Carnival Row – Saison 01

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : Amazon Prime Video
Genre : Fantasy
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : Dans un monde fantastique à l’époque victorienne, où les créatures mythologiques doivent cohabiter avec les humains, le détective Rycroft Philostrate et une fée réfugiée du nom de Vignette Stonemoss vivent une dangereuse relation au cœur d’une société de plus en plus intolérante.

Notation :

Avis :

Les fées, fuyant leur territoire colonisé par le Pacte, se retrouvent sur les terres des hommes, où il semblerait qu’ils ne soient pas si bienvenus que ça… Nous suivons dès lors deux amants séparés : un inspecteur humain et une fée nouvellement arrivée.

Dévorée en quelques jours, cette série fut une merveilleuse découverte. Il faut dire que l’univers et l’intrigue sont parfaitement dosé pour nous captiver et nous propulser dans ce décor incroyable qu’est celui de l’époque Victorienne. Fantasy dans un univers historique, quoi de mieux pour se perdre, les yeux grands ouverts ?

Vous l’aurez compris, je suis tombée en pamoison devant cette série télévisée, qui, à mon sens, a toutes les qualités pour devenir la nouvelle Games Of Thrones tant recherchée par les plateformes de VOD. Un décor incroyable, une intrigue captivante, faite de rebondissements et de surprises, et de la fantasy plutôt sombre, qui nous interroge encore davantage. On veut, absolument, en savoir plus sur les différentes créatures. Sur leur histoire, leur terre, et l’avant encore. On veut connaître leur vie avant l’horreur de l’invasion. On veut tellement en savoir plus, qu’on espère déjà de nouvelles séries plantées dans cet univers tant celui-ci est d’une richesse incroyable.

On notera la dimension très forte de la tolérance mise en avant, et le parallèle qu’on peut réaliser finalement avec notre société moderne. Tolérance, discrimination, racisme, pauvreté, inégalités… Tous ces thèmes sont mis en avant. Avec, une mise en exergue également de l’auto-cumulation des inégalités, sujet sur lequel je travaille beaucoup en économie.

Pour terminer, mention spéciale pour le casting plutôt remarquable, puisque le couple vedette n’est autre qu’Orlando Bloom et Cara Delevingne.

En bref :

De la dark fantasy passionnante et palpitante, entre rebondissements et surprises. Une série à découvrir d’urgence !

The Terror – Saison 02

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : AMC
Genres : Thriller / Horreur
Saison : 2
Synopsis : Durant la Seconde Guerre mondiale, un spectre terrifiant menace la communauté nippo-américaine regroupée dans des camps d’internement au sud de la Californie suite à la guerre du Pacifique.

Notation :

Avis :

En plein cœur de la Seconde Guerre mondiale, les japonais vivant aux Etats-Unis sont parqués dans des camps d’internement. En plus de la menace constante qu’est la colère des américains à leurs égards, les japonais, et particulièrement Chester et sa famille, doivent faire face à d’étranges événements, aussi terrifiants que mystérieux…

Si la première saison avait un côté lenteur maîtrisée, provoquant finalement, une tension bienvenue, cette deuxième saison, toujours aussi lente, perd néanmoins de l’ambiance suffocante de sa prédécesseur. Des scènes soporifiques sont entrecoupées de scènes plus horrifiques, bien qu’on cherche encore la terreur et ce sang qui se glace comme lors de cette attente dévastatrice de la première saison.

Vendue comme une série horrifique, The Terror Infamy n’est pas à la hauteur, malgré finalement une intrigue posée dans un décor plutôt bien campé. Parce que nous sommes immergés dans une Amérique qui déteste à la fois les japonais et leur culture. Nous sommes immergés dans une époque bien souvent présentée, mais sous un jour nouveau et un point de vue très différent. C’est ce qui fait que cette série mérite tout de même d’être vu. Ne serait-ce que pour ressentir finalement cette représentation d’une Amérique coupable de maltraitance envers les japonais habitant aux Etats-Unis.

