Britannia – Saison 01

Date de sortie : 2018
Diffusée sur : Amazon Prime Video
Genres : Fantastique / Historique
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : 43 ans après J.C., l’invasion romaine de ce qui va devenir le Grande-Bretagne. L’armée impériale romaine retourne écraser la Britannia, un territoire mystérieux tenu par de sauvages guerriers et de puissants druides.

Notation :

Avis : 

Entre magie et obscurité, froid et glace, forêt et village, se cache Britannia. Une série qui laisse un drôle d’arrière goût difficilement identifiable. Entre le pas-assez-du-tout, et le trop-un-peu-flou. Et de quoi ça parle ? De Britannia, aux temps anciens, au moment où les romains décident de s’attaquer de nouveau à cette terre pour faire plier ce village d’irréductible gau… ah non ! Bref, vous aurez saisi le concept.

Objectif : Prendre possession de Britannia. Par quel moyen ? Tous sont bons pourrait-on dire. Comme faire de multiples alliances, jouer un double jeu, manipuler et pourquoi pas, faire un voyage aux enfers. Oui, oui, vous avez bien lu. Pas ou peu d’actions, mais du fantastique un peu brumeux sera au rendez-vous. Des druides, des incantations, des dieux… Une magie étrange et mystique, qui pue parfois la crasse et la luxure.

Et si cette ambiance un peu flou, un peu entêtante, voire évanouissante, est plutôt intéressante, il n’en reste pas moins que cette première saison manque d’actions. Si bien qu’on ressort parfois de certains épisodes avec une sensation de vide, se demandant à juste titre ce qui s’est finalement passé durant ces quarante cinq minutes. En revanche, l’aspect historique est extrêmement bien mis en scène, que ce soit dans les costumes, les décors ou le jeu des acteurs.

En bref :

Une première saison un peu étrange, à l’ambiance particulièrement étourdissante qui nous laisse finalement sur une note de j’en-ai-pas-eu-assez et j’en-veux-encore-plus. À voir !

The Marvelous Mrs Maisel – Saison 01

Date de sortie : 2017
Diffusée sur : Amazon Prime Video
Genre : Comédie dramatique
Saisons : 2 (en cours)
Synopsis : Dans le New York de 1958, Miriam “Midge” Maisel a tout ce dont elle peut rêver : un mari parfait, 2 enfants et un appartement élégant dans l’Upper West Side. Mais sa petite vie parfaite prend un virage inattendu lorsqu’elle se découvre un talent pour le stand-up.

Notation :

Avis :

Les années 60. New York. L’Upper West Side. Une vie bien rangée, un mari aimant et deux enfants en bonne santé. La vie de Miriam Maisel est parfaite. Du moins, jusqu’à ce que son mari lui annonce qu’il a une maîtresse. Cette stupide secrétaire qui sait à peine tailler un crayon avec un taille crayon automatique… Coup dur pour Miriam qui décide de se saouler. De cette succession de verre d’alcool, elle se découvrira un talent pour le stand up et… l’exhibitionnisme.

Autant dire que cette série est exceptionnelle. La saison 1 nous offre autant de tranches de rire que de moments plus émouvants. On est complètement immergé dans un New York des années 60, avec les beaux-quartiers, et les bars un peu plus crasseux. Le contraste est délectable, d’autant qu’il nous permet de découvrir les deux facettes de New York à cette époque.

Evidemment, cette série ne tourne qu’autour de la pétillante Miriam, et ce n’est pas pour nous déplaire ! Bien au contraire ! Indépendante, vivante, déterminée, Miriam est une femme forte qui n’a pas besoin d’un homme, comme de nombreuses femmes le pensent à cette époque, pour vivre sa vie comme elle l’entend et être épanouie. Une série puissante sur l’émancipation des femmes, à l’image de La servante écarlate. Drôle et lumineuse, Mrs Maisel a encore, j’en suis sûre, encore beaucoup de choses à nous raconter…

En bref :

Une première saison exceptionnelle qui se déguste aux petits oignons. Mrs Maisel nous prouve la force des femmes à une époque où il leur était difficile de s’affirmer, voilà une série qui fait un bien fou !

My First First Love

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : Netflix
Genre : Comédie romantique
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : Quand des raisons personnelles poussent des amis de Yun Tae-o à emménager chez lui, la maison devient le théâtre de leurs aventures sentimentales.

