Une destination de rêve – Sham Makdessi

Titre : Une destination de rêve
Auteur : Sham Makdessi
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Thriller
Résumé : Dans la famille d’Emilio la vendetta est un art et une tradition qu’on se transmet de génération en génération. Emilio ne fait pas exception à la règle. Tueur à gages émérite, on fait appel à lui partout dans le monde pour éliminer des gens. Un jour, il commet une erreur, et abat une petite fille. Tout s’effondre, il ne peut plus continuer à mener cette vie.
Mais on ne quitte pas la Famille. Jamais.
Sa seule issue est ce sanctuaire secret dont il a entendu parler. Là-bas, personne ne le retrouvera, il pourra expier sa faute. Tout sera derrière lui.
Quand l’avion décolle, il est libre. Enfin presque. À bord, le malaise d’Emilio grandit au fil des heures. Mais comment affronter un danger qu’on ne voit pas ? 

Emilio est un tueur à gage aguerri, vivant dans un village enclavé où tuer est un art de vivre… Alors qu’il se lance dans une énième mission, tout dérape. Il décide alors de s’enfuir. Pour le meilleur ou pour le pire…

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Page turner, ou comment passer son après-midi affalé dans un transat à lire, lire et lire encore… Sham Makdessi m’a encore une fois prodigieusement régalée avec un roman entêtant et déstabilisant. Une destination de rêve c’est l’histoire abracadabrante d’un village isolé, où le meurtre est une affaire de Famille. Une destination de rêve c’est la direction déroutante qu’a pris la vie d’un homme après une terrible erreur. Une destination de rêve c’est l’espoir illusoire d’atteindre son but. Un roman phénoménal, qui saura titiller notre esprit aussi perdu que dérouté.

Que de compliments pour un si petit paragraphe, et pourtant il y aurait encore tellement à dire. Sham Makdessi a réussi le tour de force de garder son lecteur en haleine dans un roman sans actions, où le suspense et l’attente prennent toute la place. L’attente. Attente. Attendre. Assis. Et puis, plein d’angoisse aussi. Un peu en sueur. On attend. Et on revit un peu la vie de ce personnage. Qui attend. En sueur. Plein d’angoisse. Voilà qui ne semble pas rêver, pourtant tout est dans le titre : Une destination de rêve. Quelle ironie d’ailleurs !

« La Nuit regardait l’avion. Un objet fait de métal et de plastique, rempli de chair humaine et qui singeait grossièrement le mouvement des oiseaux. »

Le roman est construit de manière duale, avec d’un côté la fuite, un huis-clos oppressant. Un huis-clos suffocant. Et puis, de l’autre côté, il y a ce village. Ce village enclavé, fermé sur lui-même, qui ressemble à un paradis perdu, lorsqu’on le compare à l’avion du fuyard. Un petit moment où on respire enfin ; ironie à ciel ouvert.

Plusieurs personnages viennent prendre part à l’attente irrespirable que nous fait ressentir ce roman : un vieux, un prête, puis des enfants, des adultes, un personnage principal qui est un adulte aussi, un gros, et même une femme. Des personnages secondaires, figurants, tant l’ambiance elle-même semble être le protagoniste le plus important. L’ambiance. Et puis l’avion. Et cette fichue horloge. Cette fichue horloge !

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Ebook : 5,99€
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Lionel Cruzille

Lionel Cruzille est auteur de plusieurs romans ayant tous en commun leur caractère spirituel. Auteur, certes, mais éditeur également avec les éditions l’Alchimiste. Et c’est en mélangeant tout ça qu’on obtient une campagne pour une édition prestige de la trilogie Le Concile de Merlin.

Pour commencer cet entretien, citez 3 mots qui vous définissent.

Décidé, créatif, intuitif.

Vous êtes auteur de plusieurs romans, depuis combien de temps écrivez-vous ? Quelle est votre première histoire ?

J’écris depuis presque 20 ans. Ma toute première histoire n’a pas été publiée. Avant d’écrire des livres, j’écrivais des textes de chanson pour notre groupe de musique aussi.

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Auteur certes, mais également éditeur. Parlez-nous un peu de cette envie de vous lancer dans l’édition. Votre plus belle surprise ? Votre plus grande déconvenue ?

J’ai eu un parcours professionnel plutôt hétéroclite : à l’usine, puis aide-soignant puis praticien shiatsu et professeur de qi gong, auteur et enfin éditeur. Ma plus belle surprise, si on peut dire ça ainsi, a été la découverte de la méditation et des enseignements de l’Inde et de la Chine anciennes. Ma plus grande déconvenue serait peut-être mon expérience aux urgences à Paris. Ça m’a tellement usé (surtout de nuit) et j’ai trouvé ces années si dures et violentes que j’ai carrément quitté le métier paramédical, tirant un trait sur plusieurs années d’expériences professionnelles et un poste dans la fonction publique…

Y a-t-il un sujet particulier qui n’a pas encore été abordé dans votre maison d’édition que vous apprécieriez vraiment découvrir ?

Il y a un sujet qui n’a pour l’instant été évoqué qu’une fois (Géolab de Damien Guirand) et que nous aimerions beaucoup lire plus : l’utopie. Nous avons besoin d’imaginer demain pour le créer aujourd’hui. Nos livres sont là pour ça, imaginer, réfléchir, agir.

Votre leitmotiv est « L’imaginaire comme questionnement du réel », en quoi vos propres romans s’y inscrivent-ils, et en particulier Le Concile de Merlin ?

