Forget-me-not

Ce roman concourt au prix des auteurs inconnus, dans la catégorie Réalisme.


Cinquième lecture du prix des auteurs inconnus, dans la catégorie Réalisme, Forget-me-not est un roman passionné et passionnant mais des problèmes de mise en page et d’écriture ont terni ma lecture…

Résumé : Joseph et Marine Verdier reçoivent leurs cinq enfants, adultes, pour les vacances d’été. Les retrouvailles annuelles sont pour eux l’occasion de se replonger dans des souvenirs sans cesse revisités.
Dans cette famille, marquée par un conservatisme fort, chaque enfant a su intégrer ou se défaire des conventions, à sa manière : Victoire, s’est réfugiée dans un enthousiasme factice permanent, censé combler une vie où la perfection résonne souvent dans le vide ; Amaury, misogyne congénital, fait peser le poids de son mal-être sur les autres ; Guilhem, soucieux d’être aimé des siens n’hésite pas à taire ses revendications et sa personnalité ; les jumeaux, Rosalie et Clément, exilés à Rome, se débattent avec les stigmates laissés par la désagrégation de l’image parentale ; l’un en refusant de quitter le giron de l’enfance, l’une en peinant à s’avouer heureuse dans une histoire d’amour qui la dépasse.
Dans cette famille où tout se conjugue au singulier, les personnalités contradictoires peinent à s’accorder. Des failles, des non-dits, de la rancœur dans cette famille au sens large, mais un amour inconditionnel. Une saga familiale qui retrace l’itinéraire de chacun dans sa construction personnelle et met en relief la façon dont le conservatisme des uns pèse sur l’émancipation des autres.


Avis :

Une galerie de personnages…
Ce roman puise sa force dans une galerie de personnages aussi riches qu’intéressants. Le roman se base d’ailleurs sur ces êtres qui le peuplent. Sans eux, sans leur caractère, l’histoire n’aurait eu aucun intérêt, aucune essence. L’auteur a tellement bien mené sa barque, que malgré le grand nombre de prénoms qui apparaissent d’un coup, on identifie rapidement qui est qui, et les relations. On a donc une famille nombreuse, constituée d’êtres tous aussi différents les uns que les autres mais animés par le même amour. On s’identifie à certains, on en déteste abondamment d’autres et on ne peut s’empêcher de faire défiler les pages avec avidité pour en savoir plus, toujours plus sur la vie des membres de la famille Verdier. Même si j’ai adoré mon voyage, il y a de pas mal d’ombres au tableau et notamment les retours en arrière, certes pertinents, mais si mal amené qu’ils ont eu tendance à me perdre. Les retours en arrière, et les retours au présent aussi d’ailleurs.

Des thématiques passionnantes…
Ce qui m’a le plus plu dans ce roman sont les thématiques évoquées. Et s’inscrivant toutes dans le cercle familial, sans rendre le récit lourd. On a d’abord la vie conjugale mouvementée, le divorce, l’infidélité, le bonheur, mais également, le deuil, ou encore l’homosexualité. Tant de thématiques fortes qui rendent ce récit encore plus passionnants. Chaque sujet est amené avec soin, apporté avec des flashback, mal amenés dans leur cas. L’auteur nous emmène à la rencontre de ces personnages, dans ce milieu familial chaotique mais finalement, bouleversant.

Mais trop de coquilles gâche la lecture…
Mais voilà, ce joli moment a été gâché par tellement de coquilles, de mauvaises tournures de phrases et de phrases non terminées, que j’ai été écœurée à la fin de ma lecture. Comment un tel ouvrage a-t-il pu sortir dans un tel état ? Il manque une relecture, c’est évident. J’ai relevé des mots qui manquaient, des phrases tournées dans le mauvais sens. Comme par exemple, « il les emmerde » au lieu de « ils l’emmerdent ». Ce sont peut-être des détails pour un roman de presque 500 pages, mais pour un lecteur attentif (surtout dans le cas d’une lecture pour un prix littéraire) ça devient aussi gênant que des fautes d’orthographe à répétition. En plus de tout ça, la mise en page est hasardeuse, les tirets des dialogues ne sont pas les tirets « standards » et surtout, il y en a de façon aléatoire. C’est extrêmement dommage car j’ai vraiment beaucoup apprécié ce roman. Il mériterait donc une bonne relecture, qu’il n’a sans doute pas eu, et des modifications.

Au final, un roman familial intense et passionnant qui se retrouve desservi par une relecture bâclée laissant se promener des coquilles agressives pour un lecteur attentif. C’est fort dommage car l’histoire en elle-même est addictive !

Un commentaire sur « Forget-me-not »

  1. c’est dommage pour les fautes et la mise en page. ça a tendance a me gêner fortement aussi (quand c’est une ENC à la limite, et encore c’est un peu étrange de dévoiler une version bourrée de fautes qui pourrait porter préjudice à l’oeuvre), mais là sur une version définitive c’est franchement peu professionnel.

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