Notation :

Avis :

Netflix se met doucement au drama coréen, et après nous avoir ravie avec Kingdom, ils nous servent une comédie romantique aux petits oignons. Sous des aires de sitcoms américaines, My First First Love raconte l’histoire de cinq amis, entre leurs déboires amoureux et leurs tumultueuses vies personnelles.

Cette première saison n’a rien à envier à de nombreux autres dramas coréens déjà sortis auparavant. Elle reste plutôt basique, dans la lignée de ce que nous offre la Corée du Sud. Des romances, qui cachent des sentiments bien plus profonds, deux âmes qui s’aiment sans se l’avouer, et évidemment, toute la trame de fond propre aux dramas coréens, qui donne à cette série plus de saveur que si elle s’avérait juste être une romance bateau. Parce que dans My First First Love, on parle des difficultés financières qu’on trouve en Corée du Sud, on parle, à l’inverse, de la richesse qui coule à flots, mais également du « qu’en dira-t-on » et de l’apparence. Des sujets forts, traités parfois avec dérision et parfois avec sérieux.

Si on peut reprocher quelque chose à cette série, c’est qu’on reste encore trop dans la pudeur – encore trop – propre aux dramas coréens. Il faut attendre plusieurs épisodes pour enfin en voir se tenir la main. Sur cet aspect, on est bien loin des sitcoms américaines. Cela s’explique sans doute par une différence culturelle, bien que les récents événements qui ont fait trembler le monde du showbiz coréen pourraient contredire cet état de fait. Par ailleurs, on notera la présence du leader du groupe de pop coréenne B1A4 : Jinyoung.

En bref :

Finalement, cette première saison se révèle légère, parfaite pour passer un moment sans prise de tête, même si certains sujets forts restent traités avec sérieux. On déplorera juste la quasi-absence de contacts physiques pourtant propres aux comédies romantiques.

The Rain

Une série qui m’a été recommandée et que je ne regrette pas d’avoir découvert, je vous parle de la première saison de The Rain. Du post-apocalyptique, qui surfe sur la vague du survival.

Synopsis : Six ans après l’apparition d’un virus mortel ayant éliminé plus de la moitié de la population, un frère et une sœur partent à la recherche d’un abri dans un monde devenu périlleux.

Avis :

Du déjà vu…
The Rain est une série danoise qui reprend les codes du genre post-apocalyptique sans y apporter rien de nouveau. Un élément déclencheur qui provoque la « fin du monde », une équipe qui tente de survivre malgré les dangers, des personnages qui réagissent chacun d’une manière différente, une entreprise qui se cache derrière tout ça… C’est du déjà vu. Cette série semble respecter une sorte de cahier des charges, cochant les cases des éléments à mettre absolument dans une série post-apocalyptique à tendance survivaliste, à l’image de The Walking Dead, mais sans les zombies. Toujours dans cette même optique du survival, nous avons les sempiternelles cannibales, et autres machinations alors même que le monde agonise. Les personnages n’ont rien de transcendants non plus, bien campés dans leur rôle. Et si le titre semble représenter la pluie comme élément fondamental de la série, on en vient à en douter en suivant ces huit épisodes, nous offrant une saison bien trop courte pour vouloir absolument une suite.

Mais qui fonctionne…
Néanmoins, malgré ce cocktail d’éléments déjà vus et revus, l’angoisse s’installe. Nous suivons ce groupe de jeunes, entre flash-backs de leur passé et qui ils sont désormais. Et si la série nous entraîne dans un pays scandinave désertique, elle nous projette également plusieurs causes de « fin du monde » possible, relevant presque de la satire sociale. Égoïsme, pouvoir, toute puissance, ce que les desseins d’une multinationale provoque sur le monde… L’ambiance se révèle pleine de tension, portée par une réalisation qui vaut néanmoins le détour. Les musiques de fond participe d’ailleurs à l’atmosphère générale, la rendant parfois triste, parfois terrifiante, ou encore alarmante. Huit épisodes, c’est cependant bien trop court pour accrocher à une série au point d’en vouloir absolument une suite… Le point le plus négatif d’ailleurs !

Au final, une bonne série qui reprend des codes déjà existants, nous offrant des épisodes sans grandes originalités mais qui fonctionnent… Je déplore le peu d’épisodes et leur faible durée d’à peine quarante minutes. Une saison 2 est néanmoins prévue.