Depuis mon enfance, j’ai toujours cherché du sens : à nos existences, à la guerre, à l’espace, à nos pensées, à l’invisible, aux rêves prémonitoires… J’ai donc écrit sur ces sujets, investiguant, imaginant. J’ai, du coup, pas mal écrit avec des sorciers et des chamans comme personnages, y compris dans 2048. Dans Le Concile de Merlin, il y a moult sujets qui sont abordés : la magie, bien sûr, la guérison par les plantes, la montée du Christianisme, le déclin du druidisme. Mais aussi l’exil, les guerres, les complots. À travers tout cela, j’ai voulu renvoyé le lecteur à la possibilité d’une autre lecture de l’Histoire autant que notre propre quotidien. Les Bretons ont fui les invasions des Angles et des Saxes. Ils se sont retrouvés en exil en Gaule et jusqu’en Galice. En quoi sont-ils différents des Syriens par exemple ? Une guerre est une guerre…

Le Concile de Merlin est une trilogie ancrée dans l’univers mythologique des légendes arthuriennes, pourquoi ce choix ? Qu’est-ce qui vous attire dans cette mythologie ?

D’abord parce que c’est une passion d’enfance. Le mythe est superbe, riche, plein d’enseignements. Mais en m’y penchant, plusieurs choses m’intriguaient. J’ai découvert qu’il y avait des traces historiques derrière le mythe. Ça m’a enthousiasmé. La plupart des récits ou film le place en plein Moyen-Âge (1000 ou 1200) alors qu’il est bien plus probable que cette légende se soit bâtie dans le Haut-Moyen-Âge, vers l’an 500, à l’époque des invasions Pictes, Angles et Saxes, sur le sud-ouest de l’Angleterre, alors occupée par les peuples brittoniques (celtes). Le Roi Arthur a probablement été ce qu’on nommait un « Dux Bellorum », un chef de guerre. Et certainement « Arthur » viendrait de « Artorus », le « sanglier » et aurait un surnom. Certains disent que ce surnom, ou titre, aurait peut-être celui d’Aurélianus Ambrosius, dont l’existence est avérée et corroborée plusieurs fois par des contemporains. Ambrosius était un ancien chef de l’armée romain (retirée du pays plusieurs années auparavant) et aurait combattu au Mont Badon et peut-être Camlaan. D’autres sources disent qu’Ambrosius aurait été le père d’Arthur. J’ai choisi cette option.

La religion et le spirituel ont une place importante dans ce roman, qu’est-ce que cela représente pour vous ? Pensez-vous que l’un ne va pas sans l’autre ? De quelle manière est-ce abordé dans le roman ?

Pour moi religion et spiritualité ne sont (malheureusement) pas automatiquement liées. On peut être religieux avec une vie spirituelle réelle pauvre et ne vivre sa religion qu’au niveau dogmatique, mécaniquement, sans transcendance. Justement, dans le roman, on peut penser au départ que les « camps » sont bien dessinés : les bons druides et les méchants ecclésiastiques, les bons mages et les mages noirs, etc. Mais peu à peu, on découvre une réalité plus subtile. L’héroïne le voit elle-même par ses découvertes, tant sur l’intrigue que sur le passé de son père et d’Arthur lui-même. En tout cas, ici, nous voyons clairement que ce qui compte au final n’est pas la religion, mais bien la vie spirituelle authentique, celle de l’esprit et du cœur, quelle que soit la religion ou qu’il n’y ait pas de religion du tout d’ailleurs.

Vous lancez une campagne pour sortir une version limitée et prestigieuse de cette trilogie, pourquoi avoir opté spécifiquement pour le Concile de Merlin ? Pourquoi le choix du Crowdfunding ?

D’abord parce qu’il s’agit d’un investissement important. Ensuite parce que cela permet d’éviter tout gâchis. Et c’est un fonctionnement qui marche sur la confiance. Les lecteurs croient dans le projet et donc cautionnent en achetant à l’avance un livre qui n’existe pas encore. Ainsi, il n’y aura pas de pilon et de plus, comme le défend notre partenaire du Projets Sillex, nous proposons un circuit court : de l’éditeur au lecteur, sans intermédiaire.

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La nouvelle version de la trilogie sortira donc en tirage limité, taille plus importante, et couverture cartonnée, mais vous allez également y introduire des cartes et des illustrations. Parlez-nous un peu de ces cartes. Quel est le cheminement pour réussir à produire une carte cohérente ?

Oui, le tirage sera de 500 exemplaires, en couverture rigide avec illustrations intérieures. Les cartes sont basées sur de vraies cartes historiques. Nous les avons redessinés à la main et enrichis. L’intérieur sera complété de dessins de Dartgarry et de moi-même. Les miens seront intégrés comme des croquis de quelqu’un tenant un carnet de voyage (ce qui est un thème qu’on croise beaucoup dans le roman). Dartgarry aura quant à lui 3 doubles pages, une pour chaque « livre » intérieur.

Le Concile de Merlin version prestige va sortir avec des illustrations signées Dartgarry. Ma question est simple : Pourquoi lui ?

Parce qu’il fait est magnifique 🙂 En fait, j’avais déjà flashé sur ses illustrations pour le jeu Mysterium. Du coup, je l’ai contacté et il a accepté. Les choses ont commencé ainsi.

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Pourquoi avoir décidé d’introduire des illustrations dans un roman ? Le propre d’un roman n’est-il pas de laisser l’imagination du lecteur faire son office ?

Bonne remarque. Je pense que c’est lié à l’intention première, lors de l’écriture du roman, j’ai toujours imaginé le doter d’illustration. Mais rassurez-vous, le roman est riche d’images qui resteront uniquement pour le lecteur !

Avec Le Concile de Merlin vous avez exposé les légendes Arthurienne, y a-t-il d’autres œuvres s’inscrivant dans le même univers que vous nous recommanderiez ?

L’un particulièrement m’a marqué : le Testament de Merlin, du poète Théophile Briant. Et bien sûr les livres de Fetjaine.

Pour terminer cet entretien, vous avez le dernier mot.

Mille mercis pour cet entretien et je souhaite aux futurs lecteurs un magnifique voyage en compagnie de Gwendaëlle, la fille du plus grand enchanteur !

