À l’encre de nos maux – Amélie Romarin

Titre : À l’encre de nos maux
Auteur : Amélie Romarin
Éditeur : éditions Ethen
Genre : Littérature générale
Résumé : Ethan, 15 ans, est persécuté à l’école. Heureusement, il a des amis qui sont présents pour lui, malgré leurs personnalités étranges. Alors qu’il se promène avec sa meilleure amie, Anna, Ethan découvre une lettre au creux d’un arbre. Ce qui est proposé est simple : on s’écrit sans révéler qui on est dans la vraie vie, se parle sans jugement. Ethan décide d’y répondre…

Notation :

Avis :

Ethan est un jeune homme de quinze ans, qui se cherche, se découvre, entre l’école et ses amies. Sa vie à l’école, d’ailleurs, n’est pas tous les jours rose, bien au contraire. Il est pris en étau entre des amies parfois envahissantes et des camarades un peu trop violents… Et puis, il trouve un papier dans un parc, une lettre. Il décide d’y répondre, et advienne que pourra !

À l’encre de nos maux est un roman qui traite d’un sujet ô combien préoccupant : le harcèlement scolaire. Malheureusement, celui-ci n’a pas su être assez convaincant… La faute, pour une large part, au style choisi par l’auteur que d’utiliser une voix enfantine pour conter cette histoire. Une voix enfantine, utilisant par endroit des expressions qu’on n’entendrait jamais de la bouche d’un adolescent. Le ton du roman est donc maladroit et rend assurément la lecture plutôt lourde.

La narration y est également pour beaucoup dans cette sensation globale de lourdeur. Entre une projection violente dans la vie de ces adolescents, et des dialogues explicatifs répétitifs et flous, difficile de s’approprier l’histoire et de ressentir une quelconque empathie pour ces personnages, vivant pourtant de véritables souffrances. Les problèmes de cœurs des adolescents semblent, par ailleurs, être au centre de l’histoire, quand bien même ils alourdissent encore davantage une lecture déjà difficile. Le passé antérieur présent de façon récurrente vient achever complètement ce roman indigeste…

Pour ce qui est du fond du roman, le concept d’échange de lettres pour partager ses souffrances est très bien choisi, mais malheureusement pas assez poussé. Tout d’abord, cette lettre arrive très tard dans le roman, après qu’on ait été abruti par les états d’âmes amoureux d’adolescents. Ensuite, l’échange épistolaire se transforme rapidement en échange de mails, ce qui fait très clairement perdre de son charme à l’idée initiale. Dommage !

Cependant, tout n’est évidemment pas noir dans ce roman. Lorsqu’enfin on retrouve une narration classique, ancrée dans le présent, on respire et apprécie de nouveau la lecture. Certains monologues intérieurs du personnages sont également bien amenés, avec l’utilisation simple du présent et de mots courants. Pour terminer sur les aspects positifs, il est nécessaire de s’arrêter sur les thèmes abordés dans ce récit : que ce soit l’homosexualité, la scarification, l’amitié ou le harcèlement scolaire… Des thématiques fortes, qui donnent tout de même un poids à ce récit, malgré les nombreuses maladresses.

En bref :

Un roman sur le harcèlement scolaire, qui, s’il reste intéressant sur ses thématiques évoquées, fait poindre de nombreuses maladresses et lourdeur qui rendent la lecture difficile. Néanmoins, ce roman ayant eu de nombreux avis positifs, si vous êtes intrigué, n’hésitez pas à tenter l’expérience.

**Service de presse

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