Never Back Down

Acheté et dédicacé par l’auteur au salon du livre de Paris, je vous parle d’un roman que j’ai beaucoup apprécié malgré plusieurs points qui me semblent à revoir. Never Back Down de Laura E-L est une romance, pour le moins… intense et dangereuse !

Résumé : Je m’appelle Léonie Foster, je viens de m’installer à Chicago avec mon meilleur ami pour pouvoir profiter pleinement de la vie étudiante. Un rêve qui est en train de virer au cauchemar depuis que Tobias Reed – apparemment une célébrité ici – a décidé de s’immiscer dans ma vie. Il est tout ce que je redoute : autoritaire, glacial et surtout dangereux. Très dangereux : car il y a quelque chose qui me fascine en lui, quelque chose qui fait cogner mon cœur tel un boxeur fou dans ma poitrine.
Je suis Tobias Reed, le meilleur boxeur de Chicago, dit  » The Devil  » – mais je ne sais pas pourquoi je me présente, tout le monde me connaît. Enfin sorti de prison, je suis de retour en ville – et malheureusement aussi à l’université – et je compte bien de nouveau profiter pleinement de la vie, d’une vie de sueur et de débauche. Mais depuis que cette fille en apparence insignifiante m’est tombée dessus, je ne contrôle plus rien : une pulsion inconnue me pousse sans cesse vers elle. Et ça, je ne peux le supporter.
Entre attraction et répulsion, l’intensité de leur relation va bientôt mettre Léonie et Tobias en danger… jusqu’à les pousser à commettre l’irréparable.


Avis :

Une romance dangereuse…
Never Back Down est une romance intense, immersive et diaboliquement addictive. Tout est dit, et je n’exagère pas. Cette romance est donc dangereuse de deux façons. Tout d’abord, pour nous. J’ai lu ce pavé en deux jours, faisant fi de mes autres lectures. Mais dangereuse aussi, pour les personnages évidemment. Surtout pour la tendre et jolie Léonie, que rien ne prédestinait à rencontrer le terrible et infiniment sexy Tobias Reed. Si cette romance est noire, sombre, à l’image de la ville Chicago et de quelques personnages, arrivée à un certain moment de ma lecture (vers la fin surtout, c’est-à-dire, le dernier tiers du roman), j’ai trouvé quelques scènes un peu cul-cul la praline. Les propos des personnages suintaient d’amour et ça m’a dérangée. Entraînant une vraie fracture avec la première partie du roman. Mention spéciale à l’univers de la boxe, qui est un élément que j’ai beaucoup apprécié et qui a rendu ma lecture encore plus agréable. Et si la romance est addictive, les personnages sont aussi intéressants. Même si j’ai eu plus de mal avec certains que d’autres.

Les personnages…
Tout d’abord, parlons des deux principaux. La belle, douce et naïve Léonie Foster, et le beau, sexy et ténébreux Tobias Reed. Présentés comme ça, ces personnages représentent le stéréotypes parfaits des romans de ce genre. Et très clairement, je ne vais pas vous contredire là-dessus. Cependant, le mélange fut explosif et j’ai donc passé un bon moment. Mis à part, donc, ce côté « déjà vu », les personnages cachent une vraie part secrète… Surtout Tobias, qui, derrière ces airs de bad boy démoniaque, cachent un terrible passé qui le hante encore aujourd’hui. Facile à partir de là, d’expliquer le comportement ambivalent de ce personnage. Si j’ai été terriblement charmée par Tobias et son côté noir, Léonie fut une vraie déception. Un personnage trop sage, incohérent même entre sa façon d’agir et de penser. On pourrait mettre ça sur le compte de l’attirance qu’elle ressent vis-à-vis de Tobias, qui est d’ailleurs, difficile à expliquer pour elle aussi. Néanmoins, ce personnage naïf, vierge (on s’en serait pas douté…) et presque aussi pur que Candide, m’a laissé de marbre. Ses sautes d’humeurs qui la font passer pour une femme sûre d’elle et déterminée sont aléatoires et finalement, ne m’ont pas semblé faire véritablement partie de sa personnalité.
Les autres personnages secondaires, sont… secondaires. Même si certains ont réussi à faire leur place aux côtés des principaux, ils restent tout de même relativement insignifiant dans l’intrigue. Rodérick est sûrement l’exception puisqu’il est la bouée de sauvetage de Tobias, un homme fort et sincère, bien qu’un peu trop pleurnicheur à mon goût, sur qui les personnages peuvent compter.