Convaincu.e ? Participez à la campagne en cliquant ici !

In My Mailbox #68

In My Mailbox est un rendez-vous littéraire créé par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. Le blog Lire ou mourir reprend les blogs participants à ce rendez-vous. Le but est de présenter ses ouvrages reçus au cours de la semaine passée.


Vingt ans après la Guerre de Purification qui a vu l’avènement de la Vraie Foi, la magie et les êtres surnaturels ont presque tous disparu du Monde Connu. Pourtant, de nouvelles incursions démoniaques sont à déplorer. La paix entre les Royaumes est ébranlée. Un nouveau conflit serait-il inévitable ?
Au cœur de ces heures sombres, Guilhem, un troubadour fuyant le trône qui lui revient, Sylwen, une jeune princesse tiraillée entre son cœur et son devoir, Györg, un guerrier exilé dans un royaume étranger depuis son enfance, et Aylim, une mystérieuse guérisseuse issue des terres de l’Ancienne Déesse, devront faire un choix : s’abandonner à leur destin contrarié ou décider de le prendre en main.
Quatre êtres, quatre visions du monde, quatre brins de vie entrelacés. Dans cette fresque épique à plusieurs voix, qui détient la vérité ?
Entre manipulation, trahisons, et amours impossibles, vibrez au rythme des mésaventures de ces hommes et femmes, emportés par les remous de cette Histoire bien plus grande qu’eux.

Dans la famille d’Emilio la vendetta est un art et une tradition qu’on se transmet de génération en génération. Emilio ne fait pas exception à la règle. Tueur à gages émérite, on fait appel à lui partout dans le monde pour éliminer des gens. Un jour, il commet une erreur, et abat une petite fille. Tout s’effondre, il ne peut plus continuer à mener cette vie.
Mais on ne quitte pas la Famille. Jamais.
Sa seule issue est ce sanctuaire secret dont il a entendu parler. Là-bas, personne ne le retrouvera, il pourra expier sa faute. Tout sera derrière lui.
Quand l’avion décolle, il est libre. Enfin presque. À bord, le malaise d’Emilio grandit au fil des heures. Mais comment affronter un danger qu’on ne voit pas ?

Moi c’est Erin Auclert, vingt-quatre ans, autiste, standardiste… et zombie dès lors que j’ai été contaminée par le virus ZIO. Un faux pas et je serai directement renvoyée en détention, voire exterminée si je goûte à de la chair humaine. Or depuis que j’ai intégré le programme de réinsertion, chaque jour est une mise à l’épreuve puisqu’il me faut coexister avec les vivants. D’autant que l’un d’eux me plaît énormément. Il s’appelle Kyan… comptable, geek et surtout follement appétissant. Mais puis-je aimer un homme que je suis susceptible de dévorer si je perds le contrôle ? Dans un décor post-apocalyptique où le virus a décimé une bonne partie de la population mondiale, il me faut choisir mon camp, mes alliés et mes amours.

À la disparition des Avatar, il y a de cela dix mille ans, les Thorderwyn ravagèrent le monde dans une guerre fratricide sans précédent. Alors que la défaite semblait inéluctable, survint l’aide providentielle des Béorlingas. Ces hommes mystérieux, dotés de visions et de dons extraordinaires, scellèrent une alliance singulière afin d’emprisonner les elfes Noirs dans la Vallée Perdue pour les neutraliser à jamais. De cette époque lointaine, il ne reste que des légendes pour les habitants du royaume d’Avalann. Le jeune Darius, fils d’un roi assassiné, hésite à prendre les rênes de la succession. Mais déjà, la paix fragile, acquise vingt ans plus tôt, est menacée. Tous attendent dans l’ombre un faux pas du prince. Une fois couronné, il devra mener une guerre sans pitié contre des forces méconnues et redoutables. Or le destin a déjà oeuvré, Darius est né le jour où la Comète a brisé le silence des cieux et ceci est loin d’être le fruit du hasard…

Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 3 : La Pyramide du lac perdu – Azaël Jhelil

Titre : La Pyramide du lac perdu
Auteur : Azaël Jhelil
Éditeur : Auto-édition
Genres : High Fantasy / Dark Fantasy
Résumé : Il reposait sur sa couche aux draps bleu nuit, depuis toute une éternité.
Sans vraiment dormir.
Sans vraiment mourir.
Et ce jour enfin, quinze siècles enfuis, il attendait des invités.
Poursuivie par la vindicte du semi-lacertys, la Conjuration de Tanglemhor a traversé les mers pour arriver en Australie. Guidés par la vision du vénérable Kannlis, les rebelles s’aventurent dans le Jardin de l’Hiver, à la recherche du repaire disparu du plus terrible sorcier de tous les temps.
Au pays de la nuit éternelle, harcelés par un froid insupportable, les conjurés sont engagés dans une entreprise suicidaire. Sur leurs épaules reposent tous les espoirs des peuples du Levant…

Fraîchement débarquée en Australie, la glorieuse conjuration de Tanglemhor se lance dans un périple qui semble bien plus dangereux que ce qu’ils ont pu vivre jusqu’à présent. À la recherche des origines de l’Oeuf de Tanglemhor, ils devront faire face à bien des obstacles. Reste à savoir s’ils arriveront au bout de leur épopée, mais surtout, à quel prix ?

À lire aussi » Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 d’Azaël Jhelil

Après des centaines de pages en mer, les naseaux emplis de l’air marin, nous débarquons finalement sur les terres de l’Australie, dont on a tant entendu parlé. Nouveau chapitre aux aventures de nos héros, et nouvelles découvertes pour nous, dans un plongeon, tête la première, dans une quête glaciaire, et glaciale… La conjuration de Tanglemhor part à la recherche d’un moyen pour se débarrasser de l’Oeuf aux démons, et pour cela, ils décident de se rendre aux origines de tout… La Pyramide du lac perdu. Qui dit nouveau territoire, dit nouvelles informations. Et voilà que la mythologie et l’Histoire australienne déferlent sur nous, pour notre plus glorieux plaisir !