Série horrifique qui n’en a que le nom donc, mais qui aurait pu sortir du lot, et notamment grâce à son intrigue basée sur les croyances japonaises. Croyances pour le moins terrifiantes, du moins, en apparence. Puisque finalement, elles ne sont pas du tout bien mises en évidence. Dommage donc, pour cette deuxième saison pas le moins du monde glaçante…

Terminons par parler néanmoins d’une scène en particulier vers la fin de la saison, qui vaut, à mon sens le détour, et d’où découle une terreur psychologique aiguë, et pose le doute sur l’humanité. Je parle évidemment du bombardement d’Hiroshima, et la manière dont cela a été accueilli aux Etats-Unis…

En bref :

Une saison deux moyenne, loin de l’horreur promis et un peu trop lente pour être véritablement addictive. À voir pour le folklore japonais et l’époque choisie.

Peaky Blinders – Saison 05

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : BBC
Genres : Historique / Drame
Saisons : 5 (en cours)
Synopsis : Tommy Shelby restera-t-il député du Labour ? Alors que l’Angleterre plonge dans la crise de 1929 et voit monter le péril totalitaire, le chef des Peaky Blinders prend des décisions qui vont affecter la nation tout entière.

Notation :

Avis :

Crise de 1929, montée du totalitarisme, comment réagissent les Peaky Blinders face à ce monde qui bouge, et pas dans le bon sens ? Après avoir perdu une large partie de leur fortune, les Peaky Blinders reviennent à leurs vieilles affaires, entre trafic de drogues et préméditation de meurtre…

Quelle saison que cette cinquième pépite de la magnifique série Peaky Blinders ! Les femmes sont là encore au centre de la série, mettant en avant leur force de caractère et de décision. Et puis, cette montée du fascisme… Et leur réaction… La réaction d’un groupe de gitans face à la montée du totalitarisme, du racisme et de la xénophobie. Difficile de rester de marbre, difficile de fermer les yeux devant cette partie de notre Histoire bien dure à digérer.

Comme vous pouvez le voir, je suis plutôt emballée par cette cinquième saison, qui est, je pense, la meilleure de tous. La plongée historique est si réaliste, dans ses décors et ses dialogues qu’on en vient à s’y perdre. Les manipulations, les histoires conjugales, l’émancipation des femmes… Une saison qui reprend tous les codes qui font de Peaky Blinders une série incontournable.

On notera la superbe du travail réalisé par Cillian Murphy sur son personnage : de plus en plus torturé, tourmenté, en détresse… Tout à fait dans l’ambiance magistrale et décadente de cette cinquième saison.

En bref :

La meilleure saison de Peaky Blinders, qui nous propulse à une époque difficile pour la société, provoquant la montée du totalitarisme. À voir, et à revoir ! En ce moment sur Arte !

Joker – Todd Phillips

Titre original : Joker
Durée : 2h02
Réalisateur : Todd Phillips
Date de sortie : 9 octobre 2019
Genre : Drame
Avertissement : Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des spectateurs (Interdit aux moins de 12 ans)
Synopsis : Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société.

Notation :

Avis :

Arthur Fleck, clown et souffrant d’une psychose, est sans cesse rejeté par la société. Dès lors, il n’y a qu’un pas pour devenir le Joker…

C’est le film de cette fin d’année. Puissant. Dévastateur. Perturbant. Joker est un biopic, contant la descente aux enfers d’Arthur Fleck qui n’aurait jamais du souffrir… Un film qui remet toute sa dimension humaine au personnage connu de tous du Joker, ennemi juré de Batman. Un film qui déroute, qui secoue. Un film qui ne s’oublie pas.

Tout commence par la cruauté. Par la crasse. Par l’horreur et le désespoir. Puis de révélations en rencontres, Arthur Fleck se perd dans un ailleurs, où il n’est plus le souffre-douleur, mais plutôt l’étincelle d’où émergera la flamme de la révolution. Joker peint la descente vers la plus pure folie d’un homme brisé par la société, qui utilisera tous les moyens nécessaires pour s’en sortir, peu importe les conséquences.