En filigrane…
Si j’ai apprécié la romance dangereuse malgré le côté mielleux qui ressort vers la fin, je ne peux pas en dire autant du décor que l’auteur a posé un peu maladroitement. Nous suivons des étudiants dans une université américaine de Chicago. Nous les suivons donc entre soirées, sorties, soirées, soirées, sorties, soirées et un peu de cours. Et c’est ça qui m’a gênée. Si au début, nous étions bien dans le contexte des études, il s’est vite évaporé pour laisser les personnages vagabonder au rythme de la nuit, de leur sortie et de leurs pulsions sexuelles. C’est dommage, car, finalement, le contexte étudiant ne sert pas à grand chose mis à part aux soirées…
Ensuite, le père de la tendre, douce et belle Léonie. C’est le personnage bouche-trou par excellence, qui ne va apparaître que pour permettre à l’histoire d’avancer mais sans avoir finalement d’impact significatif. C’est un père protecteur, peut-être un peu trop, très présent au début. Puis pouf il disparaît, non sans avoir demandé à la belle, tendre et douce Léonie de trouver un travail. Pourquoi ? L’intérêt de ce boulot dans l’histoire ? Il n’y en a pas. Il m’a semblé que cette partie de l’histoire n’avait aucun impact sur l’intrigue et alourdissait le texte pour pas grand chose. Après un épisode où elle court se réfugier chez lui, parce que en tant que belle, tendre et douce Léonie, elle a eu très très très peur (bref, j’en dis pas plus), on le voit plus du tout. Est-il mort ? A-t-il fuit avec une donzelle ? Suit-il sa fille tel un stalker ? On ne le saura jamais. Alors, oui, ce que je vous expose là, peut sembler inutile, ne servir à rien etc… Mais, en tant que lectrice, j’ai été gênée. J’ai eu l’impression d’un contexte bâclé, comme si le monde dans lequel les personnages évoluent n’avait pas d’importance si ce n’est cette histoire d’amour. C’est dommage.

Le texte…
Dans ce paragraphe, je devrais vous parler du style de l’auteur et je vais le faire. Mais avant, j’ai relevé énormément de coquilles dans ce texte. Je peux comprendre qu’il soit long, mais les coquilles sont si voyantes que ma lecture en a été altérée, ralentie. Un « ur » au lieu de « sur » ou des mots sans espaces. Et bien d’autres. J’ai même relevé une incohérence, relative au contexte de l’histoire. Ce qui prouve d’autant plus mon sentiment d’arrière plan bâclé. On apprend qu’un des personnages souhaitent devenir Juge, et fait donc des études de droit. Puis plus tard, quand quelqu’un dira « Je fais des études de journalisme », ce même personnage qui faisait des études de droit balance un « moi aussi » qui m’a complètement déstabilisée. Si bien que je suis allée vérifier au début si je ne m’étais pas trompée. Mais non. Autre chose qui m’a retournée le cerveau « il est tant d’y aller ». C’est ce que j’ai lu dans le roman, mais ne dit-on pas plutôt « il est TEMPS d’y aller » ? Bref, un peu étrange tout ça. Et bien d’autres petites erreurs…
Autrement, la plume de l’auteur est plutôt fluide, même s’il m’a semblé que certaines phrases étaient trop longues, trop lourdes. Avec trop de propositions juxtaposées. Cependant, elle arrive à nous immerger dans la tête de ses personnages assez facilement, rendant le glissement dans la lecture encore plus rapide.

Au final, c’est une romance qui m’a bien plu, malgré des points à revoir sur le contexte et le texte en lui-même. Un bon moment néanmoins, surtout aux côtés du terrible Tobias Reed.

5 commentaires sur « Never Back Down »

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