À lire aussi » Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 2 d’Azaël Jhelil

Ce troisième tome nous plonge dans un décor suffocant où chaque respiration semble être un calvaire. Perdus dans des contrées, comme au temps de l’ère glaciaire, les héros vont devoir se battre contre le climat mais aussi contre eux-même. C’est ainsi que les personnages se complexifient et se révèlent encore davantage. Ils font face aux doutes, et dans la tourmente, s’oublient… Cette suite est aussi palpitante, et pleine d’actions, que révélatrice d’un aspect plus poussé des protagonistes. Les vertus des vitalistes sont par ailleurs toujours autant mise en opposition à celles des partisans du semi-lacertys, permettant le développement de ce dualisme qui naît par ailleurs dès le premier tome, et qui se poursuit toujours jusqu’alors. Néanmoins, cette opposition semble, elle aussi, se complexifier, avec cette idée que tout n’est pas aussi noir, ou aussi blanc qu’on pourrait le croire.

La Pyramide du lac perdu offre, par ailleurs, une grosse place au deuil et plus largement encore à l’Amour, tout en nous permettant une réflexion sur la place des femmes dans la société, grâce à ce pays matriarcal qu’est l’Australie. Des thématiques fortes, très bien amenées, qui rappellent d’ailleurs les caractères abouti et complet de l’univers de l’auteur. Dès lors, si l’action prend une part importante de ce troisième tome, celui-ci devient plus introspectif avec une redécouverte de certains personnages. Quel meilleur moment pour penser et tout remettre en question qu’en plein cœur d’un territoire enneigé et glacial ? Un cynisme facile quand on sait à quel point se remettre du décès d’un être cher est difficile, si ce n’est impossible. Et cela, l’auteur l’évoque avec déférence et délicatesse. 

« L’Australie et ses mœurs matriarcales étaient vraiment l’antithèse de toute son éducation. Il y avait quelque chose de pourri au royaume de Golmecive… »

Azaël Jhelil continue de tenir son lecteur en haleine, avec un style impeccable, où descriptions détaillées et combats implacables se mêlent avec brio. Il joue avec les points de vue, pour nous garder constamment sur nos gardes, et l’esprit en ébullition. Esprit qui, par ailleurs, se laisserait bien tenter par une petite visite au gnome lithomancien. 

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Un squelette dans le placard – Angie Fox

Titre : Un squelette dans le placard
Auteur : Angie Fox
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Cozy Mystery
Résumé : Verity Long aurait dû le savoir, fréquenter une bibliothèque hantée n’est pas l’idéal quand on est capable de voir les fantômes. Surtout quand on tombe sur un cadavre au beau milieu de la salle de lecture et que le témoin du crime est peut-être… un fantôme.
Son acolyte fantomatique Frankie, pragmatique en toutes circonstances, lui conseille de ne pas s’en mêler, pas la peine de courir après les ennuis. Mais quand le très vivant et très sexy shérif adjoint Ellis Wydell lui demande son aide, elle se retrouve plongée dans l’enquête jusqu’au cou. Comme si ça ne suffisait pas, Verity voit revenir dans sa vie son ex fiancé, qui est aussi le frère d’Ellis… Et il semble avoir une idée derrière la tête !
Sans se départir de son humour, Verity va découvrir des secrets scandaleux, des fantômes oubliés depuis longtemps et affronter un tueur qui brouille habilement les pistes.

Verity est une jeune femme au talent pour le moins atypique. Entre ses problèmes de coeur, et ses problèmes d’argent, elle peut voir les fantômes. Et alors qu’une fête historique est sur le point de commencer, le corps d’une de ses amies est découvert dans la bibliothèque. Une fille sage, gentille, sans histoires… Qui a bien pu l’avoir tuée ? Et surtout, pourquoi ? Verity enquête…

Bien loin des romans policiers, où tension, suspense et réalisme agaçant se joignent à des descriptions détaillées, parfois assommantes, le cozy mystery est un genre plus doux, plus « soft », avec une intrigue légère, sans développement trop intempestif, où le protagoniste n’est pas forcément rodé au métier d’enquêteur. Un squelette dans le placard s’insère tout à fait dans le genre, en ajoutant une touche – ou plutôt une bonne cuillère – de fantastique bienvenue au récit.

À lire aussi » Genre littéraire : Focus sur les cozy mysteries sur le blog À livre ouvert

Un squelette dans le placard est la deuxième enquête de Verity Long, et peut se lire tout à fait indépendamment de sa prédécesseur, qui est également disponible aux éditions Alter Real. On n’échappera néanmoins pas à diverses allusions liées à l’histoire du tome précédent. Cependant, le roman est écrit de sorte que l’on comprend rapidement les événements passés, si bien qu’on rentre très vite dans le récit. Intrigue légère et action décapante font de ce roman, une réussite et un véritable page turner.

« Ses yeux s’élargirent, mais je n’eus pas beaucoup le temps d’y réfléchir. Au lieu de ça, j’observai la vieille porte en bois, elle s’ouvrit en grand pour moi. »

Fantômes, enquête, mystère, mais aussi romance. Angie Fox n’a pas fait que nous régaler avec une enquête parfaitement menée, à coup de rebondissements, secrets déterrés, et esprits vengeurs, elle nous offre aussi une douce et romantique parenthèse, entre l’un qui tente de récupérer sa bien-aimée, et l’autre qui tombe de plus en plus amoureux. Une petite intrigue romantique finement introduite, et très bien dosée, qui vient ajouter encore un peu plus de cocooning à ce roman humoristique et captivant.

