Les Roses et les Oranges : Le secret de Warcliffe

Entre récit de vie et amours passionnels, je me suis lancée dans un roman palpitant. Je vous parle des Roses et des Oranges : Le secret de Warcliffe de Francine Godin-Savary.

Résumé : Quelques années après le suicide de Peter, de nombreuses épreuves viennent encore frapper le domaine de Warcliffe. Entre deux pertes irréparables et un secret pesant, Paul, Stephan, Larry, leurs frères, soeurs et amis vont être mis à rude épreuve. Mais parfois, de situations qui paraissent désespérées, naissent un bonheur inattendu.
 » Le secret de Warcliffe » est une palpitante saga familiale dans la lignée de  » La splendeur des Amberson » et  » Des gens de Mogador ».

 


Avis :

Un roman pluriel…
Littérature générale, homo-romance, polyamour, ou encore saga familiale, ce roman est multiple et d’une richesse incroyable. Et si au début de ma lecture, j’appréhendais sa découverte, mes doutes se sont rapidement évaporés pour laisser place à une flopée d’émotions, aussi frappantes qu’étourdissantes. Dans ce roman, Francine Godin-Savary nous met face à des réalités qui restent camouflées derrière des couches de rideaux opaques. Doucement, avec délicatesse et élégance, elle nous livre les secrets que cache le domaine de Warcliffe. Avec sensibilité et tact, elle nous expose ces moments de vie, parfois difficiles, parfois magiques. Elle nous raconte ce qui se passe derrière les lourdes portes de Warcliffe… Les Roses et les Oranges parle de bien des sujets, allant de l’homosexualité, l’acceptation de soi, les sentiments coupables, au deuil et l’amour fraternel. Perdue dans le XXè siècle, j’ai évolué aux côtés de ces personnages, à travers leur faiblesse, leur peur et leur détresse. J’ai évolué avec eux dans les nouvelles délicates, dans les erreurs innommables et les non-dits assourdissants. Un roman pluriel et terriblement vivant !

Une sacrée galerie de personnages…
Ce qui m’a fait peur au début de ma lecture était tous ces noms, tous ces surnoms, et tous ces prénoms… Je me suis vue, un instant, complètement étouffée sous une avalanche de personnages dont je ne connaissais rien. Puis, après plusieurs lectures de la présentation de ceux-ci et une tranquille avancée dans le roman, j’ai finalement assimilé tous les protagonistes. Et j’ai découvert Paul, Raphaël, Larry, Stephan, Michaël, Pierre et bien d’autres… Ce qui est le plus fascinant dans cette galerie de personnages est la consistance qu’a réussi à donner l’auteur à chacun d’entre eux. On aurait pu croire que leur multiplicité aurait rendu leur existence délicate, mais force est de constater que bien au contraire, ils sont tous tangibles, à la fois dans leur description physique que dans leur état émotionnel et psychologique. À partir de là, il n’y a plus de doute possible quant à la qualité de ce récit, aussi prenant au niveau de l’intrigue que de ses protagonistes. Francine Godin-Savary réussit à nous faire passer par mille et une émotions aux côtés de ses personnages. On se ronge les sangs, on appréhende, on s’attriste, on ne comprend pas, puis on secoue la tête, impuissant. On sourit, parfois, puis on essaie d’oublier, et, à l’image des protagonistes, on tourne la page pour avancer…

Le style Francine Godin-Savary…
Je pense qu’un autre élément fondamental de ce roman est à souligner. En effet, en plus de cette histoire palpitante et de ces personnages fascinants, le style de Francine Godin-Savary joue un rôle massif dans le déploiement de ce récit, lui donnant son aspect palpable et si mémorable. Des phrases longues ponctuées de dialogues incandescents, soulignées par un vocabulaire recherché et collant parfaitement à l’époque, l’auteur s’amuse avec les mots, faisant de cette histoire, un roman enchanteur. J’ai eu l’impression de retrouver ce style propre aux auteurs classiques, que j’ai tant étudié au lycée. Un style presque traditionnel, qui nous plonge dans le monde anglo-saxon au XXè siècle.

Au final, un roman passionnant sous le signe de la différence à une époque où celle-ci est difficile à accepter. Je vous le conseille vivement !

2 commentaires sur « Les Roses et les Oranges : Le secret de Warcliffe »

    1. Une fois le récit entamé, on s’habitue. J’ai eu du mal au début, je le cache pas. Mais, après, ça a été. Mais, évidemment, si tu n’aimes pas quand il y a trop de personnages, il ne vaut mieux pas t’attarder.

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