Ce que j’ai adoré dans ce film c’est de nous obliger à porter un autre regard sur ce personnage clairement défini comme méchant dans l’univers de Batman. Pourtant, ici, on lui rend son humanité, et on en vient à se sentir mal, terriblement mal, coupable aussi, gêné, par ce qu’il a subi. Devant l’injustice, on en vient presque à comprendre son évolution et sourire avec lui.

Pour terminer, mention spéciale évidemment à la magistrale prestation de Joaquin Phoenix, qui a donné de lui aussi bien sur le plan physique (un corps décharné qui fait mal à regardé) que psychologique dans son appropriation du personnage.

En bref :

Un excellent film qui mérite amplement le tapage qu’il a suscité à sa sortie. Un film qui se veut sérieux, dérangeant et qui remet en question notre vision du Joker, nous prouvant une fois encore que tout n’est pas que noir ou blanc.

Veronica Mars – Saison 04

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : Hulu
Genre : Policier
Saisons : 4 (en cours)
Synopsis : La réputation de Neptune et son activité touristique sont mises à mal lorsque des étudiants fêtards sont retrouvés assassinés en pleine période du Spring Break. La famille de l’une des victimes fait appel à Mars Investigations pour retrouver le meurtrier de leur fils. Une fois encore, Veronica est embarquée dans une enquête aux rebondissements multiples, où le danger est omniprésent.

Notation :

Avis :

Neptune et le Spring Break, le paradis pour les étudiants jusqu’à ce que les bombes explosent. Commence alors une enquête des plus mouvementés pour Veronica Mars et son père, bien décidé à mettre le doigt sur ce qui coince…

Quel plaisir que de retrouver Veronica Mars qui nous avait laissé un souvenir impérissable lors des 3 saisons précédentes. Une femme forte, sûre d’elle, déterminée… voilà ce qu’on retiendra de ce personnage. Plus encore, ici, elle nous montre son caractère nonchalant, indolent, presque inconscient. Elle nous ravie avec sa force, et sa manière d’enquêter.

En parlant d’enquête, celle-ci est condensée sur huit épisodes, dur quand on sait que les saisons précédentes étaient constituées de la bonne vieille vingtaine d’épisodes qui viendrait presque à nous manquer. L’enquête est passionnante, pleine de rebondissements, d’action, sans temps mort, efficace, mais voilà… De fait, ces huit épisodes rendent le tout un peu trop rapide.

Pour terminer, mention spéciale à la fin de la saison, qui aura eu l’audace de faire sortir un véritable torrent de larmes de mes yeux…

En bref :

Une suite bienvenue, pour une enquête passionnante, mais qui laisse un goût de pas assez. Un plaisir néanmoins de retrouver le personnage de Veronica Mars.

Late Night – Nisha Ganatra

Titre original : Late Night
Durée : 1h43
Réalisateur : Nisha Ganatra
Date de sortie : 21 août 2019
Genre : Comédie
Synopsis : Une célèbre présentatrice de « late show » sur le déclin est contrainte d’embaucher une femme d’origine indienne, Molly, au sein de son équipe d’auteurs.
Ces deux femmes que tout oppose, leur culture et leur génération, vont faire des étincelles et revitaliser l’émission.

Notation :

Avis :

Pas satisfaite de son équipe de rédaction, une humoriste et présentatrice de show télévisé demande à ce qu’une femme soit embauchée. Molly vient donc remplir le quota ethnique et genré de la rédaction. Mais voilà, il semblerait que les idées de la jeune femme fasse mouche, permettant peut-être d’éviter l’évincement de la grande Katherine.

Très bon film que voilà, découvert, je l’avoue, un peu par hasard. Late Night est une comédie avec la femme placée au premier plan. Féminisme mal placé ? Comme cela arrive de façon récurrente dans les nouveautés. Ici, ce n’est pas du tout le cas. Tout en élégance, le thème de l’affirmation des femmes est mis en avant, avec en filigrane un humour plutôt fin. Deux entités s’opposent, provoquant un contraste intéressant. On a Katherine, blanche, riche, la cinquantaine bien entamée. Et d’un autre côté, Molly, d’origine indienne, modeste et plutôt jeune.