Un excellent cozy mystery, saupoudré d’une bonne dose de fantastique, dans lequel rien n’est à redire, Un squelette dans le placard vous permettra de passer un bon moment de détente, sans aucune prise de tête. À découvrir à 5,99€ en version numérique.

2048, tome 1 – Lionel Cruzille

Titre : 2048
Auteur : Lionel Cruzille
Éditeur : éditions L’Alchimiste
Genre : Science-fiction
Résumé : Dans un monde qui se relève du chaos, tous les êtres humains se sont vus implanter une puce biotechno pour survivre à une terrible pandémie. Miya, orpheline et vagabonde, évolue dans cet univers sombre avec des pouvoirs de sorciers dont elle ne connaît ni les limites ni les véritables usages mais qui ont permis sa survie. Tout bascule lorsqu’elle se fait enlever par un inconnu durant un affrontement avec les CYTOP, la cyber police, au cours duquel elle va perdre son compagnon.
Elle se réveille dans un centre éloigné de toute civilisation abritant un nouveau groupuscule étrange et conduit par un certain Shifu. Miya, ne le sait pas encore, mais sa destinée est complètement liée à la survie de l’Humanité tout entière car elle seule détiendrait la clé pour faire face à l’Apocalypse que tout le monde redoute. Le compte à rebours est enclenché. Miya sera-t-elle prête à temps ? A-t-elle seulement conscience des dangers qu’elle devra affronter ? Quel prix sera-t-elle prête à payer ? Celui de sa vie ?

Notation :

Avis :

Miya frôle les murs. Aux aguets. Le regard furtif. L’inquiétude marque ses traits. Enfin elle est arrivée chez elle. Elle retrouve son compagnon, son havre de paix dans un monde dénaturé… Dans un monde, comme mort. Nature morte. Puce. Miya, tapie dans son terrier, est pourtant porteuse d’un terrible destin…

Comme perdu dans la matrice, Lionel Cruzille nous offre un monde vicié. Impur. Un nouveau monde sombre et pourri qui se relève d’une terrible épidémie. Un monde dystopique donc, post-apocalyptique. Un monde qui répond à la question actuelle « À quoi ressemblera le monde d’après ? ». Dans ce roman, le postulat est une sorte de dictature, une sorte de société où le peuple porte des œillères. Un renouveau du genre, à la matrix, qui nous présente un récit de science-fiction, aux frontières du thriller et du fantastique.

« Mes cheveux colorés hirsutes, le col relevé, les cernes. Bref, la tête des bons jours. Mais je devais m’estimer heureuse. Ma première mission était accomplie : je n’étais pas morte aujourd’hui. »

Les éditions L’alchimiste ont cette devise : « L’imaginaire comme questionnement du réel ». Le premier tome de 2048 répond parfaitement à ce leitmotiv, en nous amenant à une réflexion sur la condition humaine, jusqu’où serions-nous prêt à aller pour contrer une épidémie ? Pour s’en remettre ? Quelles libertés serions-nous prêts à perdre ? À renoncer ? La question des libertés est par ailleurs totalement actuelle, ce qui fait de 2048 un roman dans l’ère du temps, pourtant écrit en 2015.

À lire aussi » Pahana, Ombres au seuil du Cinquième Monde de Lionel Cruzille

Lionel Cruzille nous propose un roman pluriel. Si le côté science-fiction est le plus prégnant, notamment via l’aspect post-apocalyptique et les puces implantées, on ne peut ignorer le thriller et le genre du fantastique qui se mêlent pour nous offrir un récit passionnant et original. Le fantastique se révèle à travers une quête spirituelle, mais également tout un aspect magique. Se mélangent donc ésotérisme et spiritualité, fondant la base fantastique du texte. Haletant. Noir. Un roman SF, entre thriller et fantastique.

Plus globalement, ce premier tome nous pose le décor : un univers altéré, corrompu, où un groupe d’individus se voit détenteur d’un destin exceptionnel. Le dernier espoir, sans nul doute, d’une humanité à l’agonie. Bien construit, entre suspense et action, Lionel Cruzille nous plonge encore une fois dans un récit captivant grâce à sa plume aussi souple que fluide…

En bref : 

Un roman de SF qui n’est pas sans rappeler Matrix, entre fantastique et thriller. Dans l’ère du temps, un texte qui interroge sur le monde « d’après »… À découvrir à 5,49€ en format numérique.

Mélodie Smacs

Mélodie Smacs est une autrice passionnée des créatures fantastiques. Mêlant imaginaire et romance, elle nous propulse dans des univers, perdus entre rêve et passion. Amours Fauves est sa dernière sortie en date, un roman à ne pas manquer !

Vous êtes autrice de roman mêlant les genres de l’imaginaire à la romance, pourquoi ce choix ? Est-ce difficile de faire en sorte qu’un genre n’empiète pas sur l’autre ? Comment dosez-vous ?

Je suis une inconditionnelle de la romance, j’aime l’amour et je n’ai pas peur de le revendiquer. Toutefois, je suis aussi une grande rêveuse, ce que je retrouve davantage dans de l’imaginaire que du contemporain. J’ai découvert le mélange de ces genres grâce à la série Mercy Thompson, de Patricia Briggs, et ça a été une vraie révélation pour moi, même si j’écris parfois de la romance contemporaine (Hiver gagnant, chez BMR).
Je ne sais pas si c’est difficile, c’est en effet un dosage à trouver, qui peut varier d’une histoire à une autre, en fonction de mes envies ou de la trame principale. Dans Amours fauves, le début manquait un peu de romance à l’origine, mais en écrivant la suite, les personnages se sont davantage révélés à moi, alors j’en ai ajouté, pour, je pense, un meilleur équilibre. Même quand on croit que c’est fini, il reste du travail !

Quel est votre premier roman publié ? Parlez-nous en un peu. Qu’est-ce que ça vous a fait d’être publié pour la première fois ?