Superior Donuts

Une comédie américaine fraîche et drôle, je vous parle de Superior Donuts, qui malheureusement se voit annulée…

Synopsis : Les relations entre un vendeur de donuts, son nouvel employé et leurs patrons dans un quartier de Chicago en voie d’embourgeoisement.

Avis :

Drôle et délicieux…
À la recherche d’une série détente pour ne penser à rien d’autre que relâcher la pression, je suis tombée sur cette série. Et si j’hésitai un peu avant de me lancer, le superbe donut a achevé de me convaincre. Je me suis donc lancée, avec comme objectif : passer un bon moment en ne pensant à rien. Et quelle réussite ! Cette série est drôle, fraîche et j’ajouterai terriblement tentatrice et délicieuse. C’est donc, aussi bien un régal pour les yeux que pour les papilles qui ne font que hurler qu’elles aussi, veulent goûter à ces merveilleux donuts. D’ailleurs, dans la série, le donut coûte 0.85 dollars, ce qui après conversion donne : 73 centimes. Des donuts à ce prix là j’en mange tous les jours !

Révélateur de vérités…
Mais outre l’humour bien présent, cette série a également le mérite de mettre en avant des réalités difficiles présentes aux Etats-Unis et plus particulièrement à Chicago. Le racisme, la discrimination, la pauvreté et le phénomène de la gentrification… Nous sommes embarqués dans le quotidien d’un jeune noir, d’une jeune latina, d’un iranien, et même de la police de Chicago. Tout ça confronté à la vie de l’homme blanc et les contrastes sont effarants ! C’est ainsi que sous des aires de comédie burlesque, cette série nous expose des réalités dramatiques sur la différence de traitement entre les personnes, selon leur couleur de peau, ou leur origine.

Au final, une série porteuse de sujets bien plus intéressants que ce qu’elle peut bien montrer. Pour passer un bon moment, entre rire et donuts, vous êtes au bon endroit !

Ookami Shoujo to Kuro Ouji (Wolf Girl & Black Prince)

Un animé que j’avais regardé lors de sa sortie, et que dans un sentiment de nostalgie je me suis refait en entier, je vous parle de Ookami Shoujo to Kuro Ouji.

Synopsis (issu de Nautiljon) : Erika Shinohara, vaniteuse élève de seconde, fait croire à tout le monde qu’elle vit une histoire d’amour sulfureuse et passionnée. Pourtant, à l’âge de 16 ans, Erika n’a même jamais eu de copain. Sommée d’apporter une preuve de son idylle, elle prend en photo un beau jeune homme croisé dans la rue qu’elle présente comme son petit ami. Malheureusement, celui-ci s’avère être un élève de son lycée dont la sournoiserie n’a d’égale que sa grande beauté. Erika se retrouve alors piégée par Sata, ce dangereux manipulateur qui ne taira son mensonge que si elle devient son esclave…

Avis :

Un bon vieux shôjo…
Dans cet animé, qu’on se le dise, rien de nouveau qui révolutionnerai le genre du manga pour fille. Nous avons les sempiternelles moments qui font palpiter notre petit cœur, les moments de doutes, les moments de colère, les moment d’amitié… Bref, tout est là, allant du coureur de jupons, à la meilleure amie. La jeune Erika est d’ailleurs le stéréotype de la fille banale, qui ressemble véritablement à toutes les japonaises types. Ce qui rend son histoire avec le beau garçon inaccessible d’autant plus palpitante ! Parce que c’est bien là que se situe la différence. Si cet animé était une banale histoire romantique entre un garçon canon mais taciturne et une nana gentille mais simplette, je n’aurai, à mon avis, même pas poser le regard dessus. Non, ici, nous avons une intrigue bien différente…

Porté par un personnage hors-norme…
Parce que ce qu’on retrouve souvent dans les mangas pour filles c’est la présence du gars super beau, charmeur et serviable à souhait. Bref, le gendre idéal ! Si j’apprécie quand on nous casse les codes, je pense d’ailleurs à Switch Girl qui est un de mes mangas favoris, celui-ci nous présente un héros d’apparence inaccessible mais agréable. Pourtant… Lorsque l’on s’approche un peu plus, on remarque qu’il est tout l’opposé. Manipulateur, méchant, froid, distant, et pire encore… dominant ! Et c’est ainsi que la douce Erika se retrouve aux ordres du terrible Sata, qui la prend clairement… pour son chien. Bien heureusement, on n’a pas de mention lourde du style « chienne », etc… ça reste bien évidemment bon enfant, c’est tout de même un manga pour les jeunes filles d’une douzaine d’années.