Si la thématique de la jeune femme issue d’une minorité est bien amenée, avec force d’humour, ce n’est pas tant sur cela que la femme prend toute sa place. C’est bien au sujet de Katherine, avec sa difficulté face aux changements, son incompréhension du monde moderne, et puis finalement, son émancipation des règles, des normes… Sa volonté de sortir du moule et de se servir de ce qui fait d’elle son identité pour s’affirmer, en tant que femme, certes, mais également dans son métier, menacé par un homme misogyne.

Vous l’aurez compris, Late Night est un très bon film sur l’émancipation féminine et le succès dans un métier souvent dominé par les hommes. Un merveilleux message est donc transmis à qui saura le réceptionner. Terminons cet avis en saluant la prestation de la grandiose Emma Thompson, qui avait déjà pu nous charmer dans My Lady, et qui aura terminer de nous convaincre quant à son talent ici.

En bref :

Une très bonne comédie, légère, qui traite néanmoins du thème fort de l’émancipation féminine. Dans l’ère du temps, un film à voir !

Focus on… S01E01 Batwoman

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : The CW
Genre : Fantastique
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : Kate Kane alias Batwoman arpente les rues de Gotham City, armée de son franc-parler et de son sens de la justice. Mais avant d’assumer pleinement son rôle, elle doit vaincre ses propres démons…

Détails : 

Batwoman est une nouvelle série télévisée, réalisée par Caroline Dries avec dans le rôle titre, Ruby Rose, qu’on peut retrouver, notamment, dans Orange is the new black ou Pitch Perfect 3 il me semble. En outre, cette série est un énième spin off du Arrowverse à l’image de Flash que j’ai abandonné, Legends of Tomorrow qui me semble être une bonne blague ou encore Supergirl un peu trop douce à mon goût. Que nous réserve donc le premier personnage de l’univers DC ouvertement gay, et surtout, Gotham ! Oui, que nous réserve notre bonne vieille Gotham qu’on aura clairement adoré dans la série du même nom.

Avis :

Bon, est-ce vraiment une surprise si je vous avoue que le premier épisode m’a quelques peu laissé un arrière goût désagréable ? On retrouve les mêmes problèmes que je me rappelle avoir soulevé dans Legends of Tomorrow. Tout va si vite qu’on croirait à une grosse blague !

Dans ce première épisode d’un format basique de 40 minutes, tout se passe. Mais clairement tout. On passe d’un retour dans la ville à une nouvelle identité, puis un sauvetage et un cœur brisé. Et encore j’en passe. Tout va si vite qu’on retrouve pas mal de stéréotypes dans l’univers des super-héros. De quoi très clairement faire grimacer, d’autant plus lorsqu’on se dit que ce n’est que le pilote de la série.

Autrement, sur l’aspect LGBT très revendiqué apparemment (notamment par le choix de l’actrice j’ai pu lire), il est très clairement mis en avant. Et outre les préférences sexuelles des uns et des autres, on sent que les romances (et une en particulier) vont être sans doute fortement mises en avant. Ce qui, je pense, pourrait devenir lourd sur le long terme. J’espère donc que ce n’est qu’un effet trompeur et que seul le premier épisode se révélera ainsi.

Il me semble intéressant également de parler du fait que si Batman est plus d’une fois mis en avant, ce premier épisode se concentre très clairement davantage sur Kate Kane et ses problèmes émotionnelles. Et les scènes de combats sont plutôt dures et réussies, ce qui permet tout de même de rattraper cet épisode sur une note positive. Tous ces éléments vous montrent quand même qu’il s’en est passé des choses en 40 minutes.

Finalement, je regarderai la suite tout de même, pour apprécier l’évolution du personnage qui semble intéressant. Avec l’espoir évident que le rythme change et se pose davantage, moins dans la précipitation. Histoire de rendre les choses un peu plus réalistes.

Dark Crystal : Le temps de la résistance – Saison 01

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : Netflix
Genre : Fantasy
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : Le monde de Thra se meurt. Le Cristal est le cœur de Thra, une source de pouvoirs mystérieux endommagée par les Skeksès. Lorsque des Gelfling découvrent l’horrible vérité qui se cache derrière le pouvoir des Skeksès, les feux de la rébellion s’allument et une bataille épique pour la planète commence.

