écrit, clair, et palpitant. Je recommande vivement !

**Service de presse

Du même auteur, sur le blog :

Où l’océan rencontre le ciel – The Fan Brothers

Titre : Où l’océan rencontre le ciel
Auteurs : The Fan Brothers
Éditeur : éditions Little Urban
Genre : Jeunesse
Résumé : Lucas n’a plus que des souvenirs de son grand-père. Ce dernier lui parlait souvent d’un endroit lointain, là où l’océan rencontre le ciel. Pour ne pas l’oublier, le jeune garçon décide de construire un bateau et démarre un long voyage. Arrivera-t-il à destination ?

Notation :

Avis :

Le grand-père de Lucas est parti. Malheureusement, ils n’ont pas pu aller ensemble à cet endroit, qui semble si beau mais si mystérieux : là où l’océan rencontre le ciel. Bien décidé à s’y rendre, Lucas construit son bateau et s’envole vers de nouvelles contrées…

Superbe. C’est très clairement le mot qui nous vient à l’esprit en voyant ne serait-ce que la couverture de cet album aussi riche que poétique. Si on parlait seulement de cet aspect visuel, on aurait déjà des étoiles pleins les yeux. Une planche après l’autre, et on voyage, on se perd dans ce monde magique, et enfin, lorsqu’on atteint la destination… Lorsqu’enfin l’océan rencontre le ciel, on ne peut qu’être surpris par la superbe de l’illustration. C’est un véritable voyage, une épopée haute en couleur, qui nous propulse dans nos plus beaux rêves, à la recherche d’un entre-deux où peut-être nous trouverons ce qu’on a perdu.

Et finalement, les illustrations ne sont pas les seules pépites de cet album. Le texte, l’intrigue est toute aussi belle. Poétique. Doux. Vaporeux. On se laisse embarquer par ces mots et notre recherche d’un monde invraisemblable. Plus on fait défiler les pages, et plus on se sait. On sait qu’on va trouver. Qu’on va trouver ce qu’on cherche dans cet endroit chimérique.

Cet album véhicule plusieurs valeurs, celles évidemment de l’autonomie et de la prise d’initiative. Mais aussi une thématique forte, mais très bien tournée : le deuil. Pour faire porter un autre regard à vos enfants sur la vie, et ce qu’elles nous apportent. Pour leur montrer qu’il est toujours temps de rêver. Les yeux ouverts !

En bref :

Un superbe album qui fera voyager vos enfants et leur véhiculera des valeurs fondamentales, tout en illuminant leur regard d’un nouvel éclat. Je recommande !

**Service de presse

Les Royaumes démoniaques, tome 1 : La Roche des âges – Christopher Evrard

Titre : Les Royaumes démoniaques
Auteur : Christopher Evrard
Éditeur : Auto-édition
Genre : Dark fantasy
Résumé : « Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste. » – Ciwen
Les Royaumes Démoniaques vous proposent de suivre l’histoire d’un univers où l’horreur et la violence côtoie la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour, tandis que les légendes et mythe résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, tel la mystique roche des âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément.
Dans une existence où le macabre est un lot quotidien… Quel est le sens de la vie ? Quelle signification donner à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix ? Comment les définir, et les dépasser ?
Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps.
Les réponses apparaissent toujours dans le noir, tels des lucioles fuyantes…

Notation :

Avis :

Ciwen est un mage particulier, maîtrisant la foudre. Rentre dedans, brut de décoffrage, connu pour sa fougue et sa violence, il est bien décidé à mettre la main sur la Roche des Âges. C’était sans compter sur plusieurs imprévus, qui auront l’impudence de se mettre sur sa route…

De la dark fantasy ! Quoi de mieux ? Peut-être du cyberpunk, et encore… Je suis une fan inconditionnelle de dark fantasy, mais voilà, il semblerait que ce premier tome me laisse un goût mitigé. Des maladresses dans l’écriture, une intrigue un peu trop superficielle, plusieurs éléments qui m’ont fait grimacer pendant ma lecture. Bien qu’on sente une certaine amélioration au fil du roman. La suite sera certainement bien meilleure…

Commençons par les points négatifs. Ce qui m’a le plus dérangée est l’écriture. Une écriture plutôt maladroite au début, avec des tournures de phrases quelques peu étranges. Cet aspect, néanmoins, disparaît au fil de l’évolution du roman, où on sent une assurance de plus en plus certaine dans le déroulement de l’intrigue et l’écriture. Cependant, en ce qui concerne les répétitions, elles restent présentes tout du long, venant alourdir le texte. Et, associées à l’utilisation accrue du participe présent, le tout s’est révélé de nombreuses fois plutôt indigeste. Pour terminer sur l’écriture, j’ajouterai que certains dialogues m’ont hérissé les poils. Peu naturels et gênants par moment.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est, dans ce premier tome, plutôt superficielle. On ne rentre pas dans le détail, on reste en surface. C’est peut-être voulu de la part de l’auteur. Avec cette idée de nous intriguer suffisamment pour nous offrir une suite plus creusée et vraiment ancrée dans un univers précis de fantasy. On ressent un manque d’informations, un manque d’éléments, un manque tout simplement, qu’on attribuera au caractère introductif du premier tome.