Au final, un animé palpitant, qui vous fera passer un bon moment. J’apprécie les shôjos qui cassent les codes et celui-ci en fait partie !


Young Sheldon

En fervente spectatrice de la série The Big Bang Theory, dont je suis en train d’achever la saison 11, je me suis lancée dans le spin off consacré à l’enfance du brillant Sheldon : Young Sheldon.

Synopsis : Dans ce prequel de The Big Bang Theory centré sur la jeunesse de Sheldon Cooper, le jeune prodige, doué d’une intelligence sans pareil pour les sciences et les mathématiques, apprend à ses dépens que ces qualités ne sont pas d’une grande aide dans l’est du Texas, où l’Eglise et le football sont rois. Très vite, sa différence impacte les membres de sa famille. Et lorsqu’il intègre, à l’âge de 9 ans, le lycée, le jeune garçon, vulnérable et naïf, va devoir faire face au monde qui l’entoure.

Avis :

Un spin off instructif…
C’est avec une certaine appréhension que je me suis lancée dans cette série. Appréciant particulièrement le côté « pop culture » assumé de la série, j’avais peur de la perdre totalement dans ce spin off, et j’avais presque raison. Du moins, ma déception est bien amoindrie, car j’ai finalement pu trouver autre chose. En effet, ce spin off se révèle être fort instructif sur l’origine de certaines manies du brave Sheldon : le pourquoi des contrats par exemple. Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est découvrir l’évolution de ce personnage, plutôt atypique une fois adulte, mais terriblement mignon et intéressant lorsqu’il était enfant.

Une comédie familiale…
Ainsi, j’ai dévoré cette première saison, comme je dévore le pot de pâte à spéculos. Néanmoins, loin de s’adresser à un public « geek », bien que The Big Bang Theory brasse un public très large, cette série se positionne vers un public familial, le contexte lui-même s’y prêtant. Sheldon est entourée de sa famille, une famille atypique aussi. Un père coach, un frère un peu stupide, une sœur cynique à faire peur, une mère religieuse et têtue et une grand-mère perchée, cette famille est passionnante et évidemment, terriblement drôle. Si vous cherchez une série à regarder pour vous détendre, en famille ou seul, Young Sheldon est celle qu’il vous faut !

Au final, une série familiale drôle et instructive sur l’enfance de Sheldon. Une série « détente » à consommer sans modération !

The Terror

Tombée dessus un peu par hasard, je me suis lancée dans la saison 1 de The Terror, me demandant sur quoi j’étais tombée. Une découverte intéressante.

Synopsis : 1845. Une expédition de la Marine Royale britannique entreprend un pénible voyage à la recherche du Passage du Nord. Confronté à des conditions périlleuses avec des ressources limitées, l’équipage peine à garder espoir dans ces territoires rudes et inexplorés. Gelés, isolés et coincés à l’autre bout du monde, dans l’Arctique, les hommes doivent lutter, non seulement pour survivre contre les éléments, mais aussi les uns avec les autres. Certains d’entre eux commencent à croire à la malédiction d’une mystérieuse créature qui les faucherait un à un…

Avis :

Un thriller horrifique…
Vendu comme un thriller horrifique, j’avoue trouvé la mention un peu trop grandiloquente pour ce que ça donne. The Terror ne fait pas si peur que ça, et pire encore, ne fait pas si « horreur » que ça. Certes, le suspense est bien amené, certaines scènes sont sanglantes… Mais je pense que l’aspect thriller horrifique se fait évincer par un thriller psychologique plus intense et passionnant. En effet, plutôt que cette « malédiction » dont parle le synopsis, c’est bien plutôt le côté humain et le moral des troupes qui font leur effet. Que se passe-t-il pour un équipage perdu dans un décor monotone et désertique pendant de longues années ? Sur leur esprit, leur corps ? The Terror est ainsi un condensé de carences, de scènes sanglantes, dérangeantes et plus encore, d’esprits déboussolés, d’esprits tordus et cinglés. The Terror c’est le nom du bateau, mais c’est aussi ce qui se passe pour l’équipage, perdu entre une créature tout droit sortie des enfers et des hommes déstabilisés par une faim de l’esprit et du corps, les rendant irascibles.

