Les mains pleines de lumière – VII

Titre : Les mains pleines de lumière
Auteur : VII
Éditeur : auto-édition
Genre : Dystopie
Résumé : Un matin, Artiom Khan se réveille inexplicablement dans un vaste no man’s land irradié. Il y trouve une communauté qui, malgré un dénuement extrême, s’est organisée sous la forme d’une collectivité utopique aux conceptions à l’opposé de celles du monde extérieur. Dans ce futur post-industriel à l’allure d’âge de pierre, Artiom fait la découverte d’une inquiétante plante censée lui permettre d’élucider les secrets de l’existence humaine. Mais quelles sont les véritables motivations de cet étrange végétal ?


Notation :

Avis :

Artiom vit dans un monde où la dénonciation est la règle, maintenant un climat autoritaire omni-présent. Difficile pour lui d’accepter cela, il se retrouve soudain dans un territoire inconnu et loin d’être agréable. Il va découvrir une véritable communauté qui tente de survivre dans ce lieu suffocant, et tomber sur une drôle de créature, qui fera prendre à sa vie un tout autre tournant…

Choix difficile entre les 4 et 3 étoiles. Il faut dire que ce roman laisse un étrange arrière goût. Entre ésotérisme et technologie, entre flou et clairvoyance, Les mains pleines de lumière se révèle aussi ambiguë qu’original. De quoi rendre un peu confus tout lecteur s’aventurant dans les contrées irradiées de cette communauté en marge (que dis-je, exclue) de la société. Finalement, le choix s’est porté sur les 4 étoiles, avec la balance qui a davantage penché pour l’originalité, plutôt que l’ambiguïté étourdissante que l’on peut ressentir à la fin de la lecture.

« La chatte quitta précipitamment l’épave pour s’engouffrer derrière un monticule de débris de béton. Je repris la direction du dortoir, profondément désorienté par ma découverte. »

Artiom vit dans un monde clairement dystopique, régi par une institution (qui se révèle davantage une multi-nationale gavée de communisme extrême) qui a fait de la dénonciation la base de sa politique. Mais voilà, qui dit régime totalitaire, dit révolutionnaire. Dès lors, sur le même modèle que de nombreuses dictatures, ces empêcheurs-de-tourner-rond sont envoyés pourrir dans un coin, où on entendra plus parler d’eux. Dystopie, presque classique, inspirée sans aucun doute de l’Histoire mondiale, et qui donne à l’intrigue une noirceur bienvenue. Jolie oxymore, vous en conviendrez.

C’est donc dans ce contexte bien morbide de prison irradiée, où l’odeur viciée côtoie la maladie, qu’Artiom évolue, aux côtés de toute une galerie de personnages. Si on aurait peut-être apprécié en savoir plus sur le quotidien de ces individus dans l’avant-no man’s land (pour reprendre l’expression du résumé), l’auteur ne nous distille que peu d’informations et a, en outre, le culot de sélectionner les protagonistes. De quoi en frustrer plus d’un ! C’est de là sans doute que vient l’étoile absente au tableau, qui l’aurait transformé, sans nul doute, en chef-d’oeuvre.

Le décor est posé, les personnages tentent de survivre tant bien que mal, et finalement, la technologie s’installe, à coup de dialogues techniques et de contexte politique. Un univers, clairement dystopique, se déroule donc sous nos yeux. C’est quand apparaît cet « étrange végétal » (dixit le résumé) que le flou prend place. Ésotérisme, plongée dans l’inconscient, virée dans la connaissance, un tourbillon abscons et énigmatique nous embarque dans un autre univers, en totale opposition à l’initial.

Cette dualité provoque un contraste original, qui ne fait que davantage mettre en avant la morbidité et la crasse du décor. La plume de l’auteur participe d’ailleurs à cette pluralité des ambiances, en rendant presque élégant la monstruosité du lieu et des forces en place.

En bref :

Les mains pleines de lumière est un roman pluriel, mettant en contraste un monde régi par des règles bien précises, et un ésotérisme étrange et flou. S’il manque quelques informations sur les personnages secondaires, le roman reste original et très agréable à lire, malgré la puanteur et la crasse qui suinte  entre les lignes… Un roman de science-fiction ésotérique à découvrir à 3,99€ sur Amazon Kindle.

**Service de presse, via Simplement Pro

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