La Rédemption de Tessa

Une histoire de vampires, mais pas n’importe quels vampires ! Loin de l’image glamour de ces créatures, elles redeviennent ici les monstres qu’elles doivent être. Je vous parle de la Rédemption de Tessa de Sylvain Desvaux.

Résumé : Oubliez les vampires romantiques, invincibles et végétariens, propriétaires de somptueuses maisons victoriennes ! Oubliez le dandy de la nuit aux canines pointues, à la cape de velours et à l’âme tourmentée ! Découvrez maintenant les soiffards qui s’assument en tant que monstres, hantent les caves des HLM, ne respectent aucun code moral, et font de la mort un jeu. Leurs rêves les hantent à tout jamais. Ils ont bradé leur âme contre la vie éternelle et l’horreur du quotidien. Découvrez Tessa, une fille de la nuit, qui hésite encore à jeter son humanité aux orties. Mais, à la fin de l’histoire, posez-vous une question : le monstre est-il bien celui qui le paraît ?


Avis :

L’intrigue…
Dans ce court roman, nous suivons Tessa, une Vampire vieille d’environ un siècle. C’est une « fille de la nuit » bien particulière puisqu’elle a aidé les Vampires à survivre. Le comment reste à découvrir pour vous. Nous rencontrons donc Tessa pour un baby-sitting et c’est durant une très courte période que se déroule cette histoire : une nuit, pourrions-nous dire. Pas le temps donc, de s’ennuyer. J’ai tourné les pages à la vitesse de la lumière, d’autant que la plume de Sylvain Desvaux et toujours aussi fluide et maîtrisée. Je pense que la dernière ligne du résumé offre une vision très globale du roman, « le monstre est-il bien celui qui le paraît ? ». C’est vraiment le sujet central, et c’est ce qui fait la force de ce roman qui aurait pu se noyer dans la masse des bouquins sur les Vampires.

L’image du Vampire…
Récemment, j’ai regardé la saison 2 de The Originals, série dérivée de The Vampire Diaries. Après Twilight, la saga La maison de la nuit, ou encore les nombreux romans de LJ Smith, j’ai été bien heureuse de lire un roman où le Vampire n’est pas une créature glamour enviable par les humains. Ici, Sylvain Desvaux nous dépeint des créatures bien différentes de la littérature populaire. Si l’immortalité est toujours bien présente, leur soif de sang est bien plus impressionnante et les répercussions, dramatiques. Que dire de leurs sentiments ? Le bagage des humains, et seulement des humains. On ressent le poids des années sur leur vision de la vie, et de la mort, des humains et d’eux-même. Le Vampire est ici une créature horrifique comme elle l’était à ces origines. Dangereuse, et pouvant dégénérer à tout moment…

Face à la monstruosité…
C’est là que cette fameuse question du résumé prend tout son sens « le monstre est-il bien celui qui le paraît ? ». Bien intrigante mais infiniment vraie. Dans ce roman, nous sommes confrontés à la mort, de près, très près. Mais aussi aux excès du genre humain. Je ne pense pas que « excès » soit le bon moment. À la cruauté, la perversité, la monstruosité de l’esprit humain, voilà qui est plus adapté. Et sous la plume de Sylvain Desvaux, cette réalité nous effraie, nous révulse, nous dégoûte. Et pourtant, nous sommes mis face à elle, avec force et rage. Alors, oui, à la fin de ce bouquin, c’est bien cette question qui nous hante…

Le monstre est-il bien celui qui le paraît ?

Au final, voilà un roman que je conseille à tous de découvrir. Les phases horrifiques sont finalement assez légères et donc accessibles sans peur. Néanmoins, certaines scènes peuvent tout de même choquer, donc âmes très sensibles, s’abstenir, comme on dit.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s