Nordie – partie 2 : Deijan

Après avoir beaucoup apprécié la première partie de Nordie, je me suis lancée sans appréhension dans le second opus. Et si quelques points m’ont gênée, j’ai tout de même passé un excellent moment. Je vous parle donc de Deijan de Cécile Ama Courtois.

Résumé : Après avoir failli périr dans l’incendie de son château, Deijan de Bucail se remet lentement de ses blessures et se prépare à mener les batailles les plus importantes de son existence : d’abord, traquer ceux qui ont enlevé sa femme, afin de la retrouver. Puis, surtout… la reconquérir.
Mais sera-t-il capable de s’affranchir du passé ? Car ce n’est pas l’amour, qui rend aveugle. C’est la peur de l’amour.

 

 


Le gouffre entre riches et pauvres…
Cette deuxième partie nous expose une thématique essentielle dans l’univers que nous peint Cécile Ama Courtois : ce fossé qui sépare les nobles des autres. Cet écart de richesse, cette différence de niveau de vie… Et ce combat pour survivre. Avec justesse, avec des mots très bien choisis, l’auteur arrive à nous faire réfléchir sur le gouffre qui sépare les riches et les pauvres et met en exergue le fait que tout n’est ni blanc ni noir. Elle met en avant le fait que les méchants ne sont pas forcément les coupables, qu’il vaut mieux ne pas se fier aux apparences et gratter sous la surface. Et ça, elle le fait merveilleusement bien ! Ainsi, cette histoire a pris un tournant assez inattendu et pour le moins passionnant, dans ces problèmes politiques et sociaux. Si bien que j’ai trouvé que la romance en a été éclipsée, pour revenir cependant en force à la fin. Ce qui provoque un contraste pour le moins détonnant…

La place de la romance…
Et ce contraste a plutôt tendance à m’avoir rebutée. Parce que si la romance s’inscrivait parfaitement dans le fil du récit dans la première partie, dans la seconde, elle s’est étiolée, a presque disparu, puis est revenue, vivace, pour déséquilibrer le roman et casser son rythme. À mon sens, en nous laissant sans le goût du romantisme pendant les trois quarts du roman, peut-être aurait-il fallu alléger sa ré-apparition à la fin, qui du coup, provoque un écœurement du fait d’un amour dégoulinant et trop envahissant. En outre, pas mal de manquements sont à déplorer, des manquements qui auraient pu rendre à cette romance sa brillance de la première partie. Et faire prendre encore un autre tournant à ce récit, finalement riche et réfléchis.

Quelques manquements…
Commençons par ce que je déplore le plus : le manquement principal se révèle être l’étrange passivité de la famille de Guilendria. D’ordinaire, lorsqu’on apprend que son enfant, sa sœur est prisonnière d’un groupe de malfrats sanguinaires, on se hâte pour partir à sa recherche. On fait des erreurs, on est effrayés, en colère. On agit à l’instincts… Ici, ils étaient tous très posés, réfléchis. Aucune erreur, tout dans le calme et la patience. Cela m’a semblé si irréaliste, non, même, surréaliste, que tout sonnait faux. Et j’ai eu du mal à y croire. Comme si leur fille, leur sœur, et pire encore, sa femme, n’était pas la priorité. Ensuite, dans cette séparation des amoureux, nous avons, à l’image de la première partie, les points de vue de chacun. Et régulièrement, je me suis enfoncée dans une routine redondante où les protagonistes ne faisaient que répéter inlassablement les mêmes choses mais de façon différente. C’est dommage car la plume de Cécile Ama Courtois est un vrai régal, un style travaillé et fluide. Presque poétique par endroit. Et enfin, je terminerai sur un point d’ordre politique. En effet, dans cette deuxième partie, l’auteur insère l’ambiance politique, les problèmes et jeux de pouvoirs. Et, malheureusement, un des soucis fondamental évoqué, qui aurait pu être passionnant, n’est qu’à peine esquissé. J’en suis alors venue à me demander à quoi servait cette partie du roman, si ce n’est à attiser une curiosité qui ne sera pas assouvie.

Au final, cette seconde partie de Nordie a été un bon moment de lecture. C’est une histoire qui a pris une autre tournure assez inattendue et, qui transpire de thématiques passionnantes. Néanmoins, quelques manquements sont venus poser un léger voile de déception sur ma liseuse.

Service de presse, reçu de l’auteur (Simplement Pro)

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