Notation :

Avis :

Sur Thra, un étrange mal apparaît, s’attaquant aussi bien aux récoltes qu’aux animaux arpentant les terres. L’état de Thra est préoccupant, d’autant plus lorsque les Gelflings découvrent qui sont vraiment les Seigneurs du Cristal… S’engage alors une quête périlleuse, entre magie et aventure. Pour rappel, cette série fait office de prequel au film The Dark Crystal sorti dans les années 80.

Si vous êtes comme moi, vous gardez un excellent souvenir du film éponyme des années 80. Avec ses marionnettes, et son univers si travaillé pour l’époque. Eh bien, la série est très clairement à la hauteur du merveilleux souvenirs que l’on garde de Thra. Les marionnettes sont superbes, les effets spéciaux magnifiques, et les décors vertigineux. On retrouve l’univers, et on se perd rapidement dans cette série aux côtés de nos héros Gelflings préférés.

Certains ont qualifié cette série de chef-d’oeuvre et je plussoie cette caractéristique. Il faut dire que tout est tellement magistral qu’on est presque transcendé à chaque plan. Toutes les techniques modernes ont été utilisées pour nous permettre d’apprécier une série d’une richesse incroyable, et si originale. C’est le coup de cœur du mois de septembre, le coup de cœur de cette rentrée. Une série TV à voir, et revoir, pour les décors, l’univers, l’ambiance et les personnages.

Après, s’être suffisamment exaltés, parlons un peu plus de la série en elle-même. Contrairement au film, je la déconseille aux jeunes enfants. En effet, la série est bien plus sombre, faisant davantage dans la dark fantasy. Ce qui n’est carrément pas pour nous déplaire ! La violence peut être aussi bien physique (dans la mort, bien qu’elle ne soit pas du tout sanglante), mais surtout psychologique, dans les pratiques des Skeksès. Le contraste entre marionnettes (traditionnellement, pour un public d’enfants) et cette violence psychologique est frappant, provoquant un cocktail détonnant et délectable.

Un autre point que j’ai beaucoup apprécié, et on s’arrêtera là pour cette chronique, est cette masse d’informations qui s’écoule doucement. Nous ne sommes pas abrutis par un flot continu et torrentiel. Mais bien, aspergé avec délicatesse. Dès lors, on en apprend tellement sur les Gelflings. Sur les 7 clans, sur les autres créatures qui arpentent les terres de Thra. L’univers est fourni, détaillé… Et rien que pour ça, on en redemande !

En bref :

Une excellente série qui ravira les fans du film éponyme. Et qui saura intriguer ceux qui sont passés à côté. Dark Crystal est à voir, d’urgence ! Un chef-d’oeuvre magistral !

Parasite

Titre original : Gisaengchoong
Durée : 2h12
Réalisateur : Bong Joon-ho
Date de sortie : 5 juin 2019
Genre : Thriller
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Synopsis : Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne…

Notation :

Avis :

Ki-Teak est un jeune homme au chômage, mais plutôt doué en anglais. Son ami, prof particulier d’une jeune fille issue d’une famille riche, le recommande auprès de ses employeurs pendant son absence. Le jeune homme réussit à se faire embaucher. Puis, de machinations en stratagèmes, il parvient à faire embaucher sa famille entière. Dès lors, les choses se compliquent…

En Corée du Sud, derrière ces artifices de beauté et ces infrastructures neuves, se cachent de graves inégalités. Les inégalités de genre sont très prégnantes, de même que le chômage des moins de 25 ans. Le taux de pauvreté, contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’est pas non plus si faible que ça, pour un pays riche à l’indice de développement humain élevé. Sur 100 coréens, environ 17, en 2017 ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté. De quoi alerter !

