Chambre 34 : Journal d’une libération

Après avoir découvert Le Trottoir de la même auteur, je me suis laissée tenter par son témoignage disponible gratuitement en version numérique. Je vous parle donc de Chambre 34 : Journal d’une libération de Kalya Ousmane.

Résumé : INFORMATION: Ce texte est un témoignage. Je l’entends comme un passage de relais. J’espère qu’il aidera à informer et à aider d’autres femmes.
Vous savez ces résolutions que certains prennent en début d’année ? Comme autant de bonnes intentions jetées à la face du monde. Pour soi, pour les autres, à qui cela fait une belle jambe ? Je ne prends pas de résolution en ce début d’année, comme jamais d’ailleurs. Nous sommes le 06 avril 2018. J’ai été opérée il y a trois jours. Je suis chambre 34.

Avis :

Un témoignage…

Chambre 34 est une histoire vraie, le témoignage de son auteur sur une maladie dont on parle peu, mais qui concerne énormément de femmes : l’endométriose. Non, ce n’est pas un gros mot, mais bien une maladie qui touche 1 femme sur 10, parmi celles diagnostiquées. Or, il est admis que de nombreuses femmes en souffrent sans même le savoir. Kalya Ousmane nous livre ici son récit de vie, ces quelques instants, un peu fragmentés, un peu flous qu’elle a vécus. Elle nous expose son combat, ses souffrances, sa détresse. Pour nous permettre de porter un autre regard sur cette maladie, pour aider d’autres femmes qui en sont victimes, mais également, sans doute, pour alerter.

Une écriture froide…
Si j’ai apprécié lire ce récit, j’en suis cependant ressortie assez surprise. Plus que la thématique évoquée, c’est bien le style de l’auteur qui m’a étonnée. Tout est froid, sans émotions, presque sans saveur. On a quelques jeux de style mais rien de transcendant. Rien de marquant. Rien de bouleversant. J’ai donc lu ce récit comme si j’avais lu une liste de course, ce n’est pas tant négatif. Cela provoque cependant un drôle d’effet. Déstabilisant, rendant ce texte encore plus pénétrant. Peut-être même d’une certaine façon, encore plus douloureux. Cela marque une sorte de distance, comme si l’auteur avait voulu s’éloigner de ces épisodes de sa vie si douloureux. Si j’ai trouvé ça dommage, je le comprends tout à fait. Certains événements sont si difficiles, que tous les moyens sont bons pour s’en protéger. Ici, Kalya Ousmane a pris le parti de prendre de la distance via son écriture. J’émettrai, pour finir, un dernier bémol. À mon sens, ce texte est bien trop court. Trop lisse, pas assez en relief. Trop fugace pour que j’arrive véritablement à saisir tous les éléments et leur profondeur.

Au final, un témoignage court, froid, mais qui évoque une réalité trop peu mise en lumière. Chambre 34 est un texte à découvrir, en tenant compte de la distance prise par l’auteur.


◊ Extrait ◊

2018
Une année paire !
Je ne prends pas de résolution en ce début d’année, comme jamais d’ailleurs. Je me retourne sur l’année qui s’achève. Elle a été magnifique. J’ai publié quatre nouvelles. L’une d’entre elles fait un très beau chemin.
De mon lit je vois le jour se lever. Le ciel nous a été promis bleu aujourd’hui.
Cela fait quatre jours que j’ai ce décor. Un immeuble blanc et beige, Art Déco, avec une terrasse arborée. Un autre immeuble, avec des escaliers de service comme dans West Side Story, un peu en colimaçon.
Je suis à la Clinique H à Neuilly-sur-Seine, nous sommes le 6 avril. Je sors ce matin… Je sors ce matin !

Disponible gratuitement en numérique et à 3,35€ en version papier
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