Mon premier roman publié est Plume, chez Livresque éditions. Il s’agit d’un roman un peu particulier, car il est composé de trois nouvelles, qui se suivent, avec la même héroïne. Plume est une sirène qui adore le monde terrestre, mais elle n’a pas le droit de s’en approcher – comme une certaine Ariel. Il s’agit une fois encore d’une romance imaginaire, avec une écriture plutôt poétique et une grande dose d’espoir.
J’ai eu des nouvelles publiées avant la sortie de Plume, mais je reconnais que c’est différent. Tenir un livre qui ne contient que l’une de nos histoires entre nos mains, c’est un sentiment incroyable. Une joie intense, et une grande fierté aussi.

Amours Fauves est sorti le 3 avril, d’abord, y aura-t-il une suite ?

Ah ah ! Il y a en effet quelques éléments dans Amours fauves qui pourraient laisser entendre une suite et nous en avons discuté avec mon éditrice. Malheureusement, il me faudrait effectuer de nombreuses recherches avant de passer à la phase d’écriture, et ce n’est pas dans mon planning immédiat, mais c’est une possibilité…

Dans ce roman, vous traitez de la noblesse en opposition à ce que vous appelez le « tout-venant », pourquoi ce choix d’ambiance ? Est-ce un message que vous avez voulu faire passer de manière déguisée ?

L’idée d’Amours fauves est en fait partie de son prologue, que j’avais écrit pour le forum d’écriture L’atelier des Scribtonautes, où je suis administratrice. L’ambiance du bal masqué, avec son côté scintillant, la musique de style princier, ainsi que le décor, m’ont donné envie d’écrire cette histoire dans un tel contexte. Ensuite, le personnage de Meg est arrivé, et j’ai tout de suite voulu marquer une différence de classe sociale entre elle et cet univers. Je suis sensible aux injustices, notamment de ce type, alors il y a peut-être bien un message derrière tout ça, en effet.

À lire aussi » Amours Fauves de Mélodie Smacs

Amours Fauves est un roman plutôt original, dont le mode opératoire du tueur pourrait sans nul doute nous mettre sur une fausse piste (et rendre le bouquin bien moins original), pourquoi ce choix ? Était-ce volontaire ? Parlez-nous un peu de ce « tueur du Bal ».

Amours fauves est en quelque sorte un pari. C’est une histoire que je considère en dehors des sentiers battus, avec un énorme risque pris sur les personnages et ce fameux « tueur du Bal ». J’apprécie énormément les histoires de métamorphes, moins celles de vampires, bien que j’en écrive aussi. Ici, il s’agit d’une enquête, et mener le lecteur sur de fausses pistes m’a beaucoup amusée. C’était donc tout à fait volontaire, même si en réalité, la nature du tueur est révélée dès le prologue.

Dans le roman vous distillez quelques informations sur le passé des protagonistes, vous sentiriez-vous prête à réaliser un prequel sur chacun des personnages ? Vous attendiez-vous à susciter l’intérêt en ne proposant que quelques éléments de réponses ?

À vrai dire, pour le moment, j’ai plus l’idée d’une suite, qui les ramènerait à leurs origines. Tout n’est en effet pas dit sur leur passé dans Amours fauves, et je suis ravie de voir que leur histoire à chacun suscite de l’intérêt ! Je pense toutefois que j’aurais des difficultés à écrire un prequel sur chacun d’eux, car il me manquerait la romance et j’ai maintenant du mal à les voir l’un sans l’autre.

Et si on parlait un peu de la genèse de ce roman ? D’où vous est venue l’idée et finalement, comment s’est construit ce roman, jusqu’à sa version finale ?

Comme je vous l’ai dit, tout a débuté avec le prologue, en réponse au thème « bal masqué ». Par la suite, les personnages se sont révélés à moi, ainsi que l’enquête de départ. J’avais écrit une simple nouvelle, qui s’arrêtait au moment de la révélation de l’identité du « tueur du Bal », qui était à l’origine cachée, malgré les chapitres de son point de vue. J’avais donc écrit ses chapitres sans jamais le nommer et avec beaucoup moins d’indications sur son passé. Je reconnais que cet exercice m’a plu, pour sa complexité et l’envie de maintenir le mystère pour le lecteur.
Mon éditrice a beaucoup aimé cette nouvelle, et m’a demandé de la grossir. J’ai senti que tout n’avait pas été dit, que ça manquait notamment de romance, alors je lui ai proposé une suite, qu’elle a vite acceptée et m’a aidée à approfondir encore.
C’est donc un roman un peu particulier, qui a été construit en plusieurs étapes. Je reconnais que je suis plutôt fière du résultat final !

Amours Fauves est votre dernière parution en date, mais revenons un peu en arrière avec Plume. Ce texte traite des sirènes, pourquoi ce choix de créature fantastique ?

De la même façon que pour Amours fauves, Plume est apparue suite à un thème proposé sur mon forum d’écriture, dont l’intitulé était « une plume sur l’océan ». J’avais envie de jouer sur les mots, et ma sirène au fort tempérament s’est assez vite imposée à moi, mais c’est Marine Gautier, mon amie et une auteure Alter Real, qui m’a proposé de l’appeler « Plume ». J’ai adoré l’idée !
Les sirènes font partie des créatures que j’affectionne beaucoup, en partie grâce à La petite sirène, mais aussi pour le mythe qu’elles incarnent. En plus, j’ai peur de l’océan, et je crois que le « rêve » de la sirène est une manière pour moi de chasser un peu cette phobie.

Métamorphes, sirènes, et même Kitsune dans votre prochain roman à paraître en 2021, L’éternel de Te Rangi, quelle est finalement votre créature fantastique préférée ? Celle sur laquelle vous aimeriez absolument écrire un bouquin ? Et, celle que vous n’appréciez pas du tout ?