Une série lente mais addictive…
La première impression que j’ai eu, après les trois premiers épisodes, est cet effet lenteur presque omni-présent. C’est lent, et même quand l’action se met en place, on garde cet aspect brumeux, et indolent propre à l’ambiance de la série. Cette lenteur, qui aurait pu me faire fuir, est néanmoins maîtrisée, nous immergeant davantage encore dans ce décor désertique, chaotique et destructeur. Dans le froid, sous la brume, aux prises du vent glacial, les hommes vivent ou plutôt tentent de survivre pour une expédition insensée en plein cœur de l’Arctique. Et les épisodes défilent, sans vraiment qu’on s’en rende compte. Ils défilent et on devient rapidement accro à cette série, qui n’avait l’air, au début, que d’une adaptation un peu ratée. Une réussite donc pour AMC, qui cherche sans doute sa nouvelle figure de proue après The Walking Dead.

Au final, une série un peu longue à démarrer, dans un décor intense, où les esprits s’échaufferont bien plus que les corps… Reste à savoir si la créature les tuera en première, ou bien eux-mêmes…

Altered Carbon – COUP DE CŒUR

Une série télévisée cyberpunk qui nous propulse dans un univers sombre et sanglant, je vous parle d’une série coup de poing : Altered Carbon.

Synopsis : Takeshi Kovacs est un ancien soldat et seul survivant d’un groupe de guerriers d’élite vaincus lors d’un soulèvement contre le nouvel ordre mondial. Son esprit est emprisonné « dans la glace » pendant des siècles, jusqu’à ce que Laurens Bancroft, un homme extrêmement riche et vivant depuis plusieurs siècles lui offre la chance de vivre à nouveau. En échange, Kovacs doit résoudre un meurtre … celui de Bancroft lui-même.
Adapté du roman de Richard Morgan.

Avis :

Du Cyberpunk travaillé…
À tous les fans d’univers de science-fiction qui puent la crasse, vous serez servi ici. On retrouve tous les codes du Cyberpunk et cela nous permet donc d’effectuer un petit tour d’horizon du genre. Le cyberpunk est un sous-genre de la science-fiction que l’on rapproche souvent à la dystopie bien que bien plus noire que celle-ci. Dans ce terme, on retrouve le « cyber » de « cybernétique » et le « punk », laissant entendre que nous sommes dans un monde où la technologie est très avancée et où la violence coule de tous les pores. L’univers est donc bien sombre, sanglant, et terriblement pessimiste, dans un futur proche, où les avancées technologiques sont partie intégrante de l’ambiance noire. Elles en sont même la cause. Le héros est également un cas à part puisqu’il se révèle être cynique, il se moque de tout et n’en a rien à faire de rien. Bref, un anti-héros pur et dur. Pour vous replacer un peu dans les classiques, on peut citer les bien connus Matrix, Blade Runner, ou encore Akira, Ghost in the shell et même Psycho Pass dont j’ai parlé il y a quelques temps sur le blog.

Un univers noir et sanglant…
On retrouve donc dans cette série tous les codes cités plus haut. Si bien qu’on se retrouve embarqué dans une ambiance sombre, crasseuse et terriblement sanglante. Interdite au moins de 16 ans, la violence est omni-présente et n’est pas là pour rien. Elle s’explique par l’intrigue même. En effet, sans rien dévoiler de primordiale, l’univers est basé sur la vie éternelle, de sorte que les corps, considérés comme de simples enveloppes, ne sont plus qu’un outil pour vivre et non plus une nécessité, la conscience des habitants étant sauvegardée dans une pile. Ainsi, si la pile reste intacte, les personnes peuvent être « renveloppées » dans un autre corps. À partir de là, on comprend tout à fait pourquoi la violence est omni-présente. Dès lors, se pose énormément de questions sociétales et philosophiques. Des questions qui nous font réfléchir nous aussi.