Passons, dès lors, à ce qui est positif. Assez globalement, j’ai apprécié ma lecture, avec une envie persistante tout de même de savoir la suite. Comme je l’ai dit plus haut, la plume s’améliore au fil de la lecture et rend le récit d’autant plus captivant. Le personnage de Ciwen, s’il peut être agaçant, est une sorte d’anti-héro bienvenu, bien que son caractère soit tout de même plutôt commun en dark fantasy. L’auteur utilise les codes du genre, et ça marche. On soulignera d’ailleurs la présence de superbes illustrations qui apportent une plus-value certaine à ce roman, qui mérite qu’on s’attarde dessus.

En bref :

Un premier tome prometteur, qui laisse présager, on l’espère, une suite meilleure. Un auteur à suivre !

**Service de presse

Jeux d’enfants, tome 2 – Muneyuki Kaneshiro & Akeji Fujimura

Titre : Jeux d’enfants
Auteur : Muneyuki Kaneshiro & Akeji Fujimura
Éditeur : éditions Pika
Genres : Fantastique / Horreur
Résumé : Shun se retrouve à l’hôpital à la suite des événements meurtriers survenus dans les lycées du monde entier, et qui ont fait voler en éclats son quotidien jusque-là ennuyeux. Avec les autres survivants japonais, il est interrogé par la police, qui les soupçonne d’être coupables des massacres. Mais voilà que soudain, l’hôpital se trouve envahi de bizarres kokeshi, ces poupées de bois, qui obligent Shun et ses compagnons d’infortune à participer à d’autres jeux d’enfants… Comment vont-ils, cette fois-ci, se sortir vivants de ces mystérieuses épreuves ?

Notation :

Avis :

Suite directe, on retrouve donc Shun à l’hôpital, pensant naïvement que tout est enfin terminé. Malheureusement, il a parlé un peu trop vite. Et les Kokeshi débarquent ! Semant la terreur, l’horreur, le sang et la mort…

Déboussolant. Fou. Abracadabrant. Voilà ce qu’est le deuxième tome de Jeux d’enfants. Plus encore que le premier tome, il nous propulse dans un univers incroyable de terreur, de folie, de décadence psychologique… Une suite suintant la crasse et l’odeur âcre du sang. Et lorsqu’on relit mon avis sur le premier tome, on peut voir que j’avais décidément beaucoup apprécié le côté complètement fou et hors-normes de ce manga. C’est d’ailleurs, toujours le cas.

On retrouve les codes des mangas classiques du genre. À l’image, notamment, de Killing Maze dont j’ai parlé cette semaine. Aspect psychologique important, avec une préférence pour l’horreur, et éléments stratégiques fondamentaux qui ont tendance à mettre notre concentration à rude épreuve. On retrouve donc ce schéma, avec une pointe d’humour, et, de folie il faut le dire.

Ce manga est déjanté. Décalé. Et c’est ce qui en fait une pépite qui brille un peu plus fort dans la masse de mangas du même genre. Délectable.

En bref :

Un deuxième tome aussi fou que le premier, qui aura l’honneur d’allier horreur, épouvante et mystère dans une ambiance complètement hallucinante.

Killing Maze, tome 1 – Okada Shinichi & Yamada J-Ta

Titre : Killing Maze
Auteur : Okada Shinichi & Yamada J-Ta
Éditeur : éditions Doki-Doki
Genres : Fantastique / Thriller
Résumé : Des disparitions en chaîne, des corps de lycéennes qui brûlent en pleine salle de cours, des êtres humains transformés en diamants… À chaque fois, ces affaires tragiques sont liées à l’apparition d’un labyrinthe surnaturel qui engloutit tout, et dont on ne peut en réchapper sans résoudre une énigme.
Lycéen plein d’entrain, Yûhei parvient à échapper in extremis à ce piège mortel grâce à l’aide de Saeko, une jeune fille dont la soeur a péri sous l’effet du labyrinthe. Tous deux mènent désormais une enquête à haut risque sur un certain « Maze », qui serait à l’origine du mal…

Notation :

Avis :

Yûhei est un lycéen qui a la particularité de tomber très facilement amoureux. Enjoué, plein de vie, et aux résultats scolaires excellents, il ne s’attendait pas à devoir affronter une entité étrange et dangereuse qui le mettra plusieurs fois en danger de mort…

Killing Maze est un manga comme on en trouve tant. Un peu d’horreur, du mystère et beaucoup de réflexion à la mode stratégie. Classique du genre donc, saupoudré, en plus, d’une fine couche d’humour qui saura apporter un peu de légèreté à une intrigue parfois lourde. Ce premier tome nous ouvre sur une succession d’événements étranges, qui propulsent le héros du manga, Yûhei, au cœur du danger.