J’ai aussi des démons et des anges dans ma série Helden, et j’avoue que je les aime énormément, mais je crois que ma créature préférée est un classique du genre : le dragon. J’ai quelques projets d’écriture autour de ces créatures, et une nouvelle parue dans l’anthologie De Terre et de Feu, chez RroyzZ, mais comme j’aimerais vraiment leur rendre honneur, je prends davantage mon temps.
Je ne peux pas dire que je ne les apprécie pas du tout, plutôt que j’aime moins la manière un peu trop idyllique à mon goût que certains auteurs font des vampires. Pour moi, ce sont des créatures malfaisantes à l’origine, et il ne faut pas l’oublier. Pourtant, j’ai été follement amoureuse d’Angel dans Buffy !

Avez-vous d’autres projets ? Parlez-nous de vos idées et histoires à venir.

Je croule sous les projets ! J’ai beaucoup d’idées, alors j’essaie de les ordonner un peu. En ce moment, j’écris avec le point de vue du personnage masculin principal d’Helden, mais j’ai aussi une idée de spin-off sur un personnage secondaire de cette série, que j’ai commencé, mais que je laisse de côté pendant un petit moment, car j’aimerais reprendre mon projet de Space Opera. Ça serait une première pour moi la Science-fiction, et ça me tente beaucoup, surtout que mon héroïne a du mordant ! Quelques idées de romances contemporaines, dont une qui se déroulerait au Japon, et me demande donc un travail de recherche conséquent.
Bref, j’ai de quoi écrire pendant encore plusieurs années, et j’espère bien que ça ne s’arrêtera jamais !

Et si on parlait un peu de vous et votre rapport à la culture ? Votre dernier livre lu ? Ou celui en cours de lecture ?

Mon dernier livre terminé est le premier tome de Le sixième monde, un post-apo navajo plutôt plaisant, et je suis en train de finir le tome 2 de Black Diamond, une romance fantastique avec des vampires, comme quoi !

Si j’adore les romans qui mêlent fantastique et romance, quel titre me recommanderiez-vous ?

Ceux de Patricia Briggs, les yeux fermés. La série Dragon Love, de Lil Evans, que j’ai découvert il y a peu, et que j’ai dévorée. Et si vous aimez le steam punk fantastique avec de la romance, la série Le protectorat de l’ombrelle, de Gail Carriger, une pure merveille avec beaucoup d’humour et tout un tas de créature.

Si je vous dis Harry Potter, Seigneurs des Anneaux, ou Star Wars, vous me répondez ?

Choix difficile… Star Wars avec une toute petite avance sur les autres !

Pour terminer, parlez-nous un peu de vos liens à la lecture et à l’écriture. Sont-ils différents ?

Je ne pense pas, car j’écris assez dans les genres que je lis. J’aime les deux, même si je regrette de ne pas y consacrer assez de temps.

In My Mailbox #67

In My Mailbox est un rendez-vous littéraire créé par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. Le blog Lire ou mourir reprend les blogs participants à ce rendez-vous. Le but est de présenter ses ouvrages reçus au cours de la semaine passée.


Trois réceptions pour ces derniers jours. Soleil Nostalgérien de Martine Mas, pour voyager un peu, malgré cette époque difficile. Les éditions l’Alchimiste m’ont également fait parvenir Code Gaïa, que j’ai d’ores et déjà commencé. Plutôt intriguée, je suis pour le moment. Et enfin, la dernière réception de la semaine est une nouvelle péripétie de l’autrice Angie Fox avec Un squelette dans le placard. Un roman que je suis impatiente de commencer !

Amours Fauves – Mélodie Smacs

Titre : Amours Fauves
Auteur : Mélodie Smacs
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Fantastique policier
Résumé : Les officiers Megane Difen et Tom Senia sont équipiers depuis plusieurs mois. La première, froide et solitaire, se fascine pour celui que les tabloïdes appellent le « Tueur du Bal ». Le second, charmeur et taquin, l’épaule de son mieux, se montrant même protecteur envers elle.
Lorsqu’un étrange meurtre survient, ils font équipe pour l’élucider. Toutefois, l’un des deux en sait bien plus qu’il ne veut l’avouer.
Entre enquête surnaturelle, disputes et passion, et si chacun menait en fait un double jeu ?


Notation :

Avis :

Meg, officier de police, est froide et déterminée. Tom, son co-équipier, représente tout son contraire. Pourtant, c’est bien le seul qui réussi à l’amadouer… Alors qu’ils mènent l’enquête sur d’étranges meurtres aux allures vampiriques, les deux officiers vont faire face à bien des obstacles, entre mensonges et passions. Qui se ressemble s’assemble ? Ou les opposés s’attirent ?

Une histoire d’amour. Une enquête. Des créatures fantastiques. Du suspense. De l’action. On mélange le tout, et on obtient un véritable page turner. Amours Fauves. Mélodie Smacs nous enchante avec un roman complet, mêlant une ribambelle de genres, perdu entre une romance, un polar et du fantastique. Perdu est bien le mot d’ailleurs, puisqu’il est difficile finalement de classer ce roman dans un seul genre : Une romance fantastique sous fond d’enquête policière ? Un roman fantastique romantique policier ? Ou bien un polar fantastique avec un zeste de romance ?

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Megane Difen est belle, mais glaciale. Tom Senia est beau, et chaleureux. Envoûtant pour ainsi dire. Oui, envoûtant est vraiment le mot qui convient. Envoûtant. Et c’est ce qui nous arrive à nous aussi. Au fil des pages. De phrases en phrases. Nous sommes envoûtés. Reste à déterminer si nous sommes sous l’emprise du personnage, ou de la délicieuse plume de l’autrice… Sensation étrange par ailleurs. Mais délectable sans nul doute. Puisque décidément complètement à la merci de ce récit empreint d’une originalité salvatrice.