Et ce film a le mérite de dénoncer. Certes, de manière très violente, sanglante, psychologiquement décadente. Mais il dénonce ! Il dénonce l’écart de niveau de vie entre coréens, il dénonce le chômage qui touche de plus en plus de jeunes, il dénonce les comportements de ces riches qui se pensent au-dessus de tout, il dénonce la société sud-coréenne… Parasite mérite mille fois sa palme d’or à Cannes. Parce que c’est un film coup de poing, qui saura nous surprendre jusqu’à la fin. Un film aussi captivant qu’inoubliable.

Si le début du film peut paraître un peu long, un peu lent, la suite saura nous happer. C’est un film en deux temps. Un film qui pose son intrigue et ses personnages. Un film qui nous installe tranquillement dans le décor et l’ambiance. Et puis, d’un coup, Parasite devient un film violent. Déroutant. Presque barbare. Et suffocant. Et de part ce dualisme extrême, le film transmet des messages vifs, et se rend décidément marquant.

En bref :

Un film à voir, et à revoir, qui révèle la face cachée d’une Corée du Sud, en apparence trop propre sur elle. Exaltant. Violent. Presque, macabre. Au risque de me répéter, à voir !

Brightburn – L’enfant du mal

Titre original : Brightburn
Durée : 1h30
Réalisateur : David Yarovesky
Date de sortie : 26 juin 2019
Genre : Épouvante-horreur
Avertissement : Interdit aux moins de 12 ans
Synopsis : Tori Breyer a perdu tout espoir de devenir mère un jour, quand arrive dans sa vie un mystérieux bébé. Le petit Brandon est tout ce dont elle et son mari, Kyle, ont toujours rêvé : c’est un petit garçon éveillé, doué et curieux de tout. Mais à l’approche de la puberté, quelque chose d’aussi puissant que sinistre se manifeste chez lui. Tori nourrit bientôt d’atroces doutes sur son fils. Désormais, Brandon n’agit plus que pour satisfaire ses terribles besoins, et même ses proches sont en grave danger alors que l’enfant miraculeux se transforme en un redoutable prédateur qui se déchaîne sur leur petite ville sans histoire…

Notation :

Avis :

Brandon est un petit garçon comme un autre, du moins en apparence. Il faut dire qu’il a débarqué de nulle part, atterrissant dans un appareil et s’écrasant sur Terre. Alors qu’un couple de fermier le recueille et vit en parfaite harmonie, sa puberté (ou autre chose ?) l’entraîne sur une pente glissante d’où peu de monde sortiront vivants…

Après la fantastique première saison de The Boys, Brightburn a comme un effet de pas assez, de trop peu. Même si on a un film bien construit, qui se regarde avec écœurement et angoisse, on ne peut pas s’empêcher de déplorer un manque de développement dans la psychologie du personnage principal, ce fameux petit Brandon, qui perd pieds assez rapidement, et sans trop de raison, si ce n’est, je suppose, la puberté. En outre, aucune excuse peut être donnée quand on voit que ce film ne dure qu’une heure trente. Tout ceci aurait pu être poussé un peu plus, ajoutant bien trente à quarante minutes de plus, permettant de mieux camper Brandon et de mieux démontrer sa progression dans le mal, sa lente chute vers une décadence psychologique et violente… Or, en l’état, ce n’est certainement pas le cas !

Néanmoins, difficile aussi de ne pas apprécier cette heure trente de long-métrage, entre horreur et épouvante. Difficile également de ne pas faire le rapprochement avec Super-man, et d’autres super-héros cités au cours du film. Brightburn, malgré son défaut de développement, reste un très bon film de science-fiction, qui nous prend aux tripes et nous garde en tension tout du long. C’est pour cela que Brandon et ses pouvoirs, Brandon et ses regards étranges, Brandon et sa violence méritent bien ces 4 étoiles.

On espère en tout cas que ce premier film permettra la mise en place d’un univers fourni, violent et sanglant, comme un monde parallèle de super-héros, devenant nos anti-héros préférés. À suivre donc !

En bref :

Brightburn est un très bon film de science-fiction ‘horrifique’, qui nous tient en haleine tout du long. Sanglant, violent, captivant, ce film manque juste d’un développement plus poussé quant au personnage de Brandon, qui tombe bien vite dans le gouffre de la malfaisance.