Des humains ou des monstres ?
Une telle intrigue de base met en avant énormément de choses. Et notamment, cette question qui persiste tout le long de cette première saison : si l’on vit pour l’éternité, sommes-nous des humains, ou des monstres ? Même si cette thématique reste en filigrane, elle se rappelle à nous régulièrement dans les actes de certains personnages. Pour regarder cette série, il faut avoir le cœur accroché, ne pas croire en l’âme humaine et la beauté de celle-ci, il ne faut pas avoir peur de porter un autre regard sur l’Homme. L’Homme et ce qu’il est capable de faire… C’est dur et terriblement éprouvant pour l’esprit. Mais ça en devient jouissif. J’apprécie tout ce qui est noir : d’où ma passion pour la dark fantasy ou la dark romance et, le cyberpunk. Parce que ces genres font ressortir des aspects de l’être humain difficiles à appréhender mais bien réels. Même si cette série est fictive, même si une telle technologie n’est pas encore prête à voir le jour, on en vient à douter. À se demander si oui ou non, l’espèce humaine pourrait tourner ainsi… Si nous sommes des humains ou des monstres…

Au final, j’ai regardé cette première saison en deux jours, mettant totalement de côté mes lectures. Je n’attends plus qu’une seule chose, la saison 2 qui devrait arriver mi-2019, autant dire qu’on a le temps… Du coup, ça me donne envie de lire les romans, en attendant ! Une série à voir, un véritable coup de cœur !


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Lost in space

Perdus dans l’espace, sur une planète inconnue, pleine de dangers… Je vous parle d’une série addictive et qui fait un bien fou après le bide des Inhumains : Lost in space.

Synopsis : La famille Robinson a été sélectionnée pour avoir la possibilité de reconstruire leur vie dans un monde meilleur. Mais lorsque les colons font face à des difficultés pour accéder à leur nouveau foyer, ils vont devoir forger de nouvelles alliances et travailler ensemble afin de pouvoir survivre dans cet environnement étranger et hostile se situant à des années-lumière de leur destination initiale.

Avis :

Un monde sur le point de mourir…
Cette série démarre comme beaucoup d’autres. Le besoin de survivre, de quitter une planète sur le point de mourir. En effet, sur la Terre, l’air devient irrespirable, il est urgent de trouver une solution. Toute trouvée elle est, puisque plusieurs vaisseaux « Jupiter » quittent la Terre pour une nouvelle Planète habitable. Mais voilà… Leur périple ne va pas se passer comme prévu. Cette série s’ancre donc dans un univers plutôt « bateau » avec un point de départ loin d’être original. La planète Terre qui se meure est un concept vu et revu (d’ailleurs, tout récemment de mon côté aussi, avec Downsizing). Pourtant, la manière dont l’intrigue est amenée ici nous fait oublier même la raison de leur départ, nous propulsant sur cette nouvelle Planète recelant mille dangers, perdus dans l’espace…

L’épopée d’une famille…
Ce qui est autrement plus original que le point de départ de toute cette aventure est l’aspect « famille ». Parce que nous n’avons pas une équipe scientifique et militaire (bien que ça y ressemble un peu) qui se prépare à la découverte de nouvelles planètes (rappelant un peu Star Trek, ou Star Gate), mais bien une épopée familiale. C’est la famille Robinson que nous suivons, dans leurs beau et mauvais moments. On a alors toutes les thématiques qui se rapportent à la famille comme les disputes, le divorce, etc… Finalement, cette série c’est l’aventure d’une famille qui tente de survivre sur une planète inconnue et dangereuse. Et s’ils s’y connaissent tous dans de nombreux domaines, tout semble crédible, vu qu’on nous explique qu’ils ont subit des entraînements etc… Sinon, j’avoue que j’aurai douté de certaines choses.

Film VS Série…
Après avoir vu la première saison de cette série, je me suis dit : et si je me refaisais le film ? Et c’est ainsi que Perdus dans l’espace est venu pointer le bout de son nez sur mon ordinateur. Le revoir après plusieurs années, et surtout après cette série, me laisse un arrière goût d’inachevé. C’est là qu’on prend l’ampleur des avancées technologiques en matière d’effets spéciaux. Si le film est toujours un bon moment à passer, il n’en reste pas moins que la série est bien plus cohérente et aboutie (vous me direz, plutôt logique vu qu’elle s’étale dans la durée, contrairement au film qui dure 2h). Plus cohérente, surtout dans la relation des protagonistes entre eux, leur relation et leur passif. Je pense notamment au Docteur Smith, ou encore à la relation entre le Robot et l’enfant qui semble très incongrue dans le film, en comparaison au lien qu’ils ont dans la série.

Au final, une excellente série qui, bien que proche du film des années 90, s’en éloigne assurément pour nous tenir en haleine de bout en bout. À voir !


◊ Bande annonce ◊