Originalité qui se personnifie non pas par la romance, qui reste dans les clous du genre, et encore moins par l’enquête policière, mais bien par l’aspect fantastique qui a même l’audace de donner son nom au bouquin. Mélodie Smacs nous propose donc là un fantastique policier sous fond de romance passionnée, saupoudré d’un zeste de mystère. De quoi nous donner grande envie d’une suite !

« Ses deux formes s’unissaient pour constituer enfin un tout cohérent, harmonieux, heureux. »

Parce que mystères il y a ! Et c’est peu dire. Bien que quelques éléments du passé de nos protagonistes, expliquant l’audacieux élément fantastique, soient distiller un peu partout dans le bouquin, il s’avère qu’on reste tout de même sur notre faim, avec mille et une questions qui ne demandent que des réponses (que pourraient-elles bien demander d’autre ?). C’est ainsi que se mêlent passé et présent, pour nous permettre par des flash-back finement amenés, de découvrir un peu plus profondément les personnages. Et quelle profondeur !

Emballé par l’intrigue le lecteur est, assurément. Mais qu’en est-il du décor en arrière plan ? Noblesse et « tout-venant » donnent à ce roman une ambiance princière, entre facéties et véritables problèmes de société. Dans une ville où un titre de noblesse apporte bien plus que la volonté de réussir et le talent mis en oeuvre pour y parvenir, on peut se demander si Mélodie Smacs n’a pas voulu dessiner une satire de la société moderne où les jeux de pouvoir, liés à la bonne naissance sont monnaie courante.

Un véritable coup de cœur pour ce bouquin, qui réussit à introduire un élément fantastique majeur, sans que celui-ci vienne mettre en détresse les autres thématiques, à savoir la romance passionnée et passionnante, ou encore l’enquête aux allures de séries télévisées policières. Le plus improbable est encore que sans cet élément imaginaire, plus rien dans ce livre n’aurait la même saveur. Pas même cette histoire d’amour qui se révélerait des plus ordinaire, et encore moins l’aspect policier, qui deviendrait bien inintéressant. Un roman dont les genres co-existent avec brio, et ne peuvent fonctionner les uns sans les autres.

En bref :

Un coup de cœur pour Amours Fauves, où Mélodie Smacs réussit brillamment à nous envoûter par son intrigue originale mêlant plusieurs genres, ses personnages complexes, et sa plume élégante et distinguée, à l’image d’ailleurs de l’ambiance du roman. Une pépite à découvrir à 5,99€ en version numérique.

**Service de presse

Oppressions, tome 1 : From past to present – Patrice Quélard

Titre : Oppressions
Auteur : Patrice Quélard
Éditeur : auto-édition
Genre : Anthologie
Résumé : Des générations d’hommes et de femmes se sont battues, souvent jusqu’au sacrifice suprême, pour conquérir leur liberté face aux oppressions politiques ou religieuses. Mais au-delà de ces causes supérieures, nos vies quotidiennes, nos histoires personnelles recèlent pléthore d’oppressions auxquelles nous tentons de résister ou d’échapper, mais que nous reproduisons pourtant nous-mêmes inlassablement, génération après génération : le père, le chef, le sexisme, les croyances, les superstitions, le devoir, la patrie, la médecine, le nom, l’ascendance, les conventions sociales, l’idéologie, l’argent… Pouvons-nous un jour espérer nous affranchir de tout cela ? Consciemment ou inconsciemment, nous multiplions les oppressions infligées, et du même coup celles subies. Tels des pompiers pyromanes, nous continuons à aspirer à la liberté dans un monde que nous nous employons à recouvrir de chaînes avec une application schizophrénique.


Notation :

Avis :

Oppressions des femmes, des riches, des pauvres, du pouvoir… Idéologie, puissance, religion, xénophobie… Bien des thématiques portées sous une seule et même bannière, celle de l’oppression. Celle de la décadence du genre humain, sous bien des formes et durant bien des époques…

Habituée des écrits de Patrice Quélard, c’est avec un plaisir non dissimilé que je me suis lancée dans ce recueil de nouvelles, avec une certitude, celle de sa qualité. Et c’est peu dire ! Style impeccable, structure parfaite, et intrigue captivante, l’auteur nous projette dans des récits plus prenants les uns que les autres, nous amenant à une véritable réflexion sur toutes les thématiques évoquées. On est interpellé, on devient plus alerte, plus vigilant. Chacune des nouvelles ouvre sur une forme d’oppression différente. C’est, d’ailleurs, parfois au lecteur lui-même de saisir de laquelle il s’agit. 

Des textes profonds, qui amènent à une réflexion, voilà de quoi se compose ce recueil. Perdu entre plusieurs époques, perdu entre plusieurs genres, perdu entre plusieurs personnages, on se laisse porté par la plume inspirante de Patrice Quélard.

« C’est beau, un facho ému par la fraternité entre les peuples libres. Je hoche la tête, et me répète cette phrase inlassablement : il n’y a pas de mauvais peuple, il n’y a que de mauvais individus »

Zoomons un peu sur quelques textes. Dès lors, impossible de terminer sans citer la nouvelle « Pas de mauvais peuple » qui aura su retenir mon attention. Et si nous étions à la place de ces peuples qui subissent esclavages, expropriations, pauvretés… Et si nous étions à la place de ces peuples longtemps opprimés ? Un texte lourd de sens, et finement mené, à travers un style brut collant parfaitement à l’ambiance du récit. On retiendra également « La doléance » qui nous expose la condition des femmes…

En bref :

Une anthologie très bien construite, traitant de thématiques fortes dans des récits intrigant. Patrice Quélard nous offre là un recueil de nouvelles aussi intelligent qu’écrit avec talent. À découvrir à 2,99€ en version numérique sur Amazon.