Introductif des personnages et de l’intrigue, certes, mais pas que. Très rapidement, on est embarqué dans l’histoire, avec cette impression de profondeur du récit. Déjà les questions se bousculent, avec quelques réponses salvatrices. L’aspect psychologique, par ailleurs, prend clairement le pas sur l’horreur souvent présente dans ce type de manga. Une gêne s’installe, entre certains personnages ambigus et certaines situations dérangeantes.

En bref :

Un manga, certes classique, mais qui saura nous bousculer dans sa puissance psychologique et stratégique. À découvrir !

**Service de presse

Duty, tome 1 – Bethany-Kris

Titre : Duty
Auteur : Bethany-Kris
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Romance contemporaine
Résumé : On dit que le pouvoir est lourd à porter.
La vie d’Andino Marcello est bouleversée quand on le nomme héritier de l’empire Marcello. Il aimait son boulot de Capo, mais le confort, c’est pour les faibles, et ils n’ont pas d’avenir dans la Mafia. Le siège du boss l’attend. Et puis, sa route croise celle d’Haven, cette beauté tatouée au sourire éclatant… Elle n’a aucune idée de qui est Andino et ignore tout de ses activités criminelles. Pour le sourire d’Haven, Andino va faire une entorse aux règles. Mais cela ne veut pas dire qu’il va pouvoir la garder à ses côtés.
On dit qu’il n’y a pas de réel changement sans défi.
Haven Murphy s’est toujours débrouillée seule, et ça lui a réussi. Propriétaire d’un club de strip-tease prospère à Brooklyn, elle considère que l’échec n’est pas une option. Et puis, un matin, en faisant son jogging, elle croise Andino. Quelques mots échangés, et sa vie bascule. Derrière son physique à tomber et ses costumes trois pièces, elle devine un côté sombre, mais qu’importe … Elle le veut. Mais cela ne veut pas dire qu’elle peut l’avoir.
Il va lui briser le cœur et perdre une partie du sien.
Devoir et bonheur sont incompatibles dans l’univers de la Mafia. Sauf que l’amour défie toutes les règles.

Notation :

Avis :

Andino, membre actif de la Mafia, promène son chien tranquillement dans un parc. Soudain, une jeune femme est attirée par ce chien, mais surtout par cet homme élégant en costume qui se promène dans un parc. Haven est belle, mystérieuse, sensuelle… Et Andino va apprendre à ses dépends que la Mafia n’est pas la seule chose capable de l’emprisonner…

Duty c’est la plongée dans un étrange monde, qu’on connaît si peu dans la société mais si utilisé dans l’univers de la littérature romantique. La Mafia. Permettant d’insérer de l’action salvatrice dans une romance épicée et parfois un peu trop sexualisée. Ici, c’est exactement le cas. Haven est sexy, séductrice, entreprenante. Andino est ténébreux, mystérieux, attirant. Dangereux. Sans le milieu de la Mafia on tomberait rapidement dans un enchaînement de scènes de sexes lourdes et loin d’être primordiales à l’histoire. Ainsi, une sous-intrigue s’installe, mettant parfois la romance de côté, pour nous permettre de respirer l’air vicié, mélange de drogues et de manipulation.

Finalement, l’intrigue romantique prend rapidement l’allure d’un Roméo et Juliette des temps modernes. Où, Andino, futur boss de la Mafia se doit d’épouser une certaine femme bien particulière, peu importe ses propres désirs. Et puis, d’un autre côté, on a la sulfureuse Haven, détentrice d’un club de strip-tease, qui pense que rester le plus loin possible des activités d’Andino la préservera. Un schéma plutôt classique dans la littérature romantique s’installe donc, entrecoupé de scènes sexuelles et d’éléments incriminants du milieu de la Mafia.

Classique donc, mais plutôt bien mené par Bethany-Kris qui prend le parti de faire tomber la belle Haven directement dans les bras d’Andino, sans le petit jeu initial sur lequel on tombe souvent, dans ce genre de littérature. Plus réaliste donc, avec une mise en avant des désirs sexuels puissants qui peuvent attirés deux personnes.

Néanmoins, je n’ai pas tant accroché que cela au roman. Pourtant, je suis une friante lectrice des romances basés dans des milieux dangereux, que ce soit la Mafia, les gangs, bikers… Cependant, les scènes de sexes détaillées ont tendance à me rebuter, autant que leur fréquence plus que répétitive. J’apprécie davantage la suggestion, la sensualité et l’élégance dans la littérature romantique. Ce qui m’oblige à vous recommander, si vous êtes comme moi, les romans de Céline Jeanne, et notamment les glorieux Mi Vida Es Mia, ou encore (mais moins dans l’univers sombre d’un milieu dangereux que dans une difficulté psychologique) Solo Tu. Ceci étant dit, si vous aimez les romans adultes, sombres et empreints d’une puissante aura sexuelle, ce roman devrait vous convenir, et même plus que ça !

En bref :

Un roman adulte, posé dans un univers dangereux qui ajoute une pointe d’action salvatrice dans une romance épicée et fortement sexualisée. Néanmoins, le tout s’insère plutôt bien dans une intrigue aux allures de Roméo et Juliette des temps modernes.

**Service de presse