Parasite

Titre original : Gisaengchoong
Durée : 2h12
Réalisateur : Bong Joon-ho
Date de sortie : 5 juin 2019
Genre : Thriller
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Synopsis : Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne…

Notation :

Avis :

Ki-Teak est un jeune homme au chômage, mais plutôt doué en anglais. Son ami, prof particulier d’une jeune fille issue d’une famille riche, le recommande auprès de ses employeurs pendant son absence. Le jeune homme réussit à se faire embaucher. Puis, de machinations en stratagèmes, il parvient à faire embaucher sa famille entière. Dès lors, les choses se compliquent…

En Corée du Sud, derrière ces artifices de beauté et ces infrastructures neuves, se cachent de graves inégalités. Les inégalités de genre sont très prégnantes, de même que le chômage des moins de 25 ans. Le taux de pauvreté, contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’est pas non plus si faible que ça, pour un pays riche à l’indice de développement humain élevé. Sur 100 coréens, environ 17, en 2017 ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté. De quoi alerter !

Et ce film a le mérite de dénoncer. Certes, de manière très violente, sanglante, psychologiquement décadente. Mais il dénonce ! Il dénonce l’écart de niveau de vie entre coréens, il dénonce le chômage qui touche de plus en plus de jeunes, il dénonce les comportements de ces riches qui se pensent au-dessus de tout, il dénonce la société sud-coréenne… Parasite mérite mille fois sa palme d’or à Cannes. Parce que c’est un film coup de poing, qui saura nous surprendre jusqu’à la fin. Un film aussi captivant qu’inoubliable.

Si le début du film peut paraître un peu long, un peu lent, la suite saura nous happer. C’est un film en deux temps. Un film qui pose son intrigue et ses personnages. Un film qui nous installe tranquillement dans le décor et l’ambiance. Et puis, d’un coup, Parasite devient un film violent. Déroutant. Presque barbare. Et suffocant. Et de part ce dualisme extrême, le film transmet des messages vifs, et se rend décidément marquant.

En bref :

Un film à voir, et à revoir, qui révèle la face cachée d’une Corée du Sud, en apparence trop propre sur elle. Exaltant. Violent. Presque, macabre. Au risque de me répéter, à voir !

Un commentaire sur « Parasite »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s